Les créatures symboliques dans la Bible (Ezéchiel 1:10)

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Table des matières

La sainte souveraineté de Jéhovah Dieu 

VIDÉO DE LA VISION DU PROPHÈTE ÉZÉCHIEL DU CHAR CÉLESTE

Ézéchiel chapitre 1 

(Lecture en Anglais)

(CLIQUEZ SUR LE LIEN, S’IL VOUS PLAIT, POUR VOIR LA VIDÉO) 

« Quant à la ressemblance de leurs faces, elles avaient, toutes les quatre, une face d’homme avec une face de lion à droite, et elles avaient, toutes les quatre, une face de taureau à gauche ; elles avaient aussi, toutes les quatre, une face d’aigle »

(Ezéchiel 1 :10)

Créature1

Les quatre faces

des qualités de Dieu

(Esaïe 6:1-4)

Le contexte de cette vision est la description de la présence de Dieu, entouré de quatre créatures avec quatre faces. Pour comprendre précisément le symbolisme des quatre faces, il faut connaitre le rôle des quatre créatures. Selon, une vision parallèle en Esaïe chapitre 6:1-4, où le prophète voit la présence de Jéhovah, où se trouvent quatre séraphins qui proclament sa sainteté: « Saint, saint, saint est Jéhovah des armées. La plénitude de toute la terre est sa gloire » (Esaïe 6:3). En Révélation chapitre 4:8, il est aussi question de ces quatre créatures qui proclament la sainteté de Jéhovah : « Et elles n’ont pas de repos jour et nuit tandis qu’elles disent : “Saint, saint, saint est Jéhovah Dieu, le Tout-Puissant, qui était et qui est et qui vient » (Révélation 4:8). Néanmoins, à la différence de la vision d’Ezéchiel, elles ont chacune quatre faces différentes, la Révélation mentionne que ces quatre créatures ont chacune une face différente : « Et la première créature vivante est semblable à un lion, et la deuxième créature vivante est semblable à un jeune taureau, et la troisième créature vivante a une face pareille à celle d’un homme, et la quatrième créature vivante est semblable à un aigle en train de voler » (Révélation 4:7). Pourquoi les descriptions sont différentes ?

Les descriptions sont anthropomorphiques, c’est-à-dire que l’on décrit ces créatures spirituelles avec des caractéristiques soit humaines ou animales. Par exemple, en Révélation (4:7,8), en Esaïe (6:2), il est écrit qu’elles ont 6 ailes, pour nous faire comprendre qu’elles ont la capacité de se déplacer à une vitesse extrêmement rapide (Psaumes 104:3 « les ailes du vent »). Il est intéressant de noter qu’en Ezéchiel (1:6), ces mêmes créatures spirituelles sont décrites avec seulement deux paires d’ailes, ce qui démontre bien qu’il s’agit d’une description anthropomorphique de capacité à se déplacer extrêmement rapidement (soit par quatre ailes ou six ailes).  Il est écrit qu’elles sont plein d’yeux pour expliquer que leur acuité visuelle constante est de 360 degrés, c’est-à-dire qu’il n’y a aucun angle sous lequel elles ne pourraient pas voir.

Que représentent symboliquement les quatre faces ? Le point central de compréhension se trouve dans ce qu’elles disent sans cesse : « Saint, saint, saint est Jéhovah Dieu, le Tout-Puissant » (Révélation 4:8 ; Esaïe 6:3). Les quatre faces représentent quatre moyens que Jéhovah utilise pour maintenir la sainteté dans toute sa création, visible et invisible. Elles représentent les quatre façons dont Jéhovah Dieu exerce sa souveraineté ayant pour point central sa Sainteté.

La face d’homme représente l’exercice de la souveraineté de Jéhovah, par l’amour qui désire racheter le genre humain de la loi du péché qui mène à la mort: « Car le salaire que paie le péché, c’est la mort, mais le don que Dieu donne, c’est la vie éternelle par Christ Jésus notre Seigneur » (Romains 6:23). Dieu désire donner la vie, en vertu de son amour. Jésus-Christ a résumé le sens de la Loi donnée à Israël par Moïse, de la manière suivante: « Vous avez laissé les points les plus importants de la Loi, à savoir la justice et la miséricorde et la fidélité » (Matthieu 23:23).

La face de lion représente l’exercice de la souveraineté de Jéhovah, par la royauté, la gloire, la prestance et la beauté. Le règne du roi Salomon a montré ce symbolisme de la majesté de la royauté de Jéhovah, dont il était le représentant: « Le roi fit encore un grand trône d’ivoire et le recouvrit d’or affiné. Il y avait six marches au trône, et le trône avait, derrière, un dais [qui était] rond ; il y avait des accoudoirs de ce côté-ci et de ce côté-là à l’endroit du siège, et deux lions se tenaient à côté des accoudoirs.  Et il y avait douze lions qui se tenaient là sur les six marches, de ce côté-ci et de ce côté-là. Aucun autre royaume n’avait [un trône] fait de la sorte » (1 Rois 10:18-20).

La face de taureau représente l’exercice de la souveraineté de Jéhovah par la puissance et la guerre pour supprimer toute rivalité à sa domination: « Oui, Jéhovah sortira et fera la guerre contre ces nations comme au jour où il fait la guerre, au jour du combat » (Zacharie 14:3).

La face d’aigle représente l’exercice de la souveraineté de Jéhovah par la sagesse et l’acuité visuelle pour anticiper et prévoir l’avenir: « Et quant aux quatre créatures vivantes, chacune d’elles, pour sa part, a six ailes ; tout autour et par-dessous, elles sont pleines d’yeux » (Apocalypse 4:8).

Créature2

La face d’homme

Selon la Bible, l’homme est spirituel, car il a été créé à l’image de Dieu, comme les anges dans les cieux (le mot « homme » dans la plupart des cas, s’applique tant à l’homme qu’à la femme). Dans le livre de la Révélation, Jésus-Christ glorifié s’adresse à sept anges, chacun responsable d’une de sept congrégations. Ils sont manifestement des hommes ou messagers, car il leur reproche parfois des défauts parfois très graves, non-imputables à des anges célestes (Révélation 2 et 3). En Malachie 2:7, les prêtres ou enseignants de la nation d’Israël avaient le statut d’anges ou messagers : « Car ce sont les lèvres du prêtre qui doivent garder la connaissance, et c’est la loi qu’on doit chercher de sa bouche ; car il est le messager de Jéhovah des armées ». Le mot « messager » fait référence au mot « ange ».

En Hébreux 2:5-9, l’apôtre Paul écrit que Dieu a créé l’homme quelque peu inférieur aux anges : « Car ce n’est pas à des anges qu’il a soumis la terre habitée à venir dont nous parlons. Mais un certain témoin en a donné la preuve quelque part, en disant : “ Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, ou le fils de l’homme pour que tu t’occupes de lui ? Tu l’as abaissé quelque peu au-dessous des anges ; de gloire et d’honneur tu l’as couronné, et tu l’as établi sur les œuvres de tes mains. Tu as soumis toutes choses sous ses pieds. ” Car du fait qu’il lui a soumis toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui soit soumis. Or, maintenant, nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient soumises ; mais nous voyons Jésus, qui a été abaissé quelque peu au-dessous des anges, couronné de gloire et d’honneur pour avoir souffert la mort, afin que par la faveur imméritée de Dieu il goûte la mort pour tout homme ». Dans ce texte, montre que ce qui s’applique à l’homme, pendant un temps s’est appliqué à Jésus-Christ, qui en tant qu’humain a été « abaissé quelque peu au-dessous des anges ».

Par conséquent, compte tenu de ces textes bibliques, l’homme est à l’origine fondamentalement spirituel, et il n’est pas un « animal social ». L’homme peut nouer des relations étroites avec son Créateur, il a la capacité de manifester la foi en des réalités invisibles : « La foi est l’attente assurée de choses qu’on espère, la démonstration évidente de réalités que pourtant on ne voit pas. C’est par le moyen de cette foi-là, en effet, qu’il a été rendu témoignage aux hommes d’autrefois. Par la foi, nous comprenons que les systèmes de choses ont été mis en ordre par la parole de Dieu, de sorte que ce qu’on voit est venu de choses qui ne paraissent pas » (Hébreux 11:1-3). Il a une capacité de compréhension des choses abstraites, comme le temps : « Toute chose, il l’a faite belle en son temps. Même les temps indéfinis, il les a mis dans leur cœur, pour que les humains ne découvrent jamais l’œuvre que le vrai Dieu a faite du début à la fin » (Ecclésiastes 3 :11). Cette faculté intellectuelle lui permet de se retourner dans le passé, de vivre le présent et se projeter dans le futur. Cette capacité mentale donnée par Dieu, qui va de la déduction à l’induction, lui a permis de découvrir des lois mathématiques qui sont à la base de la chimie, la biologie, de la physique, de l’astronomie et de nombreuses autres applications scientifiques et techniques… Il a la capacité d’apprécier ce qui est beau dans la création, et il est en mesure de reproduire cette beauté d’une manière artistique, avec le prisme de sa propre sensibilité…

Ces capacités à la fois spirituelles et intellectuelles, font de l’homme un être à part, qui ne fait pas partie du règne animal, mais en est l’administrateur. Selon Genèse 1:26-28, répété dans ce qu’a écrit l’apôtre Paul en Hébreux 2 :5-9, à l’origine Dieu a créé l’homme pour l’établir sur l’œuvre de ses mains.

Dans la symbolique générale biblique, le visage de l’homme représente la qualité principale de Dieu : l’amour (Genèse 1:26-28; Ezéchiel 1:5 ; Révélation 4:7 ; 1 Jean 4:8,16). C’est ce qui fait qu’à la différence des autres faces (telles que le lion, le taureau et l’aigle), l’homme n’est pas un animal, car il a une spiritualité, et peut avoir une relation étroite avec Dieu, basée sur l’amour et la confiance (la foi). Comme l’a écrit, l’apôtre Paul, sous inspiration, l’homme dépourvu de cette spiritualité, devient un homme-animal, tandis que celui qui a une relation spirituelle avec Dieu, est un homme spirituel, dépourvu de toute animalité (1 Corinthiens 2:14-16 « l’homme physique » = homme animal sans spiritualité l’opposé de « l’homme spirituel »). La face d’homme représente que Dieu est : l’amour : « Dieu est amour ».

Créature3

La face de lion

Le lion, par sa fourrure abondante en forme de couronne autour de sa face, symbolise dans la Bible, la souveraineté royale de Jéhovah (Ezéchiel 1 :10 ; Révélation 4 :7). La tribu de Juda, d’où viendrait le représentant royal de la souveraineté de Jéhovah, son Fils Jésus-Christ a été qualifié de lionceau ou lion : « C’est un lionceau, Juda ! Oui, de la proie tu remonteras, mon fils. Il s’est courbé, il s’est étendu comme un lion et, comme un lion, qui ose le faire lever ? Le sceptre ne s’écartera pas de Juda, ni le bâton de commandant d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne Shilo ; et à lui appartiendra l’obéissance des peuples » (Genèse 49:9,10).

Le roi Salomon avait bien compris le symbolisme du lion représentant la royauté de Jéhovah (2 Chroniques 9 :17-19 « deux lions se tenaient à côté des accoudoirs » (du trône), « Et il y avait douze lions qui se tenaient là sur les six marches » (donnant accès au trône royal)).

Créature4

La face de taureau

« Le taureau sauvage voudra-t-il te servir, ou passera-t-il la nuit près de ta mangeoire ? Attacheras-tu le taureau sauvage avec ses cordes dans le sillon, ou hersera-t-il les basses plaines derrière toi ? »

(Job 39:9,10)

Elle correspond à la face de chérubin. En Ezéchiel (1:10), ces quatre créatures avec quatre faces, sont désignées par celle d’un homme, d’un lion, d’un taureau et d’un aigle. Tandis qu’en Ezéchiel 10:14, la face de taureau est désignée par celle d’un chérubin. Quelle est la fonction d’un chérubin ? La première mention des chérubins est en Genèse (Bible) : « Ainsi il chassa l’homme et posta à l’est du jardin d’Éden les chérubins et la lame flamboyante d’une épée qui tournoyait sans arrêt pour garder le chemin de l’arbre de vie » (Genèse 3 :24). Nous comprenons que les chérubins sont des gardiens puissants munis d’une épée. Si le lion est la représentation de la souveraineté royale de Jéhovah, le taureau est une expression de sa souveraineté par sa force et sa toute-puissance. Jéhovah Dieu, si nécessaire impose sa souveraineté par la guerre, l’épée du chérubin, ou la puissance terrible et les cornes du taureau.

Les cornes sont les symboles de l’expression de la souveraineté de Jéhovah Dieu, par la puissance et le combat, symbolisées par la grande puissance du taureau. Les faits que deux chérubins se trouvaient sur l’arche de l’alliance démontrent qu’ils sont les gardiens de la sainteté de Jéhovah, par le combat ou la guerre (le cas échéant) (Exode 25 :17-22). Le fait que l’autel de Jéhovah, d’où été sacrifiés les animaux avait quatre cornes, une pour chaque angle, démontre que les cornes du taureau symbolisent aussi le maintien de la sainteté des créatures de Jéhovah, par la force ou la guerre (le cas échéant). Cela démontre aussi que l’adoration à Jéhovah est étroitement liée à la reconnaissance de sa souveraineté (Lévitique 4:7,18). Il est donc logique de penser, que le taureau, dans le cadre des sacrifices, qu’ils soient propitiatoires ou d’holocaustes, est la représentation de l’être humain juste et pure devant Dieu (Exode 29 :11).

Créature5

La face d’aigle

Cet animal symbolise l’acuité visuelle : « De là il doit chercher sa nourriture, ses yeux regardent sans relâche dans le lointain » (Job 39:29). La capacité à se déplacer rapidement et à habiter dans des lieux inaccessibles (ou difficilement accessibles) pour l’homme : « Ou est-ce sur ton ordre que l’aigle s’élève et qu’il bâtit son nid tout en haut, qu’il réside sur un rocher et passe la nuit sur une dent de rocher et un lieu inaccessible ? » (Job 39 :27-28).

Ces deux capacités exceptionnelles des quatre créatures spirituelles auprès de Dieu symbolisées par la face d’aigle (acuité visuelle et rapidité de déplacement), sont décrites simplement par leurs paires d’ailes et le fait qu’elles soient recouvertes d’yeux : « Et quant aux quatre créatures vivantes, chacune d’elles, pour sa part, a six ailes ; tout autour et par-dessous, elles sont pleines d’yeux » (Révélation 4:8). D’ailleurs ces deux capacités exceptionnelles d’acuité visuelle et de déplacement rapide sont attribuées à l’ensemble de la famille céleste, dans la description générale du char de Jéhovah, de la vision d’Ezéchiel. Ce char a des « roues », dont une sur terre. Ces roues ont une capacité de déplacement extrêmement rapide et sur tous les angles avec la capacité de s’élever. Ajoutés à ces roues, des yeux, qui représentent une acuité visuelle hors norme:

« Tandis que je voyais les créatures vivantes, eh bien, voici qu’il y avait une roue sur la terre, à côté des créatures vivantes, près des quatre faces de chacune. Quant à l’aspect des roues et à leur structure, c’était comme l’éclat de la chrysolithe ; et elles avaient, toutes les quatre, une même ressemblance. Leur aspect et leur structure étaient comme lorsqu’une roue se trouvait au milieu d’une roue. Quand elles allaient, elles allaient sur leurs quatre côtés respectifs. Elles ne viraient pas lorsqu’elles allaient. Quant à leurs jantes, elles avaient une telle hauteur qu’elles faisaient peur ; et leurs jantes étaient pleines d’yeux [qui se trouvaient] autour de toutes les quatre. Et quand les créatures vivantes allaient, les roues allaient à côté d’elles, et quand les créatures vivantes s’élevaient de dessus la terre, les roues s’élevaient [aussi]. Là où l’esprit était disposé à aller, elles allaient, l’esprit [étant disposé] à aller là ; et les roues s’élevaient tout près d’elles, car l’esprit de la créature vivante était dans les roues. Quand elles allaient, celles-ci allaient, et quand elles s’arrêtaient, celles-ci s’arrêtaient ; et quand elles s’élevaient de dessus la terre, les roues s’élevaient tout près d’elles, car l’esprit de la créature vivante était dans les roues » (Ezéchiel 1 :15-21).

Ces quatre créatures spirituelles avec quatre faces, représentent l’expression de la sainte souveraineté de Jéhovah, basée sur quatre qualités fondamentales, l’amour (la face d’homme), l’autorité royale (la face de lion), la toute-puissance de sa souveraineté (par le taureau) et la capacité d’anticipation et d’action, n’importe où et n’importe quand (l’aigle (le char céleste vu par le prophète Ezéchiel)). Cependant, la plus grande de ces qualités est l’amour : « Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour demeure en union avec Dieu et Dieu demeure en union avec lui » (1 Jean 4 :8,16). 

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Les créatures symboliques dans la prophétie de Daniel

Bêtedaniel1

Les visions des quatre bêtes énormes montant de la mer, du prophète Daniel, ont une interprétation générale similaire à celle du rêve de la statue avec quatre métaux et sa conclusion. Pour une meilleure compréhension de cette étude des quatre bêtes, vous pouvez consulter au préalable la page d’étude de la statue (en cliquant sur le lien).

La signification générale, de la vision des quatre bêtes, est identique à celle de la statue (du chapitre 2), à savoir que les quatre métaux, représentant quatre puissances mondiales, correspondent aux quatre bêtes (du chapitre 7). La première bête représente Babylone (l’or de la statue). La deuxième bête représente la puissance médo-perse (l’argent de la statue). La troisième bête représente l’empire grec (le cuivre de la statue). La quatrième bête représente l’empire romain (le fer avec son prolongement jusqu’aux pieds et aux orteils). Voici la description détaillée des quatre bêtes sauvages:

« Dans la première année de Belshatsar le roi de Babylone, Daniel vit un rêve et des visions de sa tête sur son lit. À cette époque-là il mit par écrit le rêve. Le récit complet des choses, il le fit connaître. 2 Daniel prenait la parole et disait :

“ Je regardais dans mes visions durant la nuit, et, voyez : les quatre vents des cieux soulevaient la mer immense. 3 Et quatre bêtes énormes montaient de la mer, chacune étant différente des autres.

4 “ La première était comme un lion, et elle avait des ailes d’aigle. Je continuai de regarder jusqu’à ce que ses ailes soient arrachées ; elle fut soulevée de terre et mise debout sur deux pieds comme un homme, et on lui donna un cœur d’homme.

5 “ Et, voyez : une autre bête, une deuxième, semblable à un ours. Elle se dressait sur un côté, et il y avait trois côtes dans sa gueule, entre ses dents ; et voici ce qu’on lui disait : ‘ Lève-toi, mange beaucoup de chair. ’

6 “ Après cela je continuai de regarder, et, voyez : une autre [bête], semblable à un léopard, mais elle avait quatre ailes de créature volante sur le dos. La bête avait quatre têtes, et vraiment on lui donna la domination.

7 “ Après cela je continuai de regarder dans les visions de la nuit, et, voyez : une quatrième bête, effrayante, terrible et extraordinairement forte. Et elle avait des dents de fer, de grandes [dents]. Elle dévorait et broyait, et ce qui restait, elle le foulait avec ses pieds. Elle était quelque chose de différent de toutes les [autres] bêtes qui étaient avant elle, et elle avait dix cornes. 8 Je continuai de considérer les cornes, et, voyez : une autre corne, une petite, monta au milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées de devant elle. Et, voyez : à cette corne, il y avait des yeux comme des yeux d’homme, et il y avait une bouche qui proférait de grandes choses » (Daniel 7:1-8).

La troisième bête sauvage, ayant l’aspect d’un léopard avec quatre ailes, symbolise bien l’empire grec, au moment des conquêtes territoriales extrêmement rapides, faites par Alexandre le Grand. Un léopard symbolise la rapidité, accentuée, dans cette vision, par la présence des quatre ailes. Ce léopard a quatre têtes, signifie que ces conquêtes territoriales ont été réparties parmi les quatre généraux d’Alexandre le Grand après sa mort prématurée. D’ailleurs, il y a une autre description prophétique qui illustre cette situation historique, dans la prophétie de Daniel, au chapitre 8:

« Et je le vis arriver à proximité du bélier, et il s’exaspérait contre lui ; il abattit alors le bélier et brisa ses deux cornes, et il n’y eut pas de force dans le bélier pour tenir devant lui. Il le jeta donc par terre et le piétina, et il n’y eut personne pour délivrer le bélier de sa main.

8 Quant au bouc, il prit de grands airs jusqu’à l’extrême ; mais dès qu’il devint fort, la grande corne fut brisée, et à sa place montèrent alors, de façon très apparente, quatre [cornes], vers les quatre vents des cieux » (Daniel 8:7,8).

Voici l’interprétation de cette vision par l’ange:

« Le bélier que tu as vu [et] qui possédait les deux cornes [représente] les rois de Médie et de Perse. 21 Et le bouc velu [représente] le roi de Grèce ; quant à la grande corne qui était entre ses yeux, elle [représente] le premier roi. 22 Et comme celle-là a été brisée, de sorte que quatre se sont finalement levées à sa place, il y a quatre royaumes de [sa] nation qui se lèveront, mais non pas avec sa force » (Daniel 8:20-22).

Ce texte décrit prophétiquement la supériorité militaire de l’empire grec (le bouc avec une grande corne), sur l’empire médo-perse (le bélier avec deux cornes, brisées et ensuite piétiné). La corne du bouc se brise, pour annoncer la mort prématurée du roi conquérant (Alexandre le Grand), remplacée par quatre autres cornes, les quatre généraux qui allaient hériter des conquêtes territoriales. Les quatre cornes du bouc, représentent les quatre têtes du léopard avec quatre ailes (la troisième bête mentionnée au chapitre7).

Concernant la quatrième bête (du chapitre 7), elle représente l’empire romain, jusqu’à nos jours, avec dix cornes ou rois porteurs de cette romanité tardive. Le prolongement de cette romanité jusqu’à nos jours est décrit dans le chapitre 2, mentionnant la statue au niveau des jambes en fer, des pieds et des orteils, en fer mêlé d’argile. Une étude biblique spéciale est consacrée à la signification concrète de cette romanité tardive à notre époque, dans l’étude de la statue (Daniel 2), la première partie, et l’étude des jambes, des pieds et des orteils (Daniel 2), la deuxième partie (cliquer sur les liens respectifs pour accéder à ces études).

Ensuite, la fin des visions des quatre bêtes se conclut par l’installation d’un tribunal présidé par le Père Céleste lui-même, et qui va décider de la destruction de ces bêtes sauvages. Cette partie de la vision prophétique est similaire à celle de la vision de la statue (Daniel 2), frappée par une pierre qui l’a détruit en la pulvérisant complètement. Voici le récit de la conclusion de ces visions (Daniel 7):

« Je continuai de regarder jusqu’à ce que des trônes soient placés et que l’Ancien des jours se soit assis. Ses vêtements étaient blancs comme la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la laine pure. Son trône était des flammes de feu ; les roues du [trône] étaient un feu brûlant. 10 Un fleuve de feu coulait et sortait de devant lui. Mille milliers le servaient, et dix mille fois dix mille se tenaient devant lui. Le Tribunal prit place, et des livres furent ouverts.

11 “ Je continuai de regarder à ce moment-là, à cause du bruit des grandes paroles que proférait la corne ; je continuai de regarder jusqu’à ce que la bête soit tuée, que son corps soit détruit et qu’elle soit livrée au feu brûlant. 12 Mais quant au reste des bêtes, leur domination fut ôtée, et on leur donna une prolongation de vie pour un temps et une période.

13 “ Je continuai de regarder dans les visions de la nuit, et, voyez : avec les nuages des cieux venait quelqu’un de semblable à un fils d’homme ; il eut accès auprès de l’Ancien des jours, et on le fit approcher devant Celui-là. 14 Et on lui donna domination, dignité et royaume, pour que les peuples, communautés nationales et langues le servent tous. Sa domination est une domination de durée indéfinie qui ne passera pas, et son royaume, [un royaume] qui ne sera pas supprimé » (Daniel 7:9-14).

La dernière partie de cette vision mentionne qu’un fils d’homme reçoit par son Père Céleste, un royaume. Jésus-Christ s’est lui-même désigné comme ce fils d’homme qui a été oint comme roi, descendant du roi David, à son baptême (Matthieu 12:40 ; 13:37 ; 24:27-31,36-44 ; 25:31-46 ; 26:1,24,45,64).

Une précision importante: le récit biblique montre que l’investiture d’un roi à la tête d’un royaume se fait en deux étapes. La première est l’onction, ou la désignation par Dieu, de l’humain qui sera roi. La deuxième étape, est lorsqu’il reçoit un royaume sur lequel il exercera son autorité de roi.

Jésus-Christ a été oint comme Roi par son Père Céleste, à son baptême, en 29 de notre ère. Avant la naissance de l’enfant Jésus, l’ange Gabriel a bien dit à Marie, sa future mère, que son fils deviendrait roi: « Il régnera sur la maison de Jacob pour toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume » (Luc 1:33). Ainsi, Jésus-Christ est devenu roi désigné par son Père, au début de sa première présence sur terre, en l’an 29 de notre ère.

Lorsqu’il est monté au ciel pour rejoindre son Père Céleste, selon le Psaumes 110, il s’est assis à la droite du Père dans l’attente de recevoir l’héritage du royaume, ou de la gouvernance tant au ciel que sur la terre: « Voici ce que Jéhovah déclare à mon Seigneur: “Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que je place tes ennemis comme un escabeau pour tes pieds » (Psaumes 110, comparer avec Luc 19:12). C’est finalement, en 1914, selon la prophétie de Daniel chapitre 4, et le livre de l’Apocalypse, qu’il semblerait que le Roi Jésus-Christ ait été investi de cette royauté avec un royaume.

L’action de ce Royaume de Dieu, sera l’accomplissement de la requête faite dans la prière du Notre Père: « Notre Père dans les cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton royaume vienne. Que ta volonté se fasse, comme dans le ciel, aussi sur la terre » (Matthieu 6:9,10).

Que ton royaume vienne: le Royaume de Dieu est un gouvernement céleste dont le roi est Jésus-Christ, accompagné de 144000 rois et prêtres, la Nouvelle Jérusalem ; selon le livre de l’Apocalypse (Révélation (Apocalypse) 21:1-4).

La présence de ces rois (la Nouvelle Jérusalem), avec le Roi Jésus-Christ est mentionnée en Daniel chapitre 7:

« Et le royaume, la domination et la grandeur des royaumes sous tous les cieux furent donnés au peuple des saints du Suprême. Leur royaume est un royaume de durée indéfinie, et toutes les dominations les serviront et leur obéiront » (Daniel 7:27).

La prophétie du livre de Daniel

L’étude de la Prophétie de Daniel est l’analyse de l’actualité prophétique, au Moyen-Orient et dans le monde…

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Les créatures symboliques du livre de l’Apocalypse

Les quatre bêtes sauvages de l’Apocalypse

– Le dragon et le serpent, qui représentent Satan le diable (Révélation 12:2,3,7-9,13,15-17).

– La bête sauvage à sept têtes et dix cornes, avec des diadèmes (Révélation 13:1-8).

– La bête sauvage avec deux cornes d’agneau, qui parle avec une voix de dragons (Révélation 13:11-13).

– Il y a l’image de la première bête sauvage qui est mentionnée, en Révélation 13:14. Cette image de la bête semble être décrite en détail en Révélation 17:3,9-11.

La bête sauvage à sept têtes et dix cornes, avec des diadèmes

« Et j’ai vu une bête sauvage qui montait de la mer, avec dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, mais sur ses têtes des noms blasphématoires. Or la bête sauvage que j’ai vue était semblable à un léopard, mais ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule était comme la gueule d’un lion. Et le dragon a donné à la bête sa puissance et son trône et un grand pouvoir.

Et j’ai vu l’une de ses têtes comme frappée à mort, mais sa blessure mortelle s’est guérie, et toute la terre, remplie d’admiration, a suivi la bête sauvage. Et ils ont adoré le dragon parce qu’il a donné le pouvoir à la bête sauvage, et ils ont adoré la bête sauvage avec ces paroles : “ Qui est semblable à la bête sauvage, et qui peut lutter contre elle ? ” Et on lui a donné une gueule qui proférait de grandes choses et des blasphèmes, et on lui a donné pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois. Et elle a ouvert sa gueule en blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom et sa résidence, oui ceux qui résident dans le ciel. Et on lui a accordé de faire la guerre aux saints et de les vaincre, et on lui a donné pouvoir sur toute tribu, et peuple, et langue, et nation. Et tous ceux qui habitent sur la terre l’adoreront, tous ceux dont le nom ne se trouve pas écrit dans le rouleau de vie de l’Agneau qui a été tué, depuis la fondation du monde » (Révélation 13:1-8).

Cette bête représente l’ensemble de la souveraineté des nations, de par le monde, qui exercent leur domination en dehors de la souveraineté de Dieu. Le fait que cette bête monte de la mer, signifie qu’elle est issue de l’ensemble de la population mondiale (Révélation 17:15). Les sept têtes représentent l’ensemble des puissances mondiales passées et présentes qui constituent la souveraineté humaine mondiale actuelle. Tandis que les cornes, représentent l’ensemble des rois du passé et présents, qui gouvernent sur ces puissances mondiales. Le terme biblique « rois » est générique, il peut s’appliquer à toutes formes de gouvernements, ayant à sa tête, des rois, des princes, des présidents, des premiers ministres…

Le fait que cette bête sauvage porte des diadèmes sur chacune des cornes, signifient qu’elles exercent un pouvoir effectif sur les peuples qu’elles dominent. Les noms blasphématoires, sont les différents noms patriotiques des nations ou des entités qui se veulent mondialistes, qui remplacent, le Vrai Nom, du Vrai Souverain et Père des Nations (Matthieu 23:9 “En outre, n’appelez personne votre père sur la terre, car un seul est votre Père, le Céleste », le mot patrie, qui signifie étymologiquement, terre des ancêtres, vient du terme latin « Pater », qui signifie « Père »). L’égorgement et la guérison d’une des têtes, semblent faire allusion, à la première guerre mondiale, qui est la première grande guerre industrielle, qui a fait des millions de morts. Cette guerre mondiale a été, de fait, le début d’une guerre mondiale de plus de cent ans, qui se terminera à la grande tribulation (Révélation 19:11-21).

La bête sauvage avec deux cornes d’un agneau,

qui parle avec une voix de dragon

« Et j’ai vu une autre bête sauvage qui montait de la terre, et elle avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, mais elle s’est mise à parler comme un dragon. Et elle exerce tout le pouvoir de la première bête sauvage sous ses yeux. Et elle fait que la terre et ceux qui y habitent adorent la première bête sauvage, dont la blessure mortelle s’est guérie. Et elle accomplit de grands signes, pour qu’elle fasse même descendre du feu du ciel sur la terre, sous les yeux des humains » (Révélation 13:11-13).

Cette bête sauvage représente l’actuelle puissance mondiale, parce qu’ »elle exerce tout le pouvoir de la première bête sauvage sous ses yeux elle ». Par conséquent, elle représente la puissance étasunienne. Le fait qu’il soit mentionnée qu’elle ait deux cornes ressemblantes à celles d’un agneau, suggère qu’elle donne l’apparence sympathique de cet animal, voir pire, qu’elle veuille se faire passer pour une sorte d’agneau messianique, mais malheureusement, quand elle ouvre la bouche, il jaillit le son d’une voix de dragon (celle du diable). Cette bête a le pouvoir de faire descendre du ciel un déluge de feu.

L’image de la première bête sauvage

« Et elle égare ceux qui habitent sur la terre, à cause des signes qu’on lui a accordé d’accomplir sous les yeux de la bête sauvage, tandis qu’elle dit à ceux qui habitent sur la terre de faire une image pour la bête sauvage qui a reçu le coup d’épée et a pourtant repris vie. (…) Et il m’a transporté, dans la puissance de l’esprit, dans un désert. Et j’ai aperçu une femme assise sur une bête sauvage de couleur écarlate qui était pleine de noms blasphématoires et qui avait sept têtes et dix cornes. (…) C’est ici qu’il faut l’intelligence qui a de la sagesse : Les sept têtes représentent sept montagnes, là où la femme est assise, au sommet. Et il y a sept rois : cinq sont tombés, l’un est, l’autre n’est pas encore arrivé, mais quand il arrivera, il doit demeurer peu de temps. Et la bête sauvage qui était mais n’est pas, elle est aussi elle-même un huitième roi, mais elle provient des sept, et elle s’en va à la destruction » (Révélation 13:14 ; 17:3,9-11).

La correspondance entre Révélation 13, où il est question de l’image de la bête sauvage, et la description du chapitre 17, se trouve dans l’expression relative à la bête à sept têtes et dix cornes, « était mais n’est pas » (ce qui est la définition succincte de l’image, qui représente graphiquement ou sous la forme d’une statue, mais dont l’objet ou le support, n’est pas intrinsèquement ce qu’elle représente). Cette bête, a le même aspect que la première bête, mais n’a pas de diadèmes sur chaque corne. Ce qui logiquement, en tant qu’image, laisse entendre, que cette bête a le rôle que la bête à deux cornes veut lui faire jouer. L’instance politique mondiale la plus ressemblante à la description de la Révélation, est l’actuelle ONU (Organisation des Nations Unies). Cette Organisation représente l’idéologie mondialiste de la souveraineté humaine. Le livre de la Révélation, dit que la bête a deux cornes (l’actuelle puissance mondiale étasunienne), a donné l’idée de création image, après la guérison, de la blessure grave de la première bête. Après la première guerre mondiale, il y a eu la création de la SDN (La Société Des Nations (10 janvier 1920)). Au sortir de la deuxième guerre mondiale, il y a eu la création de l’ONU (24 octobre 1945). Selon la Révélation, même si cette image n’a que le rôle que l’ensemble que les nations, veulent bien lui voire jouer, elle est de fait un huitième roi, qui représente un gouvernement mondialisé.

L’image de la bête et son nombre 666

« C’est ici qu’il faut de la sagesse : Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête sauvage, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre c’est six cent soixante-six »

(Révélation 13:18)

La création de l’image de la Bête, représente les bases d’une nouvelle idéologie et d’un culte mondialiste autour de cette image idolâtrique. Selon le livre de la Révélation, il semblerait que le nombre 666, soit un marqueur historique, étant le début de la mise en application de façon concrète, de l’idéologie mondialiste. Cependant, le livre de la Révélation, donne un détail très précis, pour permettre aux perspicaces, de savoir à quoi correspond le nombre 666, voici ce qui est écrit: « Et elle oblige tous les gens, les petits et les grands, et les riches et les pauvres, et les hommes libres et les esclaves, pour qu’on donne à ceux-ci une marque sur leur main droite ou sur leur front, et pour que personne ne puisse acheter ou vendre, sauf celui qui a la marque, le nom de la bête sauvage ou le nombre de son nom. C’est ici qu’il faut de la sagesse : Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête sauvage, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre c’est six cent soixante-six » (Révélation 13:16-18). Le « calcul » de ce nombre 666, est de fait, une compréhension de sa signification, et non une simple opération arithmétique.

Les versets précédents du même chapitre 13, nous informent que c’est la bête à deux cornes qui fait vivre son image fabriquée par elle et qu’elle fait mourir ceux qui ne l’adorent pas (Révélation 13:14,15). Dernier point avant de révéler la signification exacte de ces éléments d’information, il est écrit: « Et les dix cornes que tu as vues représentent dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais ils reçoivent pouvoir comme rois, une heure, avec la bête sauvage » (Révélation 17:12). Par ce verset, nous avons la confirmation que cette bête n’a intrinsèquement aucun pouvoir. Cependant, à un moment donné, cette image a eu, en l’espace d’ »une heure », un rôle mondiale cruciale. Quand cela s’est-il réalisé ? Pour avoir la réponse, il faut partir du chiffre 666 et de l’information de Révélation 13, d’un passe-droit pour acheter et pour vendre.

Le livre de l’Apocalypse (Révélation) et sa signification pour nous

L’Apocalypse est une Révélation divine faite pour être comprise pour percevoir l’avenir qui nous attend…

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