« Puis j’ai de nouveau levé les yeux et j’ai vu ; et voici : il y avait quatre chars qui sortaient d’entre deux montagnes, et les montagnes étaient des montagnes de cuivre. Au premier char il y avait des chevaux rouges ; au deuxième char, des chevaux noirs. Au troisième char il y avait des chevaux blancs ; au quatrième char, des chevaux mouchetés, bigarrés »
(Zacharie 6:1-3)

La vision des quatre chars qui sortent d’entre les deux montagnes de cuivre, semble clore la série des visions qui a commencé au chapitre 1. Pour comprendre cette dernière vision, en restant dans le contexte immédiat de la prophétie de Zacharie, il convient de considérer qu’elles répètent un message simple, qu’il convient de rappeler et de remettre dans le contexte historique de l’époque: Dieu va aider son peuple revenu de Babylone, à Jérusalem, dans la tribu de Juda, à reconstruire la ville et son temple, par le moyen de Zorobabel, le prince royal et Yoshoua le grand prêtre. Les récits historiques parallèles de celui du livre d’Esdras et de Néhémie, montrent que Dieu a aussi utilisé des serviteurs fidèles et des prophètes pour encourager son peuple à cette reconstruction, comme Aggée, Zacharie, Esdras et Néhémie.
Le deuxième aspect du message, est que Dieu réclamera des comptes aux nations qui ont causé la ruine d’Israël, de la tribu de Juda et de Jérusalem. Ces nations hostiles qui ont détruit Jérusalem, la tribu de Juda et Israël sont représentées par les quatre cornes de la vision de la fin du chapitre 1. Ce simple résumé est pour indiquer que la dernière vision (de cette série) des quatre chars doit être reliée à la vision du cavalier rouge dans le champ de myrtes des trois autres et ainsi que la vision des quatre cornes et du message de Dieu qui suit, les concernant. Sans ce lien, il n’est pas possible de trouver une cohérence, à la vision des quatre chars sortant d’entre les deux montagnes, en restant dans le contexte immédiat du début du chapitre 6 (il est nécessaire de relire les récits précédents pour comprendre):
« Puis j’ai de nouveau levé les yeux et j’ai vu ; et voici : il y avait quatre chars qui sortaient d’entre deux montagnes, et les montagnes étaient des montagnes de cuivre. 2 Au premier char il y avait des chevaux rouges ; au deuxième char, des chevaux noirs. 3 Au troisième char il y avait des chevaux blancs ; au quatrième char, des chevaux mouchetés, bigarrés.
4 Alors je répondis et dis à l’ange qui parlait avec moi : “ Que sont ceux-ci, mon seigneur ? ”
5 Et l’ange répondit et me dit : “ Ceux-ci sont les quatre esprits des cieux qui sortent après s’être placés devant le Seigneur de toute la terre. 6 Quant à celui auquel sont les chevaux noirs, ils sortent vers le pays du nord ; et quant aux blancs, ils doivent sortir vers derrière la mer ; et quant aux mouchetés, ils doivent sortir vers le pays du sud. 7 Et quant aux bigarrés, ils doivent sortir et chercher sans relâche [où] aller, afin de circuler sur la terre. ” Alors il dit : “ Allez, circulez sur la terre. ” Et ils circulaient sur la terre.
8 Alors il cria vers moi et me parla, en disant : “ Vois, ceux qui sortent vers le pays du nord, ce sont ceux qui ont fait reposer l’esprit de Jéhovah dans le pays du nord” » (Zacharie 6:1-8).
Que représentent les deux montagnes de cuivre ? Les visions sont particulièrement centrées sur la ville Jérusalem. La ville est construite sur deux monts ou montagnes. Le plus connu, le Mont Sion et celui qui est un peu moins connu, le Mont Moriah. En tenant compte toujours du même contexte historique et de la géographie biblique, les explications de l’ange permettent de résoudre cette énigme. La solution, semble se trouver un peu plus loin, dans la prophétie : « Oui, Jéhovah sortira et fera la guerre contre ces nations comme au jour où il fait la guerre, au jour du combat. Et ses pieds se tiendront réellement, en ce jour-là, sur la montagne des oliviers, qui est en face de Jérusalem, à l’est ; oui, la montagne des oliviers se fendra par son milieu, depuis le levant et jusqu’à l’ouest. Il y aura une très grande vallée ; et une moitié de la montagne se déplacera vers le nord, et une moitié vers le sud » (Zacharie 14:3,4).
Cette prophétie annonce que ces deux monts seront séparés par une grande vallée: au nord se trouve le mont Moriah, où était construit le temple de Jérusalem, et au sud, le mont Sion où il y avait la résidence royale du Roi David. Ainsi, Jérusalem, par ces deux montagnes, symbolise la souveraineté de Dieu par la royauté (La dynastie davidique étant dans la tribu de Juda), le mont Sion et la souveraineté par la prêtrise, le mont Moriah (Jérusalem). Le cuivre symbolise le métal avec lequel étaient fabriqués les ustensiles dans la cour du temple sanctuaire, particulièrement, l’autel de cuivre avec les quatre cornes (Exode 27:2 ; 2 Rois 16:14).
Les quatre chars pourraient correspondre aux quatre cavaliers de la première vision (chapitre 1), dans un contexte différent, celui du combat et de la vengeance divine contre les quatre cornes mentionnées dans la fin de cette première vision. Les quatre chars correspondent aux quatre esprits de Dieu.
Les « quatre » chars semblent évoquer l’expression de la souveraineté de Dieu par la guerre (les chars) (contre les quatre cornes des nations), sur trois points cardinaux avec un symbolisme précis (nord, ouest (la mer) et sud), le troisième circulant à la fois au sud et sur toute la terre (Zacharie 6:5-7). Le fait qu’aucune explication ne soit donnée sur la présence du premier char avec les chevaux rouges, cela laisse entendre qu’il s’agit du même cavalier qui est en tête, dans l’énigme des myrtes (Zacharie 1:7,8). Les deux énigmes sont semblables.
Les trois points cardinaux semblent indiquer d’où est venu le malheur sur Israël, Jérusalem et la tribu de Juda: l’Assyrie et Babylone sont venues du nord, pour détruire la ville de Jérusalem (les Babyloniens), car c’est la voie d’accès la plus facile. Du nord, est aussi mentionnée la Syrie concernant un message de condamnation de la part de Dieu, dans la prophétie de Zacharie (9 :1) (Jérémie 25 :9 (Babylone); Ezéchiel 26 :7 (Babylone) ; Zacharie 10 :10,11 (Assyrie)). L’ouest et le sud pourraient représenter les points cardinaux où se trouvaient les nations qui ont contribué à la ruine de Jérusalem, en aidant les Babyloniens, à savoir, la Philistie, Sidon et Tyr pour l’ouest (Ezéchiel 26:1-6 ; Joël 3 :4-8 ; Zacharie 9 :2-8), et l’Egypte et Edom, pour le sud (Joël 3 :19-21 ; Zacharie 10 :8-10). L’est n’est pas mentionné, sur la même latitude de la ville de Jérusalem se trouvaient des tribus appartenant à Israël (Ruben et Gad (plus au nord)) (Cette région fait actuellement partie de la Jordanie).
Bien entendu, si cette prophétie concernait seulement le passé, elle n’en serait plus une, pour notre époque ; elle n’aurait qu’une valeur culturelle et sans plus. Il est évident qu’elle a une valeur allégorique que concerne notre époque, où Dieu demandera des comptes à l’ensemble des nations (les quatre cornes) qui s’attaque et dévaste actuellement au peuple de Dieu, l’Israël spirituelle de Dieu (Galates 6:16).
Ce sera, selon la prophétie de Zacharie, le Jour de *Jéhovah (YHWH), qui correspondra à la grande tribulation mentionnée dans la prophétie de Daniel (12 :1) et celle de Jésus-Christ (Matthieu 24 :21,22):
« Oui, il arrivera en ce jour-là [qu’]il n’y aura pas de lumière précieuse — les choses se figeront. 7 Et vraiment cela deviendra un jour unique qui est connu comme appartenant à Jéhovah. Il ne sera pas jour, et il ne sera pas nuit ; oui, il arrivera [qu’]au temps du soir il y aura de la lumière. 8 Oui, il arrivera en ce jour-là [que] des eaux vives sortiront de Jérusalem, la moitié vers la mer orientale et la moitié vers la mer occidentale. Cela aura lieu en été et en hiver. 9 Et vraiment Jéhovah deviendra roi sur toute la terre. Oui, en ce jour-là Jéhovah sera un, et son nom un » (Zacharie 14:7-9).
* YHWH est le tétragramme ou quatre lettres du Nom Divin. Dans la traduction de la Bible (Traduction du Monde Nouveau), il apparaît sous la vocalisation communément utilisée depuis des siècles comme « Jéhovah ». Cette vocalisation est doublement inexacte par l’insertion de la prononciation J au lieu du I (i) ou du Y et du V correspondant au W, qui se prononce « Û » ou « ou » (et non V). La vocalisation exacte du Tétragramme est YeHou(W)aH, Yehouah. La vocalisation inexacte « Jéhovah » est maintenue dans la traduction de la Bible utilisée, au même titre que la vocalisation inexacte de « Jésus » qui se prononce Yeshua ou Yeshoua, parce qu’elles sont les plus connues pour les lecteurs (cliquer sur le lien pour examiner plus en détail l’étude sur le Nom Divin: Le Nom Divin, YHWH, se prononce comme il s’écrit).
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