
Rédacteur: l’apôtre Paul.
Lieu de composition: la ville de Corinthe.
Fin de la composition: vers 56 de notre ère.
Introduction
Les commentaires de l’Épître aux Romains, chapitre par chapitre, ne seront pas linéaires (une étude verset par verset), mais plutôt des commentaires composés sur des points majeurs qui ressortent dans le chapitre étudié. Dans l’esprit éditorial du « Sola Scriptura » (la Bible et seulement la Bible), une lecture préalable de la portion étudiée (par chapitre) est recommandée, étant donné qu’elle est beaucoup plus importante que la lecture des commentaires humains (fussent-ils perspicaces), afin que le lecteur puisse se faire, en premier, une idée personnelle, par lui-même. Pour cela vous disposez d’une Bible en ligne, ou bien évidemment, vous pouvez lire dans votre propre exemplaire des Écritures.
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Chapitre 1 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire de la Bible, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
« Je suis débiteur des Grecs et des Barbares, des sages et des insensés : 15 il y a donc chez moi un ardent désir de vous annoncer la bonne nouvelle, à vous aussi qui êtes à Rome. 16 Car je n’ai pas honte de la bonne nouvelle ; elle est en effet la puissance de Dieu pour le salut de tout homme qui a foi, du Juif d’abord et aussi du Grec ; 17 car en elle la justice de Dieu se révèle en raison de la foi et vers la foi, comme c’est écrit : “ Mais le juste — par le moyen de la foi il vivra” » (versets 14-17).
L’expression « bonne nouvelle », qui Jésus-Christ a aussi employée, est une proclamation publique des vérités relatives au Royaume de Dieu et, plus généralement, aux enseignements bibliques. La bonne nouvelle est à la fois prêchée de façon publique, par une proclamation simple (Matthieu 24:14). Cette bonne nouvelle du Royaume est aussi enseignée de façon publique, dans le cadre de l’enseignement dans des congrégations chrétiennes ou dans des foyers privés (Matthieu 28:19,20).
« Car la colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et injustice des hommes qui étouffent la vérité injustement, 19 parce que ce qui peut être connu de Dieu est manifeste chez eux, car Dieu le leur a manifesté. 20 Car ses [qualités] invisibles se voient clairement depuis la création du monde, parce qu’elles sont perçues par les choses faites, oui sa puissance éternelle et sa Divinité, de sorte qu’ils sont inexcusables ; 21 parce que, bien qu’ils aient connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne l’ont pas non plus remercié, mais ils sont devenus sots dans leurs raisonnements et leur cœur inintelligent s’est obscurci. 22 Bien qu’ils affirment être sages, ils sont devenus fous 23 et ont changé la gloire du Dieu incorruptible en quelque chose comme l’image de l’homme corruptible et d’oiseaux et de quadrupèdes et de bêtes rampantes » (versets 18-23).
L’apôtre Paul montre que ne pas tenir compte du message de la Bonne Nouvelle peut avoir de graves conséquences: la colère de Dieu (2 Thessaloniciens 1:6-9). Au verset 20, il explique qu’au-delà de la déclaration de la Bonne Nouvelle, les qualités divines se voient par l’observance de la création. Certains, étant dans le déni de l’existence de Dieu, ne cherchent pas à le remercier, mais, pire encore, ils remplacent l’expression de cette divinité naturelle, par des objets de culte corruptibles, qui ont la forme d’animaux, ce qui est insultant pour Dieu.
« C’est pourquoi Dieu les a livrés, selon les désirs de leur cœur, à l’impureté, pour que leurs corps soient déshonorés chez eux, 25 oui ceux qui ont troqué la vérité de Dieu contre le mensonge et qui ont vénéré la création — lui offrant un service sacré — plutôt que Celui qui a créé, lequel est béni pour toujours. Amen. 26 Voilà pourquoi Dieu les a livrés à des désirs sexuels honteux, car leurs femelles ont changé l’usage naturel [de leur corps] en celui contre nature ; 27 et pareillement les mâles aussi ont laissé l’usage naturel de la femelle et se sont enflammés dans leur passion les uns pour les autres, mâles avec mâles, faisant ce qui est obscène et recevant en eux-mêmes le plein salaire que méritait leur égarement » (versets 24-32).
L’apôtre Paul va beaucoup plus loin en décrivant ceux qui sont dans le déni de l’existence de Dieu, en expliquant que cela peut mener à un comportement destructeur, une déchéance humaine ou à l’échelle d’une civilisation, faite de comportements immoraux très graves, comme l’homosexualité, voire même la transsexualité, selon ce qu’il écrit par la suite: Ils « ont changé l’usage naturel de leur corps en celui contre nature » (verset 26). Il montre que, sur un plan individuel ou à l’échelle d’un peuple, ne pas tenir compte de Dieu mène à la ruine personnelle et à l’effondrement de toute une civilisation (et l’histoire en témoigne) (Hébreux 11:6).
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Chapitre 2 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
« Tu es donc inexcusable, ô homme, qui que tu sois, si tu juges ; car sur le point où tu juges un autre, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges tu pratiques les mêmes choses. 2 Or nous savons que le jugement de Dieu est, selon la vérité, contre ceux qui pratiquent de telles choses » (versets 1,2).
Celui qui juge se met dans une situation délicate, étant donné qu’il se juge lui-même devant Dieu et son Fils Jésus-Christ, et se faisant, il sera jugé sur la base de ses mêmes normes de jugement: « Cessez de juger, afin de ne pas être jugés ; 2 car c’est avec le jugement dont vous jugez que vous serez jugés ; et c’est avec la mesure dont vous mesurez qu’on mesurera pour vous » (Matthieu 7:1-5).
« Mais selon ta dureté et ton cœur qui ne se repent pas, tu amasses pour toi de la colère au jour de la colère et de la révélation du juste jugement de Dieu. 6 Et il rendra à chacun selon ses œuvres : 7 vie éternelle à ceux qui cherchent gloire, honneur et incorruptibilité par de l’endurance dans une œuvre qui est bonne ; 8 cependant, pour ceux qui sont animés d’un esprit de dispute et qui désobéissent à la vérité mais obéissent à l’injustice, il y aura colère et fureur, 9 tribulation et angoisse, sur l’âme de tout homme qui fait le mal, du Juif d’abord et aussi du Grec ; 10 mais gloire, honneur et paix pour tout homme qui fait ce qui est bon, pour le Juif d’abord et aussi pour le Grec. 11 Car il n’y a pas de partialité chez Dieu » (versets 5-11).
Celui qui juge durement les autres en semant un esprit de dispute, il amassera sur lui-même la colère de Dieu.
« Par exemple, tous ceux qui ont péché sans [la] loi périront aussi sans [la] loi ; mais tous ceux qui ont péché sous [la] loi seront jugés par [la] loi » (verset 12).
Le jugement de Dieu, par l’intermédiaire du Christ, tiendra compte des circonstances de la personne. Soit elle sera dans une situation d’ignorance involontaire de la loi de Dieu, soit elle sera dans une situation de connaissance exacte de la loi et sera jugée sur cette base, d’un jugement plus sévère.
« Car lorsque des gens des nations qui n’ont pas [la] loi font naturellement les choses de la loi, ces gens, bien que n’ayant pas [la] loi, sont une loi pour eux-mêmes. 15 Ce sont ceux-là mêmes qui montrent que le contenu de la loi est écrit dans leur cœur, tandis que leur conscience témoigne avec eux et que, entre leurs pensées, ils sont accusés ou même excusés. 16 Cela aura lieu au jour où Dieu jugera par Christ Jésus les choses secrètes des humains, selon la bonne nouvelle que j’annonce » (versets 14-16).
L’apôtre Paul décrit le processus d’autojugement interne de la conscience. C’est un don divin que tous les êtres humains ont, tant ceux qui vivent sans la loi de Dieu que ceux qui vivent sous celle-ci. Dans le premier cas, les personnes peuvent accomplir naturellement et sans le savoir certains aspects de la loi de Dieu. Dans le second cas, les personnes ont éduqué leur conscience sur la base de la loi de Dieu. Ce processus d’autojugement interne agit particulièrement lorsque les humains agissent secrètement, tant pour faire le bien que pour agir mal. Au jour du jugement, Dieu, par le moyen de son Fils Jésus-Christ, n’aura qu’à constater l’état de notre conscience: soit une conscience nette, qui excuse, soit une conscience chargée, qui accuse.
« Si donc toi tu portes le nom de Juif, si tu te reposes sur [la] loi et tires fierté de [ton] Dieu, 18 si tu connais sa volonté et approuves les choses qui sont excellentes parce que tu es oralement instruit dans la Loi ; 19 et si tu es persuadé que tu es un guide pour les aveugles, une lumière pour ceux qui sont dans les ténèbres, 20 quelqu’un qui reprend les gens déraisonnables, quelqu’un qui enseigne les tout-petits, ayant dans la Loi l’armature de la connaissance et de la vérité… 21 toi, cependant, l’[homme] qui enseigne quelqu’un d’autre, tu ne t’enseignes pas toi-même ? Toi, l’[homme] qui prêche : “ Ne vole pas ”, tu voles ? 22 Toi, l’[homme] qui dit : “ Ne commets pas d’adultère ”, tu commets l’adultère ? Toi, l’[homme] qui montre son aversion pour les idoles, tu pilles les temples ? 23 Toi qui tires fierté de [la] loi, est-ce que, en transgressant la Loi, tu déshonores Dieu ? 24 Car “ le nom de Dieu est blasphémé à cause de vous parmi les nations ” ; comme c’est écrit » (versets 17-24).
Les juifs de l’époque de l’apôtre Paul tiraient une certaine fierté, voire un orgueil déplacé, de leur connaissance de la Loi, se considérant comme des guides pour les aveugles. Néanmoins, par cet état d’esprit, ils se mettaient dans une situation de jugement futur encore plus sévère. D’ailleurs, Jésus-Christ a résumé leur situation de la manière suivante: « Jésus leur dit : “ Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : ‘ Nous voyons. ’ Votre péché demeure” » (Jean 9:41).
« La circoncision, en effet, n’est utile que si tu pratiques [la] loi ; mais si tu es un transgresseur de [la] loi, ta circoncision est devenue incirconcision. 26 Si donc un incirconcis garde les justes exigences de la Loi, son incirconcision sera comptée comme circoncision, n’est-ce pas ? 27 Et l’incirconcis qui l’est par nature, en accomplissant la Loi, te jugera, toi qui, avec son code écrit et la circoncision, es un transgresseur de [la] loi. 28 Car n’est pas Juif qui l’est au-dehors, ni n’est circoncision celle qui l’est au-dehors, sur la chair. 29 Mais est Juif qui l’est au-dedans, et [sa] circoncision c’est celle du cœur par [l’]esprit, et non par un code écrit. La louange de celui-là vient, non pas des hommes, mais de Dieu » (versets 25-29).
L’apôtre Paul écrit que la véritable circoncision est celle du cœur, la circoncision spirituelle, qui signifie la foi et l’obéissance à Dieu et à son Fils, Jésus-Christ, en ayant de bons mobiles. Moïse avait compris le sens spirituel de la circoncision: « Vous devez circoncire le prépuce de votre cœur et ne plus durcir votre cou » (Deutéronome 10:16).
Cette alliance a une signification spirituelle, qui est précisée dans le discours d’adieu de Moïse, dans le livre du Deutéronome : « Vous devez circoncire le prépuce de votre cœur et ne plus durcir votre cou » (Deutéronome 10 :16).
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Chapitre 3 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
« Quelle est donc la supériorité du Juif, ou quelle est l’utilité de la circoncision ? 2 Grande à tous égards. Tout d’abord, parce que les déclarations sacrées de Dieu leur ont été confiées. 3 Alors, [de] quoi [s’agit-il] ? Si quelques-uns n’ont pas fait montre de foi, se pourrait-il que leur manque de foi rende sans effet la fidélité de Dieu ? 4 Que cela n’arrive jamais ! Mais que Dieu soit trouvé véridique, même si tout homme est trouvé menteur, comme c’est écrit : “ Pour que tu te révèles juste dans tes paroles et que tu sois victorieux lorsqu’on te juge. ” 5 Cependant, si notre injustice met en avant la justice de Dieu, que dirons-nous ? Dieu n’est pas injuste quand il donne libre cours à sa colère, n’est-ce pas ? (Je parle là comme un homme.) 6 Que cela n’arrive jamais ! Autrement, comment Dieu jugera-t-il le monde ? » (versets 1-6).
Pour pleinement comprendre le contexte des propos de Paul, il est nécessaire de relire Romains 2:17-29, afin de comprendre qu’il fait allusion à la fierté des Juifs de son époque, à leur compréhension de la Loi et à leur signe de mise à part par Dieu: la circoncision. L’apôtre Paul prend acte qu’effectivement, Dieu a honoré le peuple juif, en le faisant porteur, pendant un temps, de ses déclarations sacrées. Néanmoins, il écrit que la Loi que Dieu a donnée à son peuple d’alors a produit de l’injustice de leur part. En effet, en lisant les parties historiques de la Bible, le constat est que son peuple a bien souvent été infidèle à Dieu. Par conséquent, la justice de Dieu s’est manifestée sur eux, bien des fois, pour les discipliner, voire pour les condamner définitivement (Matthieu 23).
« Cependant, si du fait de mon mensonge la vérité de Dieu a été mise davantage en relief pour sa gloire, pourquoi suis-je moi aussi encore jugé comme pécheur ? 8 Et [pourquoi] ne pas [dire], comme on nous en accuse faussement et comme certains hommes affirment que nous le disons : “ Faisons les choses mauvaises pour que viennent les choses bonnes ” ? Le jugement contre ces [hommes-]là est conforme à la justice » (versets 7,8).
Dans ses lettres, Paul explique que, désormais, nous ne sommes plus sous l’autorité de la Loi mosaïque, parce que Christ est la fin de la Loi (Romains 10:4). Cependant, par la phrase “Faisons les choses mauvaises pour que viennent les choses bonnes”, les adversaires juifs de son époque, l’accusent de faire des choses mauvaises, désobéir à la Loi, pour prétendre à la bénédiction de Dieu, les choses bonnes, ce qui est une calomnie. C’est pour cela qu’il écrit: « Le jugement contre ces [hommes-]là est conforme à la justice ».
« Alors quoi ? Sommes-nous dans une meilleure situation ? Pas du tout ! Car, plus haut, nous avons porté [cette] accusation : que les Juifs comme les Grecs sont tous sous [le] péché ; 10 comme c’est écrit : “ Il n’y a pas de juste, pas même un seul ; 11 il n’y en a pas un qui soit perspicace, il n’y en a pas un qui cherche Dieu. 12 Tous [les hommes] ont dévié, tous ensemble ils sont devenus inutiles ; il n’y en a pas un qui pratique la bonté, non il n’y en a pas un seul. ” 13 “ Leur gosier est une tombe ouverte, ils ont usé de tromperie avec leur langue. ” “ Un poison d’aspics est derrière leurs lèvres. ” 14 “ Et leur bouche est pleine d’imprécations et de paroles amères. ” 15 “ Leurs pieds sont rapides pour verser le sang. ” 16 “ Ruine et malheur sont sur leurs chemins, 17 et ils n’ont pas connu le chemin de la paix. ” 18 “ Il n’y a pas de crainte de Dieu devant leurs yeux” » (versets 9-18).
Paul écrit que, quoi que l’on puisse dire, que l’on soit juif ou grec (nom générique pour signifier une personne des autres nations), la situation est la même: une condition générale de l’humanité désastreuse…
« Or nous savons que tout ce que dit la Loi, elle l’adresse à ceux qui sont sous la Loi, pour que toute bouche soit fermée et que le monde entier soit passible d’une peine devant Dieu. 20 Par les œuvres de [la] loi, donc, nulle chair ne sera déclarée juste devant lui, car par [la] loi [vient] la connaissance exacte du péché » (versets 19,20).
Ce point d’enseignement est très important: la Loi mosaïque, donnée seulement au peuple juif, a fait ressortir la condition de pécheur, non seulement des Juifs, mais aussi du monde entier. Cette Loi a montré la nécessité d’un sacrifice pour le pardon des péchés de l’ensemble de l’humanité (Galates 3:24). Le seul moyen de sortir de cette situation désespérée de l’ensemble de l’humanité est la foi dans le sacrifice du Christ:
« Mais maintenant, en dehors de [la] loi, la justice de Dieu s’est manifestée, témoignage lui étant rendu par la Loi et les Prophètes ; 22 oui, la justice de Dieu grâce à la foi en Jésus Christ, pour tous ceux qui ont foi. Car il n’y a pas de distinction. 23 Tous, en effet, ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu, 24 et c’est comme don gratuit qu’ils sont déclarés justes par sa faveur imméritée, en raison de la libération par la rançon [payée] par Christ Jésus. 25 Dieu l’a exposé comme offrande de propitiation, grâce à la foi en son sang. C’était afin de montrer sa propre justice, parce qu’il pardonnait les péchés qui s’étaient produits dans le passé pendant que Dieu usait de patience ; 26 de façon à montrer sa propre justice à l’époque présente, pour qu’il soit juste même quand il déclare juste l’homme qui a foi en Jésus » (versets 21-26).
En conclusion de ce chapitre 3, Paul montre que les Juifs n’ont pas de quoi s’enorgueillir, parce qu’ils n’obtiendront absolument pas le salut venant de Dieu par la mise en pratique de la Loi, ou les œuvres de la Loi, mais seulement par la foi dans le sacrifice du Christ:
« Où est donc le sujet de se glorifier ? Il est exclu. En vertu de quelle loi ? Celle des œuvres ? Non, pas du tout, mais en vertu de la loi de la foi. 28 Nous estimons en effet qu’un homme est déclaré juste par la foi en dehors des œuvres de [la] loi. 29 Ou bien est-il seulement le Dieu des Juifs ? Ne l’est-il pas aussi des gens des nations ? Oui, des gens des nations aussi, 30 si vraiment Dieu est un seul, qui déclarera justes les circoncis par suite de la foi et justes les incirconcis par le moyen de leur foi. 31 Abolissons-nous donc [la] loi par le moyen de notre foi ? Que cela n’arrive jamais ! Au contraire, nous établissons [la] loi » (versets 27-31).
Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libérera (Jean 8:32). De quelle vérité s’agit-il et comment nous libère-t-elle ?
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Chapitre 4 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
Encore une fois, pour pleinement comprendre le contexte des propos de Paul, il est nécessaire de relire Romains 2:17-29, afin de comprendre qu’il fait allusion à la fierté des Juifs de son époque, à leur compréhension de la Loi et à leur signe de mise à part par Dieu: la circoncision. Cependant, la contre-argumentation concernant la Loi se trouve principalement au chapitre 3 de la lettre aux Romains, tandis que la contre-argumentation concernant la circoncision se trouve dans le présent chapitre 4:
« Puisqu’il en est ainsi, que dirons-nous d’Abraham notre ancêtre selon la chair ? 2 Si, par exemple, Abraham avait été déclaré juste par suite des œuvres, il aurait lieu de se glorifier ; mais non auprès de Dieu. 3 Que dit en effet [la parole de] l’Écriture ? “ Abraham exerça la foi en Jéhovah, et cela lui fut compté comme justice. ” 4 Or, à l’homme qui travaille, le salaire est compté, non comme une faveur imméritée, mais comme une dette. 5 Par contre, à l’homme qui ne travaille pas, mais a foi en celui qui déclare juste l’impie, sa foi est comptée comme justice. 6 Tout comme David aussi parle du bonheur de l’homme à qui Dieu compte la justice en dehors des œuvres : 7 “ Heureux ceux dont les actions illégales ont été pardonnées et dont les péchés ont été couverts ; 8 heureux l’homme du péché de qui Jéhovah ne tiendra aucun compte” » (versets 1-8).
Paul introduit son argumentation en écrivant qu’Abraham, l’ancêtre des Juifs, avait été déclaré juste en raison de sa foi, et non en raison des œuvres d’une Loi qui n’existait pas et qui lui aurait permis de se glorifier lui-même. Il introduit la notion importante de faveur imméritée, qui rend gloire à la miséricorde de Dieu plutôt qu’à l’homme qui pourrait se glorifier de ses œuvres pour prétendre au salut (ce qui est impossible). Ensuite, voici ce qu’il écrit concernant l’état d’incirconcision, et plus tard de circoncision, d’Abraham:
« Ce bonheur donc vient-il sur les circoncis ou bien aussi sur les incirconcis ? Car nous disons : “ Sa foi fut comptée à Abraham comme justice. ” 10 Dans quelles circonstances donc a-t-elle été comptée ? Quand il était dans la circoncision ou bien dans l’incirconcision ? Non pas dans la circoncision, mais dans l’incirconcision. 11 Et il a reçu un signe, à savoir la circoncision, comme sceau de la justice par la foi qu’il avait alors qu’il était dans son état d’incirconcision, pour qu’il soit le père de tous ceux qui ont foi alors qu’ils sont dans l’incirconcision, afin que la justice leur soit comptée ; 12 et père de descendants circoncis, non seulement pour ceux qui sont attachés à la circoncision, mais aussi pour ceux qui marchent de manière ordonnée sur les traces de la foi qu’avait, alors qu’il était dans l’état d’incirconcision, notre père Abraham » (versets 9-12).
Avec beaucoup de délicatesse (envers les susceptibilités des chrétiens juifs qui lisaient cette lettre), il montre qu’Abraham a été déclaré juste dans sa condition d’incirconcision. L’alliance de la circoncision a entériné cette déclaration de justice par l’alliance abrahamique, ou la promesse de Dieu de bénir sa descendance, qu’elle fût circoncise pour les Juifs ou incirconcise pour l’ensemble des nations non juives. Abraham est devenu le père de ceux qui ont foi, qu’ils soient circoncis ou pas.
« Car ce n’est pas grâce à [la] loi qu’Abraham ou sa semence a reçu la promesse qu’il serait héritier d’un monde, mais c’est grâce à la justice par la foi. 14 Car si ceux qui sont attachés à [la] loi sont héritiers, la foi a été rendue inutile et la promesse a été abolie. 15 En fait, la Loi produit la colère, mais là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de transgression » (versets 13-15).
La Loi produit la colère de Dieu par la transgression pour ceux qui veulent gagner le salut par les œuvres de la Loi, tandis que la foi produit la justice par la miséricorde venant de Dieu, qui aboutit, à terme, au salut éternel.
« Voilà pourquoi ce fut par suite de la foi, pour que ce soit selon la faveur imméritée, afin que la promesse soit assurée à toute sa semence, non seulement à celle qui est attachée à la Loi, mais encore à celle qui est attachée à la foi d’Abraham. (Il est le père de nous tous, 17 comme c’est écrit : “ Je t’ai établi père de beaucoup de nations. ”) Cela eut lieu en présence de Celui en qui il avait foi, c’est-à-dire de Dieu, qui rend la vie aux morts et qui appelle les choses qui ne sont pas comme si elles étaient. 18 Bien que hors de l’espérance, mais s’appuyant cependant sur l’espérance, il eut foi, pour qu’il devienne le père de beaucoup de nations, selon ce qui avait été dit : “ Ainsi sera ta semence. ” 19 Et, bien qu’il ne faiblît pas dans la foi, il considéra son propre corps à ce moment-là déjà atteint par la mort, puisqu’il avait environ cent ans, ainsi que l’état de mort de la matrice de Sara. 20 Mais à cause de la promesse de Dieu, il n’hésita pas par manque de foi, mais il devint puissant par sa foi, donnant gloire à Dieu 21 et étant pleinement convaincu que ce qu’il avait promis, il était capable aussi de le faire. 22 C’est pourquoi “ cela lui fut compté comme justice” » (versets 16-22).
Vers la fin du paragraphe, il explique concrètement comment s’est manifestée la foi d’Abraham, en confiant que Dieu régénérerait son corps de cent ans afin qu’il puisse avoir un enfant avec Sara, dont la matrice était morte. Il a eu confiance que Dieu ferait ce miracle envers lui et Sara: celui d’avoir un enfant à un âge très avancé. Cette foi et cette confiance en Dieu lui ont été comptées comme justice, récompensées par la naissance de leur fils Isaac, qui permettrait à Abraham d’avoir une descendance qui deviendrait une nation.
« Cependant, ce n’est pas pour lui seulement qu’il a été écrit : “ Cela lui fut compté ”, 24 mais aussi pour nous, à qui cela doit être compté, parce que nous croyons à celui qui a relevé d’entre les morts Jésus notre Seigneur. 25 Il a été livré pour nos fautes et a été relevé pour qu’on nous déclare justes » (versets 23-25).
En conclusion de ce chapitre, Paul fait une belle analogie entre la foi d’Abraham, qui a cru que son corps et celui de Sara seraient régénérés afin qu’ils puissent avoir un enfant, et cela lui fut compté comme justice. De même, les disciples du Christ, juifs ou non-juifs, avons foi dans le fait que Dieu a ressuscité son Fils Jésus-Christ, garantie de la vie éternelle par la résurrection. Cette foi est similaire à celle d’Abraham, et elle nous est comptée comme justice par Dieu, pour ceux qui exercent la foi en tout ce que représente Jésus-Christ comme perspective de salut éternel (Jean 14:6).
L’alliance abrahamique est une promesse selon laquelle toute l’humanité obéissante à Dieu, sera bénie grâce à la descendance d’Abraham…
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Chapitre 5 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
Ce chapitre est très riche en informations qui révèlent l’origine et les conséquences du péché, et comment Dieu a pris des dispositions en vue de sauver la vie de l’ensemble de l’humanité en sacrifiant son Fils:
« Maintenant donc que nous avons été déclarés justes par suite de la foi, jouissons de la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, 2 grâce à qui nous avons eu aussi accès, par la foi, à cette faveur imméritée dans laquelle nous nous tenons maintenant ; et glorifions-nous, nous appuyant sur l’espérance de la gloire de Dieu. 3 Et non seulement cela, mais glorifions-nous alors que nous sommes dans les tribulations, puisque nous savons que la tribulation produit l’endurance, 4 et l’endurance la condition d’homme approuvé, et la condition d’homme approuvé l’espérance ; 5 et l’espérance ne déçoit pas, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs grâce à l’esprit saint qui nous a été donné » (versets 1-5).
Se glorifier dans l’espérance, c’est avoir une foi forte et être fier de cette espérance, être heureux que Dieu nous la mette devant nous, comme garantie sûre, car il ne ment jamais, afin de nous aider à surmonter nos épreuves: « en raison d’une espérance de la vie éternelle que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant des temps de longue durée » (Tite 1:2).
« En effet Christ, alors que nous étions encore faibles, est mort pour des impies, au temps fixé. 7 À peine en effet quelqu’un mourra-t-il pour un juste ; oui, pour l’[homme qui est] bon, peut-être, quelqu’un ose même mourir. 8 Mais Dieu nous recommande son propre amour en ce que — alors que nous étions encore pécheurs — Christ est mort pour nous. 9 Bien plus, donc, puisque nous avons été déclarés justes maintenant par son sang, serons-nous sauvés, grâce à lui, de la colère. 10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous nous sommes réconciliés avec Dieu grâce à la mort de son Fils, bien plus, maintenant que nous nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. 11 Et non seulement cela, mais nous nous glorifions aussi en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, grâce à qui nous avons maintenant reçu la réconciliation » (versets 6-11).
Paul explique bien comment Dieu, le Père céleste, est Celui qui a aimé en premier l’humanité. Cet amour est d’autant plus sublimé en ce qu’Il a donné ce qu’Il avait de plus cher, son Fils bien-aimé, pour une humanité impie et qui ne L’aimait pas. Cette idée se retrouve aussi dans l’Évangile selon Jean, dans un passage très connu: « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique-engendré, afin que tout homme qui exerce la foi en lui ne soit pas détruit mais ait la vie éternelle » (Jean 3:16).
« Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché… 13 Car jusqu’à la Loi le péché était dans le monde, mais le péché n’est porté au compte de personne quand il n’y a pas de loi. 14 Toutefois la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché selon la ressemblance de la transgression d’Adam, lequel est comparable à celui qui devait venir » (versets 12-14).
Le péché est une expression générique biblique de ce qui ne remplit plus, de façon impersonnelle (sans sentiment), les critères de la sainteté de Dieu ; par conséquent, c’est un processus qui amène à la disparition programmée de la création atteinte de péché (qui n’est plus sainte du point de vue de Dieu). On peut se faire une idée beaucoup plus concrète de l’alternance entre ce qui est considéré comme « saint » et pur, et par opposition ce qui n’est plus « saint » ou impur — étant un péché, du point de vue de Dieu — en lisant le livre du Lévitique. Il est très important de comprendre que cette qualité n’est absolument pas liée aux sentiments de Dieu, mais plutôt à ce qui constitue l’essence de ses actions et de sa création. La disparition du péché se fait par la propitiation, afin de satisfaire au critère de sainteté divine. La sainteté de Dieu est en lien direct avec une nécessité constante de sacrifice propitiatoire qui efface le péché, ou ce qui n’est pas conforme aux normes divines et éternelles de ce qui saint: « Vous devez vous montrer saints, car je suis saint » (Lévitique 11:44,45).
Dans le verset 12, l’apôtre Paul évoque le processus de mort, qui commence dès la naissance de l’être humain, voire dès la conception, comme un compte à rebours, parce que le gène mortel du péché est programmé dans notre corps. L’apôtre Paul écrit que la mort a régné sur Adam à Moïse, probablement, parce que pendant cette période, Dieu a laissé cette situation en l’état, sans permettre d’entrevoir une espérance. Après la venue de Moïse, Dieu a pris des dispositions en vue du salut de l’humanité, la création d’une nation, d’un peuple, et plus tard la venue du Messie.
Avant Moïse, à part le péché d’Adam, la notion générale de péché était indéfinissable sur un plan légal, comme l’écrit Paul: « Le péché n’est porté au compte de personne quand il n’y a pas de loi » (verset 13). C’est la Loi Mosaïque qui a fait apparaître la transgression de l’homme pécheur, devant Dieu: « En fait, la Loi produit la colère, mais là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de transgression » (Romains 4:15).
« Mais il n’en est pas du don comme de la faute. Car si par la faute d’un seul homme beaucoup sont morts, la faveur imméritée de Dieu et son don gratuit avec la faveur imméritée par le seul homme Jésus Christ ont abondé bien plus pour beaucoup. 16 En outre, il n’en est pas du don gratuit comme de la façon dont les choses se sont passées du fait de ce seul [homme] qui a péché. Car le jugement, à partir d’une seule faute, a eu pour résultat la condamnation, mais le don, à partir de beaucoup de fautes, a eu pour résultat une déclaration de justice. 17 Car si par la faute de ce seul [homme] la mort a régné de par lui seul, bien plus ceux qui reçoivent l’abondance de la faveur imméritée et du don gratuit de la justice régneront-ils dans la vie de par cette seule [personne], Jésus Christ » (versets 15-17).
Mais il n’en est pas du don comme de la faute (verset 15): la faute représente Adam, qui a disséminé la mort par sa descendance. Le don c’est Jésus-Christ qui fera abonder la vie, grâce à son sacrifice. Ce don a pour effet non seulement le pardon des péchés, mais aussi de pouvoir être juste devant Dieu, malgré notre condition de pécheur: « Le don, à partir de beaucoup de fautes, a eu pour résultat une déclaration de justice ». Le verset 17 explique bien comment un seul homme, Jésus-Christ, peut disséminer la vie sur l’ensemble de l’humanité, comme par son contraire, un seul homme, Adam, a pu disséminer la mort (verset 12). C’est ce qu’écrit l’apôtre Paul, dans la conclusion du chapitre 5:
« Ainsi donc, de même que par une seule faute le résultat pour des hommes de toutes sortes ce fut la condamnation, de même aussi par un seul acte de justification le résultat pour des hommes de toutes sortes c’est qu’on les déclare justes pour la vie. 19 Car de même que par la désobéissance de ce seul homme beaucoup ont été constitués pécheurs, de même aussi par l’obéissance de cette seule [personne] beaucoup seront constitués justes. 20 Or la Loi est venue prendre place à côté, afin que la faute abonde. Mais là où le péché a abondé, la faveur imméritée a abondé encore plus. 21 Dans quel but ? Pour que, de même que le péché a régné avec la mort, de même aussi la faveur imméritée règne par la justice pour la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur » (versets 18-21).
La Loi Mosaïque a défini la notion de péché et de condamnation à mort: « La Loi est venue prendre place à côté, afin que la faute abonde » (verset 20). La faveur imméritée grâce à ce don qu’est Jésus-Christ fait abonder la justice et la possibilité de la vie éternelle pour chacun d’entre nous (verset 21).
Le péché est une expression générique biblique de ce qui ne remplit plus de façon impersonnelle (sans sentiment), les critères de la Sainteté de Dieu…
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Chapitre 6 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
Compte tenu de ce que Paul a écrit sur la faveur imméritée qui permet le pardon des péchés sur la base du sacrifice du Christ, il explique ensuite que nous ne devons pas en abuser pour pratiquer volontairement le péché, pour une raison principale:
« Que dirons-nous donc ? Resterons-nous dans le péché pour que la faveur imméritée abonde ? 2 Que cela n’arrive jamais ! Puisque nous sommes morts par rapport au péché, comment continuerons-nous à vivre encore en lui ? 3 Ou bien ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés dans Christ Jésus, nous avons été baptisés dans sa mort ? 4 Nous avons donc été enterrés avec lui par notre baptême dans sa mort, afin que, de même que Christ a été relevé d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. 5 Car si nous nous sommes unis à lui dans la ressemblance de sa mort, à coup sûr nous serons aussi [unis à lui dans la ressemblance] de sa résurrection ; 6 parce que nous savons que notre vieille personnalité a été attachée avec [lui] sur le poteau, pour que notre corps pécheur devienne inactif, pour que nous ne continuions plus d’être esclaves du péché. 7 Car celui qui est mort a été acquitté de [son] péché. 8 De plus, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. 9 Car nous savons que Christ, maintenant qu’il a été relevé d’entre les morts, ne meurt plus ; la mort ne domine plus sur lui. 10 Car [la mort] dont il est mort, il en est mort par rapport au péché une fois pour toutes ; mais [la vie] qu’il vit, il la vit par rapport à Dieu. 11 De même vous aussi : estimez-vous comme bien morts par rapport au péché, mais vivants par rapport à Dieu par Christ Jésus » (versets 1-11).
La raison principale pour laquelle nous ne devons pas pratiquer le péché volontaire est que nous avons été baptisés dans la mort du Christ. Lors du baptême chrétien, le bref instant de submersion du corps sous l’eau représente cette mort de notre ancienne personnalité, avec ses défauts et ses pratiques graves du péché. Le ministère du Christ de trois ans et demi était un baptême dans la mort, qui allait aboutir à sa mort sacrificielle, pour ensuite être ressuscité le troisième jour. Notre baptême dans la mort dure le temps de notre ministère dans le présent système de choses. Avant ce ministère, qui a commencé par notre baptême, nous avons progressivement fait mourir notre ancienne personnalité et, ensuite, après ce baptême dans la mort du Christ, nous serons ressuscités, comme Christ l’a été.
« Car celui qui est mort a été acquitté de son péché »: Cette vérité biblique importante nous permet de comprendre que, lorsqu’une personne meurt, elle est automatiquement acquittée de l’ensemble de ses péchés commis durant sa vie. C’est Dieu, par le moyen de son Fils Jésus-Christ, qui jugera si cette personne sera ressuscitée ou pas. Par exemple, dans le cas de Judas Iscariote, il est évident qu’il ne sera pas ressuscité, parce que Jésus-Christ l’a appelé le « fils de la destruction », titre évocateur d’une destruction éternelle sans possibilité de résurrection (Jean 17:12). D’un autre côté, Jésus-Christ a dit que, dans le futur, il y aura une résurrection tant des justes que des injustes. Cette résurrection des injustes sera permise justement par le fait qu’ils auront été acquittés de leurs anciens péchés commis par erreur, avant leur mort, dans l’ancien système de choses (Jean 5:28,29). Cette résurrection des morts est rendue possible grâce à la valeur rançon, ou échange, du sacrifice du Christ (Matthieu 20:28).
« Que le péché ne continue donc pas à régner dans vos corps mortels pour que vous obéissiez à leurs désirs. 13 Et ne présentez plus vos membres au péché comme des armes d’injustice, mais présentez-vous à Dieu comme des vivants d’entre les morts, — et vos membres à Dieu comme des armes de justice. 14 Car le péché ne doit pas dominer sur vous, puisque vous n’êtes pas sous [la] loi, mais sous [la] faveur imméritée » (versets 12-14).
Compte tenu de notre baptême dans la mort du Christ, nous avons enterré notre ancienne personnalité, et nous devons faire en sorte que le péché qui habite en nous ne domine pas notre comportement ; il ne doit pas dominer sur nous. Si nous menons sincèrement ce combat quotidien contre le péché en nous, c’est alors que s’appliquera la miséricorde de Dieu et du Christ pour le pardon des péchés et l’application de la faveur imméritée en notre faveur (lire Romains 7:21-25). Paul conclut son propos en nous exhortant à ne plus être esclaves du péché, mais plutôt à être esclaves de la justice:
« Que conclure ? Allons-nous commettre un péché parce que nous ne sommes pas sous [la] loi, mais sous [la] faveur imméritée ? Que cela n’arrive jamais ! 16 Ne savez-vous pas que si vous continuez à vous présenter à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui-là parce que vous lui obéissez, soit du péché pour la mort, soit de l’obéissance pour la justice ? 17 Mais grâces [soient rendues] à Dieu : vous étiez les esclaves du péché, mais vous avez obéi de cœur à la forme d’enseignement à laquelle vous avez été livrés. 18 Oui, puisque vous avez été libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. 19 Je parle avec des mots tout humains à cause de la faiblesse de votre chair : car de même que vous avez présenté vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’illégalité pour l’illégalité, ainsi maintenant présentez vos membres comme esclaves à la justice pour la sainteté. 20 Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres par rapport à la justice » (versets 15-20).
Le chapitre 6 se conclut par une phrase simple qui montre que la conséquence impitoyable du péché, c’est la mort ; cependant, le don plein de miséricorde que nous présente Dieu, le Père céleste, c’est la possibilité de la vie éternelle:
« Quel était donc le fruit que vous aviez alors ? Des choses dont vous avez honte maintenant. Car la fin de ces choses, c’est la mort. 22 Cependant, maintenant, parce que vous avez été libérés du péché, mais que vous êtes devenus esclaves de Dieu, vous avez votre fruit en fait de sainteté, et la fin : la vie éternelle. 23 Car le salaire que paie le péché, c’est la mort, mais le don que Dieu donne, c’est la vie éternelle par Christ Jésus notre Seigneur » (versets 21-23).
La résurrection terrestre des justes qui ne seront pas jugés (Jean 5:28,29)
Les ressuscités justes ne seront pas jugés ou scrutés, mais obtiendront une résurrection de vie éternelle…
La résurrection terrestre des injustes qui seront jugés (Jean 5:28,29)
Les ressuscités injustes seront jugés ou scrutés avant d’obtenir éventuellement la vie éternelle…
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Chapitre 7 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
Paul explique que, désormais, les chrétiens d’origine juive (ceux qui lisent sa lettre), qui appliquaient la Loi mosaïque dans leur vie, ne sont plus esclaves du code écrit qui rendait manifestes leurs péchés, devenant cette fois la propriété du Christ pour être esclaves, dans un sens nouveau, par l’esprit:
« Se peut-il que vous ignoriez, frères (car je parle à des gens qui s’y connaissent en matière de loi) que la Loi domine sur un homme aussi longtemps qu’il vit ? 2 Par exemple, une femme mariée est liée par [la] loi à son mari tant qu’il est vivant, mais si son mari meurt, elle est libérée de la loi de son mari. 3 Ainsi donc, du vivant de son mari, elle serait appelée adultère si elle devenait [la femme] d’un autre homme. Mais si son mari meurt, elle est libre par rapport à sa loi, de sorte qu’elle n’est pas adultère si elle devient [la femme] d’un autre homme. 4 Ainsi, mes frères, vous de même vous êtes devenus [des hommes qui sont] morts à la Loi grâce au corps du Christ, pour devenir [la propriété] d’un autre, de celui qui a été relevé d’entre les morts, afin que nous produisions du fruit pour Dieu. 5 Car lorsque nous vivions selon la chair, les passions pécheresses excitées par la Loi étaient à l’œuvre dans nos membres, afin que nous produisions du fruit pour la mort. 6 Mais maintenant nous avons été libérés de la Loi, parce que nous sommes morts à ce par quoi nous étions tenus ferme, afin que nous soyons esclaves dans un sens nouveau par l’esprit et non dans l’ancien sens par le code écrit » (versets 1-6).
Ensuite, il explique une idée importante qu’il a déjà écrite, à savoir que la Loi a rendu manifeste le péché, en donnant des exemples concrets. Cependant, cela ne rend pas la Loi injuste ; elle est sainte:
« Que dirons-nous donc ? La Loi est-elle péché ? Que cela n’arrive jamais ! En effet, je n’aurais pas appris à connaître le péché s’il n’y avait pas eu la Loi ; et, par exemple, je n’aurais pas connu la convoitise si la Loi n’avait pas dit : “ Tu ne dois pas convoiter. ” 8 Mais le péché, trouvant une occasion grâce au commandement, a produit en moi toutes sortes de convoitises, car en dehors de [la] loi le péché était mort. 9 Oui, moi j’étais vivant autrefois en dehors de [la] loi ; mais quand le commandement est arrivé, le péché a repris vie, mais moi je suis mort. 10 Et le commandement qui était pour la vie, j’ai trouvé qu’il était pour la mort. 11 Car le péché, trouvant une occasion grâce au commandement, m’a séduit et par son moyen m’a tué. 12 La Loi, elle, est donc sainte, et le commandement est saint et juste et bon » (versets 7-12).
Dit en passant, on peut constater que l’apôtre Paul inclut les Dix Commandements dans la Loi, parce qu’il cite le dixième: « Tu ne dois pas convoiter ». Certains chrétiens qui pratiquent un sabbat obligatoire, qui fait partie d’un des dix commandements, sous prétexte que ces derniers ne font pas partie de la Loi. Le texte de Romains 7:7 prouve que ce n’est pas le cas et que par conséquent, les chrétiens qui pratiquent un sabbat obligatoire n’ont aucune base biblique pour le faire parce que nous ne sommes plus sous la Loi, Christ étant la fin de la Loi (Romains 10:4).
Dans le passage qui suit, Paul explique plus en détail le combat entre vouloir faire le bien, en cherchant à obéir à la loi de Dieu, et la force intérieure qui nous pousse à mal agir, en raison de la loi du péché, héritée d’Adam:
« Ce qui est bon est-il alors devenu pour moi [la] mort ? Que cela n’arrive jamais ! Mais c’est le péché, afin qu’il soit manifesté comme péché produisant pour moi la mort par le moyen de ce qui est bon ; afin que le péché devienne bien plus pécheur par le moyen du commandement. 14 Car nous savons que la Loi est spirituelle ; mais moi je suis charnel, vendu sous le péché. 15 Car ce que j’accomplis, je ne le sais pas. Car ce que je veux, je ne le pratique pas ; mais ce que je hais, c’est ce que je fais. 16 Cependant, si ce que je ne veux pas, c’est ce que je fais, je reconnais que la Loi est excellente. 17 Mais maintenant ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui réside en moi. 18 Car je sais qu’en moi, c’est-à-dire dans ma chair, il n’habite rien de bon ; car la faculté de vouloir est présente chez moi, mais la faculté d’accomplir ce qui est excellent n’est pas [présente]. 19 Car le bien que je veux, je ne le fais pas, mais le mal que je ne veux pas, c’est ce que je pratique. 20 Si donc ce que je ne veux pas, c’est ce que je fais, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui réside en moi » (versets 13-20).
« Car le bien que je veux, je ne le fais pas, mais le mal que je ne veux pas, c’est ce que je pratique » (verset 19), cette phrase résume très bien cet antagonisme qu’il y a en chaque être humain pécheur qui doit se battre intérieurement pour faire en sorte que sa volonté d’agir bien, du point de vue de Dieu, l’emporte sur la force intérieure qui voudrait nous faire agir dans le sens contraire. C’est pour cela qu’en conclusion, de ce chapitre 7, Paul nous encourage à ne pas nous décourager dans ce combat contre les forces du mal qui agissent en nous, pour faire prévaloir notre volonté d’agir bien, par des actions conformes à la volonté de Dieu. Nous remporterons ce combat en comptant sur la miséricorde de Dieu, par le moyen de Jésus-Christ:
« Je trouve donc cette loi dans mon cas : quand je veux faire ce qui est juste, ce qui est mauvais est présent chez moi. 22 Je prends en effet plaisir à la loi de Dieu selon l’homme que je suis intérieurement, 23 mais je vois dans mes membres une autre loi qui fait la guerre contre la loi de mon intelligence et qui m’emmène captif vers la loi du péché qui est dans mes membres. 24 Homme misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps voué à cette mort ? 25 Grâces [soient rendues] à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, par [mon] intelligence, moi je suis esclave de la loi de Dieu, mais, par [ma] chair, [je suis esclave] de la loi du péché » (versets 21-25).
Beaucoup d’hommes et de femmes pensent qu’il est impossible que Dieu leur pardonne. La miséricorde de Dieu est beaucoup plus généreuse que celle des humains….
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Chapitre 8 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
Ce chapitre répond à la question : qui sont les fils de Dieu ? Les fils de Dieu sont les fils du Royaume, pour reprendre l’expression du Christ en Matthieu 13, représentés par le bon grain, ou la belle semence que le Christ a semés dans le monde, tandis que la mauvaise semence, produisant de la mauvaise herbe, représente ceux qui ont été semés par le diable (Matthieu 13:24-30). Dans l’explication de l’allégorie, Jésus-Christ dit expressément que c’est lui qui sème les fils du Royaume (Matthieu 13:36-43). Ainsi, les fils du Royaume ou les fils de Dieu sont désignés directement par Jésus-Christ. Ces fils du Royaume ou fils de Dieu sont baptisés d’eau et d’esprit saint (Matthieu 3:11). Le concept d’espérance céleste ou terrestre ne rentre pas en ligne de compte lorsque nous lisons et analysons le chapitre 8 de la lettre aux Romains.
Le fait de savoir qui sont les fils de Dieu, se basera sur le contexte du chapitre 8, afin de savoir si, le statut de « fils de Dieu » est uniquement réservé à une catégorie de chrétiens, par exemple, ceux qui ont l’espérance céleste de faire partie des 144000, ou à l’ensemble des chrétiens, incluant ceux qui on une espérance terrestre (Apocalypse 7:1-8 (les 144000) ; 7:9-17 (la grande foule qui survivra à la grande tribulation). Afin que le lecteur puisse vérifier par lui-même, le contexte révèle deux points importants:
1 – L’apôtre Paul ne parle à aucun moment directement, de deux catégories de chrétiens, mais plutôt de deux catégories d’humains, ceux qui vivent selon les désirs charnels, et ceux (les chrétiens fidèles) qui vivent en se laissant guider par l’esprit saint.
2 – L’apôtre Paul n’évoque pas l’espérance de la vie éternelle, en faisant directement une différence entre la vie éternelle au ciel et la vie éternelle dans le futur paradis terrestre.
« Ceux donc qui sont en union avec Christ Jésus n’ont pas de condamnation. 2 Car la loi de l’esprit qui donne la vie en union avec Christ Jésus t’a libéré de la loi du péché et de la mort. 3 Car — comme il y avait une impuissance du côté de la Loi, pendant qu’elle était faible du fait de la chair — Dieu, en envoyant son propre Fils dans la ressemblance de la chair pécheresse et à propos du péché, a condamné le péché dans la chair, 4 pour que la juste exigence de la Loi soit accomplie en nous qui marchons, non pas selon la chair, mais selon l’esprit. 5 En effet, ceux qui vivent selon la chair pensent aux choses de la chair, mais ceux qui vivent selon l’esprit, aux choses de l’esprit. 6 Penser à la chair, en effet, signifie la mort, mais penser à l’esprit signifie vie et paix ; 7 parce que penser à la chair signifie inimitié contre Dieu, car elle n’est pas soumise à la loi de Dieu, et même, elle ne peut pas l’être. 8 Ceux donc qui vivent selon la chair ne peuvent plaire à Dieu. 9 Cependant, vous vivez, non pas selon la chair, mais selon l’esprit, si vraiment l’esprit de Dieu habite en vous. Mais si quelqu’un n’a pas l’esprit de Christ, celui-là ne lui appartient pas. 10 Mais si Christ est en union avec vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. 11 Si donc l’esprit de celui qui a relevé Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a relevé Christ Jésus d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels grâce à son esprit qui réside en vous » (versets 1-11).
Dans les versets 1 à 8, l’apôtre Paul, décrit ceux qui marchent selon la chair: « En effet, ceux qui vivent selon la chair pensent aux choses de la chair, mais ceux qui vivent selon l’esprit, aux choses de l’esprit » (verset 5). Ce verset résume très bien, le contraste entre ces deux catégories d’humains, ceux qui vivent selon des désirs charnels, et ceux qui vivent selon l’esprit.
Dans les versets 9 à 11, tout en décrivant ceux qui sont « fils de Dieu », par adoption, répète la différence entre deux catégories d’humains, d’une manière différente: « Cependant, vous vivez, non pas selon la chair, mais selon l’esprit, si vraiment l’esprit de Dieu habite en vous. Mais si quelqu’un n’a pas l’esprit de Christ, celui-là ne lui appartient pas » (verset 9).
Plus concrètement, ceux qui marchent selon la chair manifestent les fruits de la chair, et les fils de Dieu qui marchent selon l’esprit manifestent les fruits de l’esprit, décrits en Galates: « Or les œuvres de la chair sont manifestes ; ce sont fornication, impureté, dérèglement, 20 idolâtrie, pratique du spiritisme, inimitiés, querelle, jalousie, accès de colère, disputes, divisions, sectes, 21 envies, soûleries, orgies et choses semblables. Quant à ces choses, je vous préviens, comme je vous ai déjà prévenus, que ceux qui pratiquent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu. 22 Par contre, le fruit de l’esprit est amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, foi, 23 douceur, maîtrise de soi. Contre de telles choses il n’y a pas de loi » (Galates 5:19-23).
« Ainsi donc, frères, nous sommes tenus, [mais] non envers la chair pour vivre selon la chair ; 13 car si vous vivez selon la chair, vous mourrez à coup sûr ; mais si par l’esprit vous faites mourir les pratiques du corps, vous vivrez. 14 Car tous ceux qui sont conduits par l’esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit d’esclavage inspirant de nouveau la crainte, mais vous avez reçu un esprit d’adoption comme fils, par lequel nous crions : “ Abba, Père ! ” 16 L’esprit lui-même témoigne avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 17 Si donc nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : oui, héritiers de Dieu, mais cohéritiers de Christ, pourvu que nous souffrions avec lui pour être aussi glorifiés avec lui » (versets 12-17).
Le verset 17, semble s’appliquer aux 144000: « Si donc nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: oui, héritiers de Dieu, mais cohéritiers de Christ, pourvu que nous souffrions avec lui pour être aussi glorifiés avec lui ». Lorsque l’apôtre Paul écrit que ceux qui sont enfants de Dieu, sont aussi cohéritiers de Christ, il semble faire allusion à l’héritage céleste avec Jésus-Christ (même s’il n’est pas directement mentionné) (Voir Apocalypse 14:1-5, les 144000 sur le mont Sion (dans les cieux), avec le roi Jésus-Christ). De plus, les versets précédents semblent décrire ce processus qui permet à un chrétien, de savoir qu’il a l’appel céleste (d’être cohéritier de Christ): « Car vous n’avez pas reçu un esprit d’esclavage inspirant de nouveau la crainte, mais vous avez reçu un esprit d’adoption comme fils, par lequel nous crions: “Abba, Père!” L’esprit lui-même témoigne avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (verset 15,16). À ce stade de l’examen, la question qui se pose, est la suivante, si semble-t-il, l’apôtre Paul applique l’expression « enfants de Dieu », aux cohéritiers de Christ (les 144000), est-ce à dire qu’il ne s’applique pas à l’ensemble des Chrétiens qui vivent selon l’esprit, et qui ont l’espérance terrestre? Une fois de plus il faut examiner le contexte de Romains 8.
« Aussi j’estime que les souffrances de l’époque présente ne pèsent rien en comparaison de la gloire qui va être révélée en nous. 19 Car l’attente impatiente de la création attend la révélation des fils de Dieu. 20 Car la création a été soumise à la futilité, non de son propre gré, mais à cause de celui qui l’a soumise, en raison de l’espérance 21 que la création elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption et aura la liberté glorieuse des enfants de Dieu. 22 Car nous savons que jusqu’à maintenant toute la création ne cesse de gémir ensemble et de souffrir ensemble. 23 Et non seulement cela, mais nous aussi, qui avons les prémices, à savoir l’esprit, oui nous gémissons en nous-mêmes, tandis que nous attendons ardemment d’être adoptés comme fils, d’être libérés de notre corps par rançon. 24 Car nous avons été sauvés dans [cette] espérance ; mais une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car lorsqu’un homme voit quelque chose, l’espère-t-il ? 25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous continuons à l’attendre avec endurance » (versets 18-25).
Selon le contexte de Romains 8, peut être appelé « fils de Dieu » en étant simplement héritier de Dieu, sans nécessairement être cohéritier du Christ à la manière des 144000: « Si donc nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: oui, héritiers de Dieu » (verset 17).
Le fait même que l’apôtre Paul ajoute, « mais cohéritiers de Christ », semble appuyer l’idée que les « héritiers de Dieu » représentent l’ensemble de l’humanité obéissante et que les « cohéritiers de Christ », dans ce contexte, concernent les 144000. Il est tout à fait logique, toujours selon le contexte de Romains 8, de considérer les chrétiens fidèles ayant l’espérance terrestre, comme des « enfants de Dieu » qui seront ses héritiers, en vue de la vie éternelle. Il convient de rappeler qu’en Romains 8, l’apôtre Paul écrit que les « enfants de Dieu » vivent selon l’esprit, et c’est tout à fait le cas des chrétiens fidèles qui ont l’espérance terrestre. De plus, s’il est évident que l’expression de « cohéritiers de Christ » a un sens restrictif en Romains (8:12-17), s’appliquant seulement aux 144000, cette expression peut tout à fait s’appliquer actuellement aux chrétiens fidèles qui ont l’espérance terrestre, dans le sens large de Luc 23:43: « Tu seras avec moi dans le Paradis ». Les chrétiens actuellement fidèles et qui ont l’espérance terrestre, seront, dans un sens large, « cohéritiers de Christ », car ils seront avec lui dans le Paradis…
Enfin, il est aussi bon de se rappeler comment commence la prière du Notre Père: « Notre Père dans les cieux » (Matthieu 6:9)… Si Jésus-Christ demande à ce que l’on prie son Père ainsi, c’est bien la preuve que Dieu n’attendra pas mille ans pour considérer dès à présent, que les chrétiens fidèles qui ont l’espérance terrestre, soient ses enfants, les enfants de Dieu… « Car tous ceux qui sont conduits par l’esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu! » (Romains 8:14). Tous les chrétiens baptisés d’eau et d’esprit saint, quelle que soit leur espérance de vie éternelle (au ciel ou sur la terre), sont des fils de Dieu.
« Car la création a été soumise à la futilité, non de son propre gré, mais à cause de celui qui l’a soumise, en raison de l’espérance » (verset 20).
Celui qui a soumis la création à la futilité en raison de l’espérance, c’est Dieu. Dans le récit de la Genèse, au chapitre 3, nous lisons que Satan le diable s’est rebellé contre Dieu. Adam et Ève l’ont suivi dans cette rébellion. Après quoi, Dieu a émis un jugement que voici:
« Alors Jéhovah Dieu dit au serpent : “Parce que tu as fait cette chose, tu es le maudit parmi tous les animaux domestiques et parmi toutes les bêtes sauvages des champs. Sur ton ventre tu iras et c’est de la poussière que tu mangeras tous les jours de ta vie. 15 Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta semence et sa semence. Il te meurtrira à la tête et tu le meurtriras au talon. ”
16 À la femme il dit : “ J’augmenterai beaucoup la douleur de ta grossesse ; c’est dans les souffrances que tu mettras au monde des enfants, et vers ton mari sera ton désir, et lui te dominera. ”
17 Et à Adam il dit : “ Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as alors mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : ‘ Tu ne dois pas en manger ’, maudit est le sol à cause de toi. C’est dans la douleur que tu en mangeras les produits tous les jours de ta vie. 18 Il fera pousser pour toi épines et chardons, et tu devras manger la végétation des champs. 19 À la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris. Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière” » (Genèse 3:14-19).
C’est par ce jugement sans appel que Dieu a soumis la création, c’est-à-dire la descendance d’Adam, à la futilité, à la mort (Romains 5:12 ; 6:23). Néanmoins, le verset 15, montre qu’il y a une espérance pour cette descendance.
Quel est le message de cette énigme prophétique ? Dieu informe que son dessein de peupler la terre d’une humanité juste se réalisera à coup sûr (Genèse 1 :26-28). Dieu rachètera la descendance par l’intermédiaire de la « semence de la femme » (Genèse 3 :15).
« Pareillement, l’esprit aussi vient en aide à notre faiblesse ; car le [problème, le voici] : ce pour quoi nous devons prier comme nous en avons besoin, nous ne le savons pas, mais l’esprit lui-même sollicite pour nous avec des gémissements qui n’ont pas été exprimés. 27 Cependant, celui qui scrute les cœurs sait quelle est l’intention de l’esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il sollicite pour des saints » (versets 26,27).
Parfois, lorsque nous prions notre Père céleste, nous ne savons pas mettre des mots sur notre sollicitation, tout au plus des gémissements. Cependant, comme l’a dit Jésus-Christ, Dieu sait ce que nous voulons dire avant même que nous essayions de l’exprimer, quand bien même il s’agirait de simples gémissements: « Dieu votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous le lui demandiez » (Matthieu 6:8). Dans la déclaration qui suit, nous voyons que Dieu ainsi que son Fils Jésus-Christ seront toujours dans la bienveillance envers les fils de Dieu qui s’efforcent au mieux de faire sa volonté:
« Or nous savons que Dieu fait coopérer toutes ses œuvres pour le bien de ceux qui aiment Dieu, ceux qui sont les appelés selon son dessein ; 29 parce que ceux qu’il a reconnus en premier lieu, il les a aussi destinés d’avance à être modelés d’après l’image de son Fils, pour qu’il soit le premier-né parmi beaucoup de frères. 30 De plus, ceux qu’il a destinés d’avance, ce sont ceux qu’il a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, ce sont ceux qu’il a aussi déclarés justes. Enfin, ceux qu’il a déclarés justes, ce sont ceux qu’il a aussi glorifiés. 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? 32 Lui qui n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, pourquoi avec lui ne nous donnera-t-il pas aussi volontiers toutes les autres choses ? 33 Qui portera une accusation contre ceux que Dieu a choisis ? Dieu est Celui qui [les] déclare justes. 34 Qui est celui qui condamnera ? Christ Jésus est celui qui est mort, oui plutôt celui qui a été relevé d’entre les morts, qui est à la droite de Dieu, qui sollicite aussi pour nous » (versets 28-34).
La conclusion de ce chapitre 8 est un bel encouragement montrant que, tant que nous nous efforcerons au mieux d’être fidèles à Dieu et à son Fils, en tant que fils de Dieu, son amour envers nous sera inébranlable ; il ne nous abandonnera jamais:
« Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le danger, ou l’épée ? 36 Comme c’est écrit : “ À cause de toi nous sommes mis à mort tout au long du jour ; oui, on nous regarde comme des moutons destinés à l’abattage. ” 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous remportons une victoire complète grâce à celui qui nous a aimés. 38 Car je suis convaincu que ni mort ni vie, ni anges ni gouvernements, ni choses présentes ni choses à venir, ni puissances, 39 ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre création ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Christ Jésus notre Seigneur » (versets 35-39).
L’homme spirituel et l’homme physique
Cependant, l’homme spirituel examine toutes choses, mais lui-même n’est examiné par personne…
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Chapitre 9 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
En introduction de ce chapitre 9, Paul exprime des sentiments personnels de profonde tristesse envers son peuple, Israël, sa propre famille israélite, concernant les propos qui vont suivre:
« Je dis la vérité en Christ ; je ne mens pas, puisque ma conscience témoigne avec moi dans [l’]esprit saint : 2 j’ai une grande tristesse et une douleur incessante dans mon cœur. 3 Car je souhaiterais être moi-même séparé — comme maudit — du Christ, pour mes frères, mes parents selon la chair, 4 qui, à ce titre, sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption comme fils, et la gloire, et les alliances, et le don de la Loi, et le service sacré, et les promesses ; 5 à qui appartiennent les ancêtres et de qui le Christ [est issu] selon la chair : Dieu, qui est au-dessus de tout, [soit] béni pour toujours. Amen » (versets 1-5).
Dorénavant, la véritable identité de Juif n’est plus selon la chair, mais selon l’esprit. Désormais, le véritable Juif est spirituel, avec une circoncision spirituelle (Romains 2:25-29):
« Cependant, ce n’est pas comme si la parole de Dieu avait échoué. Car ce ne sont pas tous ceux qui [sont issus] d’Israël qui sont véritablement “ Israël ”. 7 Ce n’est pas non plus parce qu’ils sont la semence d’Abraham qu’ils sont tous des enfants, mais : “ Ce qui sera appelé ‘ ta semence ’ viendra par Isaac. ” 8 C’est-à-dire : les enfants de la chair ne sont pas véritablement les enfants de Dieu, mais les enfants de la promesse sont comptés comme semence. 9 Car voici la parole de promesse : “ À cette époque-ci je viendrai et Sara aura un fils. ” 10 Cependant il n’y a pas que cet exemple-là, mais aussi lorsque Rébecca a conçu des jumeaux de ce seul [homme], Isaac notre ancêtre : 11 en effet, alors qu’ils n’étaient pas encore nés et n’avaient rien pratiqué de bon ou de vil, afin que le dessein de Dieu concernant le choix continue à dépendre, non pas des œuvres, mais de Celui qui appelle, 12 il lui a été dit : “ L’aîné sera l’esclave du cadet. ” 13 Comme c’est écrit : “ J’ai aimé Jacob, mais Ésaü, je l’ai haï » » (versets 6-13).
Le chrétien est désormais un juif spirituel, faisant partie d’une Israël spirituelle, appelée l’Israël de Dieu (Galates 6:16). Ce décret divin, comme celui de préférer Jacob à Ésaü, pourrait sembler être de la partialité, voire une forme d’injustice. Cependant, l’apôtre Paul montre que Dieu utilise sa miséricorde comme il veut, selon Exode 33:19, que Paul va citer et commenter:
« Que dirons-nous donc ? Y a-t-il de l’injustice chez Dieu ? Que cela n’arrive jamais ! 15 Car il dit à Moïse : “ J’aurai pitié de qui j’ai pitié, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. ” 16 Ainsi donc, cela dépend, non pas de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu, qui a pitié. 17 Car l’Écriture dit à Pharaon : “ C’est pour cela même que je t’ai laissé subsister, pour montrer à ton sujet ma puissance, et pour que mon nom soit proclamé dans toute la terre. ” 18 Ainsi donc, il a pitié de qui il veut, mais il laisse s’obstiner qui il veut » (versets 14-18).
Dans la suite de son argumentation, il montre qu’en tant qu’humains, nous ne sommes pas en situation de poser la question à Dieu : « Qu’as-tu fait ? », comme s’il devait nous rendre des comptes en quoi que ce soit. D’ailleurs, le roi de Babylone, dans le livre de Daniel, a humblement fait ce constat en s’adressant à Dieu dans la prière: « Et il n’existe personne qui puisse arrêter sa main ou qui puisse lui dire : ‘ Qu’as-tu fait ?’ » (Daniel 4:35):
« Tu me diras donc : “ Pourquoi fait-il encore des reproches ? Car qui a résisté à sa volonté explicite ? ” 20 Mais, ô homme, qui es-tu donc pour répliquer à Dieu ? L’objet façonné dira-t-il à celui qui l’a façonné : “ Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? ” 21 Comment ? Est-ce que le potier n’a pas pouvoir sur l’argile pour faire de la même masse tel récipient pour un usage honorable, tel autre pour un usage déshonorant ? 22 Si donc Dieu, bien que voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec beaucoup de patience des vases de colère devenus dignes de destruction, 23 afin de faire connaître la richesse de sa gloire à des vases de miséricorde qu’il a préparés d’avance pour la gloire, 24 à savoir nous, qu’il a appelés non seulement d’entre les Juifs, mais aussi d’entre les nations, [qu’a-t-on à redire ?] 25 C’est comme il le dit aussi dans Hoshéa : “ Ceux qui n’étaient pas mon peuple, je les appellerai ‘ mon peuple ’, et ‘ bien-aimée ’ celle qui n’était pas bien-aimée ; 26 et dans le lieu où il leur avait été dit : ‘ Vous n’êtes pas mon peuple ’, là ils seront appelés ‘ fils du Dieu vivant ’” » (versets 19-26).
Les vases de colère représentent les humains, particulièrement la nation d’Israël, qui n’ont pas eu foi en Christ et qui seront détruits à terme (lire Matthieu 23). Les vases de miséricorde sont les humains, Juifs et non-Juifs, qui exercent la foi en Jésus-Christ. Cette miséricorde divine a permis d’éviter une destruction irréversible, telle qu’à Sodome et Gomorrhe:
« Isaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël : “ Même si le nombre des fils d’Israël était comme le sable de la mer, c’est le reste qui sera sauvé. 28 Car Jéhovah fera rendre des comptes sur la terre, achevant cela et l’écourtant. ” 29 Et, comme Isaïe l’avait dit jadis : “ Si Jéhovah des armées ne nous avait laissé une semence, nous serions devenus comme Sodome, et nous aurions été rendus semblables à Gomorrhe” » (versets 27-29).
Paul explique pourquoi les Israélites ne sont parvenus à la justice devant Dieu : parce qu’ils pensaient y parvenir seulement par les œuvres de la Loi. Tandis que les gens des nations sont parvenus à l’état de justice en vertu de la foi dans le sacrifice du Christ, la pierre qui fait trébucher:
« Que dirons-nous donc ? Que des gens des nations, bien que ne poursuivant pas la justice, ont atteint la justice, la justice qui provient de la foi ; 31 mais qu’Israël, bien que poursuivant une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi. 32 Pourquoi ? Parce qu’il la poursuivait, non par la foi, mais comme par les œuvres. Ils ont trébuché sur la “ pierre qui fait trébucher ” ; 33 comme c’est écrit : “ Voyez ! Je pose en Sion une pierre qui fait trébucher et un rocher de scandale, mais celui qui met sa foi en lui ne sera pas déçu” » (versets 30-33).
Cette Nouvelle Alliance concerne tous les chrétiens fidèles, quelle que soit leur espérance (céleste ou terrestre)…
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Chapitre 10 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
« Frères, la bienveillance de mon cœur et ma supplication à Dieu pour eux sont évidemment pour leur salut. 2 Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu ; mais non selon la connaissance exacte ; 3 en effet, ne connaissant pas la justice de Dieu, mais cherchant à établir la leur propre, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. 4 Car Christ est la fin de la Loi, pour que tout homme qui exerce la foi ait la justice » (versets 1-4).
L’apôtre Paul reconnaît que les Juifs ont du zèle pour Dieu, mais non selon la connaissance exacte. Cette connaissance exacte est que les chrétiens ne sont plus sous l’autorité de la Loi mosaïque, parce que Christ est la fin de la Loi (verset 4).
Malgré cela, actuellement, certains groupements religieux chrétiens appliquent, de manière obligatoire, certains aspects de la Loi mosaïque. Par exemple, ils appliquent l’obligation d’un sabbat, prétextant que les Dix Commandements ne font pas partie de la Loi. Or, comme nous l’avons lu plus haut en Romains 7:7, l’apôtre a inclus un des Dix Commandements dans la Loi (Tu ne dois pas convoiter), ce qui est la preuve biblique que la loi sur le sabbat fait partie de l’ensemble de la Loi. Par conséquent, sous la loi du Christ, nous ne sommes plus sous l’obligation d’observer un sabbat. D’autres imposent la loi financière de l’obligation du versement d’une dîme. Cette pratique est hors de la loi du Christ, qui n’impose pas de versements financiers obligatoires à des bergers qui se font entretenir par le troupeau, ni à des clergés souvent d’origine américaine, organisés en véritables corporations financières et immobilières affairistes.
« Moïse écrit en effet que l’homme qui aura pratiqué la justice de la Loi vivra par elle. 6 Mais la justice provenant de la foi parle ainsi : “ Ne dis pas dans ton cœur : ‘ Qui montera au ciel ? ’ c’est-à-dire : pour faire descendre Christ ; 7 ou : ‘ Qui descendra dans l’abîme ? ’ c’est-à-dire : pour faire remonter Christ d’entre les morts. ” 8 Mais que dit-elle ? “ La parole est près de toi, dans ta bouche même et dans ton cœur même ” ; c’est-à-dire : la “ parole ” de la foi, que nous prêchons. 9 Car si tu déclares publiquement cette ‘ parole dans ta bouche même ’, que Jésus est Seigneur, et si tu exerces la foi dans ton cœur que Dieu l’a relevé d’entre les morts, tu seras sauvé. 10 Car c’est avec le cœur qu’on exerce la foi pour la justice, mais c’est avec la bouche qu’on fait la déclaration publique pour le salut » (versets 5-10).
D’une façon très abstraite, Paul écrit que la justice de la foi ne légifère pas sur le fait de savoir qui montera au ciel, ni qui descendra dans l’abîme. La justice de la foi ne condamne pas ; elle récompense par le salut éternel ceux qui exercent la foi en Jésus-Christ.
Cependant, cette foi se traduit par une déclaration publique: « Car c’est avec le cœur qu’on exerce la foi pour la justice, mais c’est avec la bouche qu’on fait la déclaration publique pour le salut » (verset 10). Cette déclaration, sous forme d’une prédication de la bonne nouvelle et d’un enseignement, fait partie des œuvres de la foi en Jésus-Christ. Ces œuvres de la foi en Jésus-Christ montrent qu’elle est vivante: « De même aussi la foi, si elle n’a pas d’œuvres, est morte en elle-même » (Jacques 2:17). Dans la suite du chapitre 10, Paul montre pourquoi la déclaration publique de notre foi en Jésus-Christ est importante:
« Car l’Écriture dit : “ Quiconque met sa foi en lui ne sera pas déçu. ” 12 Il n’y a pas en effet de distinction entre Juif et Grec, car il y a le même Seigneur au-dessus de tous, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. 13 Car “ tout homme qui invoquera le nom de Jéhovah sera sauvé ”. 14 Cependant, comment invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas foi ? Et comment auront-ils foi en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment entendront-ils sans quelqu’un qui prêche ? 15 Et comment prêcheront-ils, à moins qu’ils n’aient été envoyés ? Comme c’est écrit : “ Qu’ils sont jolis les pieds de ceux qui annoncent des bonnes nouvelles de choses bonnes !” » (versets 11-15).
Dans les signes des derniers jours, Jésus-Christ a dit qu’il y aurait une prédication de la bonne nouvelle du royaume: « Et cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin » (Matthieu 24:14). Cela montre toute l’importance de faire la déclaration publique de notre foi, comme l’ont fait les apôtres et les disciples de leur époque.
« Toutefois, tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Isaïe dit en effet : “ Jéhovah, qui a ajouté foi à ce qu’il a entendu de nous ? ” 17 Ainsi la foi naît de ce qu’on a entendu. Et ce qu’on a entendu vient par la parole concernant Christ. 18 Toutefois je demande : Ils ont bien entendu, n’est-ce pas ? Mais voyons ! “ par toute la terre est sorti le bruit qu’ils font, et jusqu’aux extrémités de la terre habitée leurs discours ”. 19 Toutefois je demande : Israël l’a bien su, n’est-ce pas ? Tout d’abord Moïse dit : “ J’exciterai votre jalousie par ce qui n’est pas une nation ; j’exciterai votre fureur par une nation stupide. ” 20 Mais Isaïe s’enhardit jusqu’à dire : “ J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas ; je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas. ” 21 Mais au sujet d’Israël il dit : “ Tout au long du jour j’ai étendu mes mains vers un peuple qui est désobéissant et qui réplique »” (versets 11-15).
Paul explique que les messages divins ont été proclamés à la narion d’Israël, mais, dans la plupart des cas, elle n’a pas écouté. C’est pour cela que Dieu a tourné définitivement son attention vers les autres nations, plus réceptives. Il cite la prophétie d’Ésaïe: « J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas ; je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas » (verset 20 ; Ésaïe 65:1).
La prédication est une proclamation publique. Même si la prédication est un enseignement simple diffusé de manière publique, elle n’est pas à confondre avec l’enseignement pédagogique de base de la Bible, mentionné en Matthieu 28:20…
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Chapitre 11 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
Paul explique que Dieu n’a pas rejeté Israël, dans le sens qu’à l’époque de l’apôtre Paul, comme actuellement, certains israélites ont foi en Christ. Bien entendu, il rejette ceux qui n’ont absolument pas foi en son Fils Jésus-Christ (lire Matthieu 23):
« Je demande alors : Dieu n’a pas rejeté son peuple, n’est-ce pas ? Que cela n’arrive jamais ! Car moi aussi je suis un Israélite, de la semence d’Abraham, de la tribu de Benjamin. 2 Dieu n’a pas rejeté son peuple, qu’il a reconnu en premier lieu. Voyons, ne savez-vous pas ce que dit l’Écriture à propos d’Éliya, quand il sollicite Dieu contre Israël ? 3 “ Jéhovah, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels, et moi seul je suis resté, et ils cherchent mon âme. ” 4 Pourtant, que lui dit la déclaration divine ? “ J’ai laissé pour moi sept mille hommes, [des hommes] qui n’ont pas plié le genou devant Baal. ” 5 De cette manière, donc, à l’époque présente aussi, il s’est trouvé un reste selon un choix en raison de la faveur imméritée. 6 Or, si c’est par faveur imméritée, ce n’est plus en raison des œuvres ; autrement, la faveur imméritée n’est plus faveur imméritée.
7 Quoi donc ? La chose même qu’Israël recherche réellement, il ne l’a pas obtenue, mais ceux qui ont été choisis l’ont obtenue. Les autres sont devenus insensibles ; 8 comme c’est écrit : “ Dieu leur a donné un esprit de profond sommeil, des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre, jusqu’à ce jour même. ” 9 De plus, David dit : “ Que leur table devienne pour eux un piège, et un filet, et un obstacle qui fait trébucher, et une rétribution ; 10 que leurs yeux s’obscurcissent pour ne pas voir, et courbe-leur toujours le dos. ”
11 Je demande donc : Ont-ils trébuché de manière à tomber complètement ? Que cela n’arrive jamais ! Mais par leur faux pas il y a salut pour les gens des nations, afin d’exciter leur jalousie. 12 Or, si leur faux pas signifie richesse pour le monde, et si leur diminution signifie richesse pour les gens des nations, combien plus leur nombre complet signifiera-t-il cela ! » (versets 1-12).
Ensuite, pour reprendre ses termes, Paul s’adresse aux chrétiens des nations, des non-juifs qui font l’objet de la faveur imméritée de Dieu, par le moyen de l’illustration de l’olivier et de l’olivier sauvage:
« Je m’adresse maintenant à vous qui êtes des gens des nations. Puisque je suis vraiment apôtre des nations, je glorifie mon ministère, 14 si je peux de quelque manière exciter la jalousie de [ceux qui sont] ma propre chair et sauver quelques-uns d’entre eux. 15 Car si leur rejet signifie réconciliation pour le monde, que signifiera leur admission sinon la vie d’entre les morts ? 16 De plus, si [la part qu’on prélève comme] prémices est sainte, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.
17 Cependant, si quelques-unes des branches ont été arrachées, mais si toi, bien qu’étant un olivier sauvage, tu as été greffé parmi elles, et si tu es devenu participant de la racine de graisse de l’olivier, 18 ne te glorifie pas aux dépens des branches. Si toutefois tu te glorifies à leurs dépens, ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine [qui] te [porte]. 19 Tu diras alors : “ Des branches ont été arrachées pour que moi je sois greffé. ” 20 C’est exact. C’est pour [leur] manque de foi qu’elles ont été arrachées, mais toi tu es debout par la foi. Cesse d’avoir des pensées hautaines, mais sois dans la crainte. 21 Car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus. 22 Vois donc la bonté et la sévérité de Dieu. Envers ceux qui sont tombés, sévérité, mais envers toi bonté de Dieu, pourvu que tu demeures dans sa bonté ; autrement, toi aussi tu seras coupé. 23 Eux aussi, s’ils ne demeurent pas dans leur manque de foi, ils seront greffés ; car Dieu est capable de les greffer de nouveau. 24 Si toi en effet tu as été coupé de l’olivier qui est sauvage par nature et si tu as été greffé contre nature sur l’olivier cultivé, combien plutôt ceux-ci, [les rameaux] naturels, seront-ils greffés sur leur propre olivier ! » (versets 13-24).
L’olivier (non sauvage) représente le peuple que Dieu approuve, selon le contexte de ce chapitre, au verset 1. L’olivier sauvage, constitué de ses branches, représente les autres nations non juives. L’olivier (non sauvage) est constitué de branches naturelles qui sont restées attachées à l’arbre: les Israélites d’origine qui ont exercé la foi en Jésus-Christ (comme les apôtres et les premiers disciples du Christ). Par contre, quelques-unes de ses branches ont été arrachées ; il s’agit des Israélites qui n’ont pas exercé leur foi en Christ (lire Matthieu 23, (comme les pharisiens)). Ensuite, dans l’illustration, il explique que des branches de l’olivier sauvage, des gens des nations qui ont exercé la foi en Jésus-Christ, ont été greffées à l’olivier représentant le peuple de Dieu (comme Corneille et sa famille (Actes 10)). L’apôtre Paul, montre que ce processus n’est pas irréversible: certaines branches naturelles (des Israélites) peuvent être regreffées à l’olivier en raison de leur foi (comme cela a été le cas de l’apôtre Paul (lire récit d’Actes chapitre 9) (verset 24). Par contre, si des personnes d’entre les nations ne manifestent plus la foi, alors Dieu n’hésitera pas à les arracher de l’arbre, tout comme il n’a pas hésité à le faire envers les branches naturelles de l’olivier (verset 21).
En tenant compte particulièrement de la dernière idée que Dieu peut regreffer des branches naturelles (des Israélites) sur l’olivier, il explique pourquoi Dieu est réellement patient envers les juifs qui, dans un premier temps, n’ont pas exercé la foi en Christ, pour ensuite l’exercer:
« Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce saint secret, afin que vous ne soyez pas avisés à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement est arrivé en partie à Israël jusqu’à ce que le nombre complet des gens des nations soit entré, 26 et de cette façon tout Israël sera sauvé. Comme c’est écrit : “ Le libérateur viendra de Sion et détournera de Jacob les pratiques impies. 27 Et c’est là l’alliance de ma part avec eux, lorsque j’enlèverai leurs péchés. ” 28 Par rapport à la bonne nouvelle, c’est vrai, ils sont ennemis à cause de vous, mais par rapport au choix [divin], ils sont bien-aimés à cause de leurs ancêtres. 29 Car les dons et l’appel de Dieu sont des choses qu’il ne regrettera pas. 30 Car de même qu’autrefois vous désobéissiez à Dieu mais que maintenant il vous a été fait miséricorde à cause de leur désobéissance, 31 de même ceux-ci aussi ont maintenant désobéi et de la miséricorde en est résultée pour vous, afin qu’à eux aussi il soit maintenant fait miséricorde. 32 Car Dieu les a enfermés tous ensemble dans la désobéissance pour leur faire miséricorde à tous » (versets 25-32).
Selon ce qu’écrit Paul, Dieu aime les Israélites et manifeste de la patience envers eux, particulièrement à cause de leurs ancêtres (verset 28). La conclusion du chapitre 11, est un hommage à la profondeur de la sagesse divine:
« Ô profondeur de la richesse et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements [sont] inscrutables et ses voies introuvables ! 34 Car “ qui est parvenu à connaître la pensée de Jéhovah, ou qui est devenu son conseiller ” ? 35 Ou : “ Qui lui a donné le premier, pour devoir être payé de retour ? ” 36 Parce que c’est de lui, et par lui, et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire pour toujours. Amen » (versets 33-36).
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Chapitre 12 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
Dans cette partie de la lettre de Paul aux Romains, les recommandations deviennent plus relationnelles ; c’est-à-dire veiller à la qualité de notre relation avec Dieu et notre prochain, particulièrement dans la congrégation chrétienne:
« Je vous supplie donc, frères, par les compassions de Dieu, de présenter vos corps [comme] un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu : un service sacré avec votre raison. 2 Et cessez de vous conformer à ce système de choses-ci, mais transformez-vous en renouvelant votre intelligence, pour pouvoir éprouver personnellement ce qu’est la volonté de Dieu, bonne, agréable et parfaite » (versets 1,2).
Le meilleur exemple de sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, est celui du corps du Christ, présenté à Dieu lors de son baptême et durant tout son ministère jusqu’à sa mort (Hébreux 10:5-10). Le sacrifice doit être saint ; notre corps physique, avec son état mental, doit être maintenu de manière pure, sans le souiller par l’usage du tabac, ou le fait de mâcher du bétel ou d’autres substances (2 Corinthiens 7:1).
Paul ajoute l’usage de la raison, c’est-à-dire être maître de notre état mental et spirituel. Pour cela, nous devons éviter la consommation de produits qui pourraient altérer notre état mental. Par exemple, Jésus-Christ, sur son lieu d’exécution, s’est vu offrir par les soldats du vin mélangé avec du fiel, probablement pour amoindrir les souffrances qu’il allait subir durant les six heures d’agonie, mais il refusa pour avoir l’esprit clair jusqu’au bout (Matthieu 27:34). De même, le chrétien devrait s’abstenir de la consommation de drogues ou des excès d’alcool qui conduisent à des états d’ébriété.
« Car, en vertu de la faveur imméritée qui m’a été donnée, je dis à chacun d’entre vous de ne pas penser de lui-même plus qu’il ne faut penser ; mais de penser de manière à être sain d’esprit, chacun selon la mesure de foi que Dieu lui a donnée en partage. 4 Car tout comme dans un seul corps nous avons beaucoup de membres et que ces membres n’ont pas tous la même fonction, 5 ainsi nous, bien que nombreux, nous sommes un seul corps en union avec Christ, mais, individuellement, des membres qui appartiennent les uns aux autres. 6 Or, puisque nous avons des dons différents selon la faveur imméritée qui nous a été donnée, soit la prophétie, [prophétisons] selon la foi qui [nous] a été attribuée ; 7 soit un ministère, [appliquons-nous] à ce ministère ; soit celui qui enseigne, [qu’il s’applique] à son enseignement ; 8 soit celui qui exhorte, [qu’il s’applique] à son exhortation ; celui qui distribue, [qu’il le fasse] avec libéralité ; celui qui préside, [qu’il le fasse] avec sérieux ; celui qui fait miséricorde, [qu’il le fasse] avec joie » (versets 3-8).
Le verset 3 mentionne la qualité de la modestie, qui consiste à avoir une juste appréciation de ses capacités personnelles et de ses limites. Paul compare le fonctionnement et l’harmonie de la congrégation à celui d’un corps humain. Chaque partie joue un rôle spécifique ; de même, chaque disciple du Christ a un don divin spécifique, qu’il met au service de ses frères et sœurs en Christ.
« Que [votre] amour soit sans hypocrisie. Ayez en aversion ce qui est mauvais, attachez-vous à ce qui est bon. 10 Dans l’amour fraternel, ayez une tendre affection les uns pour les autres. Soyez toujours les premiers à vous honorer les uns les autres. 11 Vaquez à vos occupations sans flâner. Soyez brûlants de l’esprit. Travaillez comme des esclaves pour Jéhovah. 12 Réjouissez-vous dans l’espérance. Endurez dans la tribulation. Persévérez dans la prière. 13 Partagez avec les saints selon leurs besoins. Suivez la voie de l’hospitalité. 14 Continuez à bénir ceux qui [vous] persécutent ; bénissez et ne maudissez pas. 15 Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. 16 Ayez même pensée les uns pour les autres ; ne pensez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous entraîner avec ce qui est humble. Ne devenez pas avisés à vos propres yeux » (versets 9-16).
Cette harmonie au sein de la congrégation chrétienne est cimentée par l’expression d’un amour fraternel sans hypocrisie, empreint d’une affection sincère (1 Corinthiens 13:1-8a).
« Ne rendez à personne le mal pour le mal. Proposez-vous ce qui est beau aux yeux de tous les hommes. 18 Si possible, pour autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. 19 Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais donnez du champ à la colère ; car il est écrit : “ À moi la vengeance ; c’est moi qui paierai de retour, dit Jéhovah. ” 20 Mais “ si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car en faisant cela tu entasseras des charbons ardents sur sa tête ”. 21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais continue à vaincre le mal par le bien » (versets 17-21).
En cas de conflit de personnalité ou de faute grave, il ne faut pas tomber dans le cercle vicieux de répondre au mal par le mal, mais plutôt créer un cercle vertueux pour vaincre le mal par le bien. Jésus-Christ a développé cet aspect de l’amour, qui est sublimé dans des situations adverses:
« Vous avez entendu qu’il a été dit : ‘ Œil pour œil et dent pour dent. ’ 39 Cependant moi je vous dis : Ne vous opposez pas à celui qui est méchant ; mais qui te gifle sur la joue droite, tourne aussi vers lui l’autre [joue]. 40 Et si quelqu’un veut aller avec toi devant le tribunal et prendre ton vêtement intérieur, laisse-lui aussi ton vêtement de dessus ; 41 et si quelqu’un qui commande te réquisitionne pour un mille, fais deux milles avec lui. 42 Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de qui veut t’emprunter [sans intérêt]. 43 “ Vous avez entendu qu’il a été dit : ‘ Tu dois aimer ton prochain et haïr ton ennemi. ’ 44 Cependant moi je vous dis : Continuez d’aimer vos ennemis et de prier pour ceux qui vous persécutent ; 45 afin de vous montrer fils de votre Père qui est dans les cieux, puisqu’il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et qu’il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. 46 Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense avez-vous ? Les collecteurs d’impôts aussi n’en font-ils pas autant ? 47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les gens des nations aussi n’en font-ils pas autant ? 48 Vous devez donc être parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5:38-48).
Lecture et méditation sur le Sermon sur la Montagne et les différentes illustrations du Christ…
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Chapitre 13 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
« Que toute âme soit soumise aux autorités supérieures, car il n’y a pas d’autorité si ce n’est de par Dieu ; les autorités qui existent se trouvent placées de par Dieu dans leurs positions relatives. 2 C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité s’est opposé à la disposition de Dieu ; ceux qui s’y sont opposés recevront un jugement pour eux-mêmes. 3 Car ceux qui gouvernent sont objet de crainte, non pas pour la bonne action, mais pour la mauvaise. Veux-tu donc ne pas craindre l’autorité ? Continue à faire le bien, et tu en auras des louanges ; 4 car elle est pour toi le ministre de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais ce qui est mauvais, sois dans la crainte, car ce n’est pas pour rien qu’elle porte l’épée ; elle est en effet le ministre de Dieu, un vengeur pour manifester la colère sur celui qui pratique ce qui est mauvais. 5 Il y a donc une raison impérieuse d’être soumis, non seulement à cause de cette colère, mais également à cause de [votre] conscience. 6 Car c’est pour cela que vous payez aussi des impôts ; car ils sont les serviteurs publics de Dieu servant constamment à cette fin même. 7 Rendez à tous ce qui leur est dû : à qui [exige] l’impôt, l’impôt ; à qui [exige] le tribut, le tribut ; à qui [exige] la crainte, la crainte ; à qui [exige] l’honneur, l’honneur » (versets 1-7).
Les autorités supérieures, selon le contexte, représentent les gouvernements des différents pays. Ces autorités gouvernementales sont une disposition de Dieu qui permet la cohésion sociale et d’éviter toute forme de chaos. Les chrétiens respectent l’autorité des rois, des présidents, des ministres et de ceux qui font respecter la justice, comme les juges, la police, l’armée ou d’autres fonctionnaires de l’État. Les chrétiens obéissent non par crainte, mais à cause de leur conscience. Ils paient leurs impôts, et respectent et honorent ceux qui sont dépositaires de cette autorité gouvernementale. Comme exemple montrant comment on doit respecter l’autorité et même l’honorer, voici un extrait du récit de la comparution de l’apôtre Paul devant le gouverneur romain Festus, et le roi Agrippa. Évoquant la résurrection du Christ, Festus a repris sévèrement Paul, et voici ce qu’il lui a répondu:
« Or, comme il disait ces choses pour sa défense, Festus dit d’une voix forte : “ Tu deviens fou, Paul ! Le grand savoir te mène à la folie ! ” 25 Mais Paul dit : “ Je ne deviens pas fou, très excellent Festus, mais je prononce des paroles de vérité et de bon sens. 26 En fait, il est bien au courant de ces choses le roi à qui je parle avec franchise ; car je suis persuadé que pas une de ces choses ne lui échappe, car cela ne s’est pas fait dans un coin. 27 Roi Agrippa, crois-tu les Prophètes ? Je sais que tu crois. ” 28 Mais Agrippa dit à Paul : “ En peu de temps tu me persuaderais de devenir chrétien. ” 29 Sur quoi Paul dit : “ Qu’il faille peu ou beaucoup de temps, je souhaiterais devant Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m’écoutent aujourd’hui, vous deveniez tels que je suis moi-même, à l’exception de ces liens” » (Actes 26:24-29).
Parfois, les détenteurs de l’autorité gouvernementale peuvent nous parler avec rudesse ; cependant, nous devons faire preuve de maîtrise de soi et rester respectueux, même face au manque de courtoisie.
Lors du ministère de Jésus-Christ, à aucun moment il n’a critiqué l’autorité romaine, même face à des situations très choquantes:
« À cette même époque, certains étaient là, qui l’informèrent sur les Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs sacrifices. 2 Alors, en réponse, il leur dit : “ Pensez-vous que ces Galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont subi ces choses ? 3 Non, pas du tout, je vous le dis ; mais si vous ne vous repentez pas, vous serez tous détruits de même. 4 Ou ces dix-huit sur qui est tombée la tour de Siloam et qu’elle a tués, pensez-vous qu’ils aient été de plus grands débiteurs que tous les autres hommes qui habitent Jérusalem ? 5 Non, pas du tout, je vous le dis ; mais si vous ne vous repentez pas, vous serez tous détruits pareillement.” » (Luc 13:1-5).
Ce fait d’actualité sanglant aurait pu être l’occasion pour Jésus-Christ d’encourager ses disciples à se rebeller contre l’autorité sanguinaire du gouverneur romain Pilate. Jésus-Christ n’a émis aucune critique, parce qu’il respectait l’autorité gouvernementale en place sans pousser ses disciples à faire une quelconque révolution.
En une autre occasion, on lui a posé la question de savoir si l’on devait payer les impôts à l’État romain ; voici ce qui est écrit: « Alors les Pharisiens s’en allèrent et tinrent conseil ensemble afin de le prendre au piège dans ses paroles. 16 Ils lui envoyèrent donc leurs disciples, avec des gens du parti d’Hérode, pour dire : “ Enseignant, nous savons que tu es véridique et que tu enseignes la voie de Dieu avec vérité, et que tu ne te soucies de personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes. 17 Dis-nous donc : Qu’en penses-tu ? Est-il permis ou non de payer à César l’impôt par tête ? ” 18 Mais Jésus, connaissant leur méchanceté, dit : “ Pourquoi me mettez-vous à l’épreuve, hypocrites ? 19 Montrez-moi la pièce [qui sert à payer] l’impôt par tête. ” Ils lui apportèrent un denier. 20 Et il leur dit : “ Cette image et cette inscription, de qui sont-elles ? ” 21 Ils dirent : “ De César. ” Alors il leur dit : “ Rendez donc les choses de César à César, mais les choses de Dieu à Dieu. ” 22 Eh bien, quand ils entendirent [cela], ils s’étonnèrent, et le laissant, ils s’en allèrent » (Matthieu 22:15-22).
« Ne devez rien à personne, sinon de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime son semblable a accompli [la] loi. 9 En effet le [code de lois] : “ Tu ne dois pas commettre d’adultère, Tu ne dois pas assassiner, Tu ne dois pas voler, Tu ne dois pas convoiter ”, et tout autre commandement, se résume dans cette parole, à savoir : “ Tu dois aimer ton prochain comme toi-même. ” 10 L’amour ne fait pas de mal au prochain ; l’amour est donc l’accomplissement de la loi » (versets 8-10).
Paul répète l’idée importante que Jésus-Christ a dite : la loi est résumée dans la manifestation de l’amour pour son prochain: « Donc, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, de même vous aussi, vous devez le faire pour eux ; c’est là, en effet, ce que signifient la Loi et les Prophètes » (Matthieu 7:12).
Ensuite, le chapitre 13 se conclut par une exhortation à ne plus pratiquer les œuvres de la chair, mais à imiter la conduite du Seigneur Jésus-Christ :
« Faites encore cela parce que vous connaissez l’époque, que c’est déjà l’heure de vous réveiller du sommeil, car maintenant notre salut est plus proche qu’au temps où nous sommes devenus croyants. 12 La nuit est avancée ; le jour s’est approché. Débarrassons-nous donc des œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière. 13 Comme en plein jour, marchons avec décence : non pas dans les orgies ni dans les soûleries, non pas dans les relations sexuelles illicites ni dans le dérèglement, non pas dans la querelle ni dans la jalousie. 14 Mais revêtez le Seigneur Jésus Christ, et ne faites pas de projets pour les désirs de la chair » (versets 11-14).
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Chapitre 14 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
Avant d’examiner ce chapitre, il convient d’expliquer le contexte historique de l’époque, que ce soit à Rome ou d’autres villes sous la domination romaine. Dans le chapitre 15 des Actes, les apôtres et les anciens de Jérusalem ont rappelé que les chrétiens ne devaient pas manger de la viande sacrifiée aux idoles (Actes 15:19,28).
Examinons rapidement des situations dans lesquelles pouvaient se trouver les chrétiens et quelle décision ils devaient prendre. Dans une première situation, le chrétien savait, pour l’avoir vu ou entendu, que la viande en question a été sacrifiée aux idoles. Il décidait, en toute logique, de ne pas en manger. Dans la deuxième situation, le chrétien ne savait pas si cette viande avait été sacrifiée ; dans ce cas, il pouvait avoir deux réactions. La première consistait à dire que, peu importait si elle fût sacrifiée ou pas, si elle était convenablement saignée, elle pouvait tout à fait être consommée. Dans l’ignorance de savoir si elle avait été sacrifiée ou pas, le chrétien qui ne se pose pas de question mangera cette viande. Cependant, un autre chrétien, peut-être récemment converti au christianisme, et qui avait peut-être été dans les temples où l’on sacrifiait de la viande aux idoles, aura beaucoup plus de réticence à la consommer, même s’il ne sait pas si elle est sacrifiée ou pas (lire 1 Corinthiens chapitre 8). C’est dans ce contexte que s’inscrit le chapitre 14 de la lettre aux Romains.
« Faites bon accueil à l’[homme] dont la foi a des points faibles, mais non pour vous ériger en juges de [ses] scrupules. 2 Tel a la foi pour manger de tout, mais l’[homme] qui est faible mange des légumes. 3 Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, car Dieu a fait bon accueil à celui-là. 4 Qui es-tu pour juger le domestique d’un autre ? C’est pour son propre maître qu’il tient debout ou qu’il tombe. Oui, il sera maintenu debout, car Jéhovah peut le faire tenir debout » (versets 1-4).
Paul donne l’instruction aux chrétiens mûrs de ne pas s’ériger en juges sur le manger et le boire envers les chrétiens, peut-être récemment convertis, dont la conscience a des scrupules ; par conséquent, il préfère s’en tenir à manger seulement des légumes pour éviter le risque de manger de la viande sacrifiée (par ignorance). Le verset 2 confirme les explications ci-dessus, à savoir deux manières de voir les choses dans l’alimentation: « Tel a la foi pour manger de tout, mais l’[homme] qui est faible mange des légumes ».
« Tel juge un jour supérieur à un autre ; tel autre juge qu’un jour est pareil à tous les autres ; que chacun soit pleinement convaincu dans sa propre pensée. 6 Celui qui observe le jour l’observe pour Jéhovah. De plus, celui qui mange, mange pour Jéhovah, car il rend grâces à Dieu ; et celui qui ne mange pas ne mange pas pour Jéhovah, et pourtant il rend grâces à Dieu. 7 Aucun de nous en effet ne vit que pour ce qui le concerne, et aucun ne meurt que pour ce qui le concerne ; 8 car si nous vivons, nous vivons pour Jéhovah, et de même si nous mourons, nous mourons pour Jéhovah. Donc, si nous vivons et de même si nous mourons, nous appartenons à Jéhovah. 9 Car c’est pour cela que Christ est mort et a repris vie, pour être Seigneur et sur les morts et sur les vivants » (versets 5-9).
L’apôtre Paul montre que, pour réfléchir sur cette question de la sensibilité de la conscience des uns et des autres, il convient de tenir compte du fait que nous ne devons pas seulement nous centrer sur notre propre point de vue. Il faut aussi tenir compte du fait que nous appartenons à Dieu et au Christ et que, ce faisant, nous devons nous baser sur leur point de vue sur la question.
« Mais pourquoi juges-tu ton frère ? Ou bien pourquoi méprises-tu ton frère ? Tous, en effet, nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu ; 11 car il est écrit : “ Aussi vrai que je vis, dit Jéhovah, devant moi tout genou pliera, et toute langue reconnaîtra Dieu ouvertement. ” 12 Ainsi donc, chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même » (versets 10-12).
Le premier point important: nous ne devons pas juger notre frère, ou critiquer la sensibilité des scrupules de sa conscience. Dans la suite, Paul explique plus en détail pourquoi les chrétiens qui ont foi pour manger de tout ne doivent pas juger les chrétiens qui ont plus de scrupules et qui mangent seulement des légumes:
« Ne nous jugeons donc plus les uns les autres, mais prenez plutôt la décision que voici : de ne pas mettre devant un frère un obstacle qui fait trébucher ou une cause de faux pas. 14 Je sais et je suis persuadé dans le Seigneur Jésus que rien n’est souillé en soi ; c’est seulement lorsque quelqu’un estime qu’une chose est souillée que pour lui elle est souillée. 15 Car si à cause d’un aliment ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour. Ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour qui Christ est mort. 16 Ne permettez donc pas qu’on parle à vos dépens du bien que vous faites. 17 Car le royaume de Dieu ne signifie pas manger et boire, mais [il signifie] justice, paix et joie avec de l’esprit saint. 18 Celui en effet qui, à cet égard, travaille comme un esclave pour Christ est agréable à Dieu et approuvé des hommes » (versets 13-18).
Paul fait bien comprendre aux chrétien dont la foi permet de tout manger, que lui-même partage tout à fait ce point de vue: « Je sais et je suis persuadé dans le Seigneur Jésus que rien n’est souillé en soi » (verset 14). Cependant, il explique qu’il est important de ne pas mettre de pierre d’achoppement devant les frères dont la conscience a plus de scrupules, sur la base d’une simple préférence personnelle, parce que « le royaume de Dieu ne signifie pas manger et boire, mais [il signifie] justice, paix et joie avec de l’esprit saint » (verset 17). En d’autres termes, si le chrétien qui mange de tout invite à manger un chrétien qui préfère ne manger que des légumes, il mettra ses préférences au second plan en ne mangeant, en sa compagnie, que des légumes. Le chrétien mûr non seulement ne jugera pas son frère, mais il ne fera pas non plus de la nourriture un sujet de controverse. En conclusion, Paul encourage à poursuivre la paix:
« Ainsi donc, poursuivons les choses qui favorisent la paix et celles qui sont constructives, les uns pour les autres. 20 Cesse de démolir l’œuvre de Dieu à cause d’un aliment. Toutes choses, c’est vrai, sont pures, mais il y a préjudice pour l’homme qui mange avec occasion de trébucher. 21 C’est bien de ne pas manger de viande, ou de ne pas boire de vin, ou de ne rien faire sur quoi ton frère trébuche. 22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi-même en présence de Dieu. Heureux l’homme qui ne se met pas en jugement par ce qu’il approuve. 23 Mais s’il a des doutes, il est déjà condamné s’il mange, parce qu’[il] ne [mange] pas par foi. Oui, tout ce qui n’[est] pas [fait] par foi est péché » (versets 19-23).
L’idée générale que l’on peut retenir de la lecture et de l’examen de ce chapitre 14 est que, lorsque des principes bibliques ne sont pas en jeu, il convient que le disciple du Christ mette ses préférences personnelles au second plan lorsqu’il s’agit de ne pas mettre une pierre d’achoppement devant son frère spirituel et de tenir compte de la conscience d’autrui, sans la juger ou la déprécier.
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Chapitre 15 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
« Mais nous les forts, nous devons porter les faiblesses de ceux qui ne sont pas forts, et non nous plaire à nous-mêmes. 2 Que chacun de nous plaise à [son] prochain dans ce qui est bon pour [le] bâtir. 3 Car même le Christ ne s’est pas plu à lui-même ; mais comme c’est écrit : “ Les outrages de ceux qui t’outrageaient sont tombés sur moi. ” 4 Car toutes les choses qui ont été écrites jadis ont été écrites pour notre instruction, afin que, grâce à notre endurance et à la consolation des Écritures, nous ayons l’espérance. 5 Or, que le Dieu qui donne l’endurance et la consolation vous accorde d’avoir entre vous la même attitude mentale qu’avait Christ Jésus, 6 pour que d’un commun accord vous glorifiiez d’une seule bouche le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ » (versets 1-6).
Ces propos font suite à ce qu’il a écrit au chapitre 14, ce qui veut dire que les « forts » en question sont les chrétiens mûrs qui respectent la conscience des autres, sans la juger. Le fait de ne pas se plaire à soi-même signifie qu’en cas de point de vue différent avec notre prochain, il ne faut pas mettre systématiquement nos préférences personnelles à la première place lorsqu’aucun principe biblique n’est en jeu. Bien évidemment, nous pouvons imiter le Christ, notre modèle, mais aussi tirer leçon de la lecture de la Bible et des récits historiques qu’elle contient.
« C’est pourquoi faites-vous mutuellement bon accueil, tout comme le Christ aussi nous a fait bon accueil pour la gloire de Dieu. 8 Car je dis que Christ est réellement devenu ministre des circoncis pour la véracité de Dieu, afin de confirmer les promesses qu’Il a faites à leurs ancêtres, 9 et pour que les nations glorifient Dieu pour sa miséricorde. Comme c’est écrit : “ C’est pourquoi je veux te reconnaître ouvertement parmi les nations, et pour ton nom je veux exécuter des mélodies. ” 10 Et il dit encore : “ Réjouissez-vous, nations, avec son peuple. ” 11 Et encore : “ Louez Jéhovah, vous toutes, nations, et que tous les peuples le louent. ” 12 Et Isaïe dit encore : “ Il y aura la racine de Jessé, et il y en aura un qui se lèvera pour gouverner les nations ; c’est en lui que les nations mettront leur espérance. ” 13 Que le Dieu qui donne l’espérance vous remplisse de toute joie et paix, parce que vous croyez, pour que vous abondiez en espérance par la puissance de [l’]esprit saint » (versets 7-13).
Au verset 8, il est écrit que Christ est devenu ministre des circoncis. Dans la Bible, le mot « ministre » veut dire serviteur. Jésus-Christ a essentiellement exercé son ministère en Palestine, dans la région de la Galilée et de la Judée ; son ministère était concentré sur le peuple juif. Le récit de Jésus et de la femme phénicienne fait bien ressortir cet aspect de son ministère: « Partant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. 22 Et, voyez, une femme phénicienne de ce territoire sortit et cria, en disant : “ Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est fortement démonisée. ” 23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Ses disciples s’avancèrent donc et se mirent à le prier : “ Renvoie-la ; parce qu’elle ne cesse de crier derrière nous. ” 24 En réponse il dit : “ Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. ” 25 Quand la femme arriva, elle se mit à lui rendre hommage, en disant : “ Seigneur, aide-moi ! ” 26 En réponse il dit : “ Ce n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. ” 27 Elle dit : “ Oui, Seigneur ; et pourtant les petits chiens mangent bien des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. ” 28 Alors, lui répondant, Jésus dit : “ Ô femme, grande est ta foi ; qu’il te soit fait comme tu le désires. ” Et sa fille fut guérie dès cette heure-là » (Matthieu 15:21-28).
« Or, je suis moi-même aussi persuadé à votre sujet, mes frères, que vous êtes, vous aussi, pleins de bonté, ayant été remplis de toute connaissance, et que vous êtes capables aussi de vous avertir les uns les autres. 15 Cependant, je vous écris d’autant plus franchement sur certains points, comme pour vous rappeler encore [ces choses], à cause de la faveur imméritée qui m’a été donnée par Dieu 16 d’être serviteur public de Christ Jésus pour les nations, accomplissant la sainte œuvre de la bonne nouvelle de Dieu, afin que l’offrande, à savoir ces nations, soit agréée, étant sanctifiée par de l’esprit saint. 17 J’ai donc lieu de me glorifier en Christ Jésus lorsqu’il s’agit de choses qui concernent Dieu. 18 Car je n’oserai pas dire quoi que ce soit, sinon les choses que Christ a faites par mon intermédiaire pour que les nations obéissent, par [ma] parole et par [mon] action, 19 avec la puissance de signes et de présages, avec la puissance de [l’]esprit saint ; si bien que depuis Jérusalem et par un tour jusqu’en Illyrie, j’ai prêché pleinement la bonne nouvelle concernant le Christ. 20 Oui, de cette façon je me suis efforcé de ne pas annoncer la bonne nouvelle là où le nom de Christ avait déjà été prononcé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’un autre ; 21 mais, comme c’est écrit : “ Ceux à qui on n’a rien annoncé à son sujet verront, et ceux qui n’ont pas entendu comprendront” » (versets 14-21).
Alors que Jésus-Christ a concentré son ministère sur les Juifs de Palestine, l’apôtre Paul a effectué le sien auprès des nations. Cette prédication aux nations a commencé avec la conversion de Corneille et de sa famille, et c’est l’apôtre Pierre qui a inauguré ce ministère (lire Actes 10). Paul explique son futur itinéraire de voyage missionnaire ; il prévoit d’aller jusqu’en Espagne, en passant d’abord par Rome:
« C’est aussi pourquoi j’ai été empêché bien des fois de venir chez vous. 23 Mais maintenant que je n’ai plus de territoire [vierge] dans ces régions — et comme j’ai, depuis quelques années, un vif désir de venir chez vous 24 lorsque je me rendrai en Espagne —, j’espère, avant tout, quand je serai en route [pour ce pays], vous voir et y être escorté un bout de chemin par vous, une fois que je me serai d’abord rassasié dans une certaine mesure de votre compagnie. 25 Mais maintenant je vais me rendre à Jérusalem pour servir les saints. 26 Car ceux de Macédoine et d’Achaïe ont bien voulu partager leurs [ressources] par une contribution pour les pauvres des saints de Jérusalem. 27 Ils l’ont bien voulu, c’est vrai, et pourtant ils étaient leurs débiteurs ; car si les nations ont participé à leurs [biens] spirituels, elles se doivent aussi de servir ceux-ci publiquement avec des choses pour le corps de chair. 28 Quand donc j’en aurai fini avec cela et que je leur aurai remis ce fruit d’une manière sûre, je partirai pour l’Espagne en passant par chez vous. 29 De plus, je sais qu’en venant chez vous, je viendrai avec une pleine mesure de bénédictions venant de Christ » (versets 22-29).
Dans la conclusion du chapitre 15, il explique qu’il a de graves difficultés suite à la violente opposition des incrédules de Judée. En lisant le livre des Actes des Apôtres, on peut constater qu’à plusieurs reprises les incrédules de Judée s’en sont violemment pris à lui, non seulement spirituellement, sur le terrain de l’enseignement, mais aussi sur le plan physique en cherchant à le tuer (particulièrement des chapitres 21 à 28). Aussi, face à une situation aussi désespérée pour lui, il demande aux frères et sœurs de prier pour lui, afin d’être libéré de cette violente opposition:
« Or je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus Christ et par l’amour de l’esprit, à lutter avec moi dans des prières à Dieu pour moi, 31 afin que je sois délivré des incrédules de Judée et que mon ministère qui est pour Jérusalem soit agréé des saints, 32 de sorte que, lorsque je viendrai chez vous avec joie par la volonté de Dieu, je serai réconforté en même temps que vous. 33 Que le Dieu qui donne la paix soit avec vous tous. Amen » (versets 30-33).
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Chapitre 16 (Veuillez lire ce chapitre soit dans votre propre exemplaire, soit en cliquant sur la Bible en ligne).
Des versets 1 à 16, l’apôtre Paul adresse des salutations à différents frères et sœurs, disciples du Christ (vous pouvez les lire dans votre propre exemplaire ou avec la Bible en ligne ci-dessus). En lisant ces salutations, nous parvenons à comprendre que les congrégations se réunissaient dans des foyers privées: « Adressez mes salutations à Prisca et à Aquila mes compagnons de travail en Christ Jésus, qui ont risqué leur propre cou pour mon âme, [et] à qui non seulement moi, mais aussi toutes les congrégations des nations rendons grâces ; et [saluez] la congrégation qui est dans leur maison. Saluez mon bien-aimé Épénète, qui est les prémices de l’Asie pour Christ » (Romains 16:3-5). Dans ce cas, c’est la maison de Prisca et Aquila qui abritait l’une des congrégations chrétiennes à Rome.
« Saluez Apellès, l’approuvé en Christ. Saluez ceux de la maisonnée d’Aristobule. 11 Saluez Hérodiôn mon parent. Saluez ceux de la maisonnée de Narcisse qui sont dans [le] Seigneur » (Romains 16:10,11). L’expression « ceux de la maisonnée », semble une congrégation réunie chez la personne mentionnée.
« Adressez mes salutations aux frères qui sont à Laodicée, ainsi qu’à Nympha et à la congrégation qui est dans sa maison » (Colossiens 4:15). La congrégation de Laodicée se réunissait dans la maison de Nympha.
« Paul, prisonnier pour Christ Jésus, et Timothée, notre frère, à Philémon, notre bien-aimé et notre compagnon de travail, et à Apphia, notre sœur, et à Archippe, notre compagnon d’armes, et à la congrégation qui est dans ta maison » (Lettre de Paul à Philémon, versets 1,2). Philémon mettait une partie de sa maison à la disposition de la congrégation chrétienne, le temps de la célébration de la réunion.
Ces différents passages bibliques montrent que les premiers chrétiens ne se réunissaient pas dans des bâtiments ou des temples ayant pour seul usage les réunions chrétiennes. Ils se réunissaient chez des familles, dans des maisons.
« Or je vous exhorte, frères, à avoir l’œil sur ceux qui suscitent divisions et occasions de trébucher à l’encontre de l’enseignement que vous avez appris, et évitez-les. 18 Car les gens de cette sorte sont esclaves, non pas de notre Seigneur Christ, mais de leur propre ventre ; et par des paroles doucereuses et des discours flatteurs ils séduisent les cœurs des personnes sans malice. 19 Car votre obéissance est venue à la connaissance de tous. Je me réjouis donc à votre sujet. Mais je veux que vous soyez sages quant à ce qui est bon, mais innocents quant à ce qui est mauvais. 20 De son côté, le Dieu qui donne la paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la faveur imméritée de notre Seigneur Jésus soit avec vous » (versets 17-20).
Selon l’apôtre Paul, une division est suscitée lorsqu’elle s’attaque à l’enseignement tel qu’on le trouve dans la Bible. Si quelqu’un ou un groupe d’humains enseigne des choses qui vont au-delà de la Bonne Nouvelle, ou de l’enseignement biblique, cela suscite des divisions:
« Mais ce n’en est pas une autre ; seulement il y en a certains qui vous troublent et veulent dénaturer la bonne nouvelle concernant le Christ. 8 Cependant, même si nous ou un ange du ciel, nous venions à vous annoncer comme une bonne nouvelle quelque chose qui va au-delà de ce que nous vous avons annoncé comme une bonne nouvelle, qu’il soit maudit. 9 Ainsi que nous l’avons dit ci-dessus, je le redis aussi maintenant : Quiconque vous annonce comme une bonne nouvelle quelque chose qui va au-delà de ce que vous avez accepté, qu’il soit maudit » (Galates 1:7-9).
La motivation de ces personnes est le pouvoir et l’enrichissement ; Paul dit d’eux qu’ils sont esclaves de leur propre ventre, au lieu d’être esclaves du Christ. Ces personnes font du christianisme une affaire financière, en imposant aux brebis du Christ de payer une dîme, alors que le Christ est la fin de la Loi mosaïque (Romains 10:4). D’autres utilisent des moyens plus subtils pour s’enrichir eux-mêmes ou la corporation (souvent d’origine américaine) dont ils font partie, la qualifiant au passage « d’organisation de Dieu », par un système de construction et de vente de lieux de culte.
Lorsque Paul écrit, « je veux que vous soyez sages quant à ce qui est bon, mais innocents quant à ce qui est mauvais », cela ressemble beaucoup à ce que Jésus-Christ a dit d’une autre manière, mais avec le même sens: « Voyez ! Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme des serpents et pourtant innocents comme des colombes » (Matthieu 10:16).
« Or, à celui qui peut vous affermir selon la bonne nouvelle que j’annonce et la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du saint secret qui a été gardé dans le silence durant des temps de longue durée, 26 mais qui a été manifesté maintenant et qu’on a fait connaître, par le moyen des écritures prophétiques, parmi toutes les nations, selon l’ordre du Dieu éternel, pour favoriser l’obéissance de la foi ; 27 à Dieu, seul sage, soit la gloire, par Jésus Christ, pour toujours. Amen » (versets 25-27).
Le saint secret dont il est question est la sagesse de Dieu, l’ensemble de la connaissance de la bonne nouvelle, contenue dans les Écritures prophétiques, dont le centre névralgique est Jésus-Christ (1 Corinthiens 2:7).
La réponse sera basée sur la Bible (Sola Scriptura) et, particulièrement, dans le contexte du début du christianisme, tel qu’il est décrit dans les Actes et les différentes lettres des apôtres et disciples du Christ…
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Quand on lit la lettre de Jacques, on est surpris par la ressemblance de sa manière d’enseigner, avec celle de son frère aîné Jésus. Il utilise beaucoup d’illustrations comme le faisait Jésus.
L’objectif de sa lettre est de dénoncer l’infiltration dans la congrégation chrétienne, d’individus malveillants, aux comportements douteux qui pervertissent la pureté spirituelle requise par Dieu et son Fils Jésus-Christ.
Le rédacteur de ces trois lettres est Jean, l’un des douze apôtres de Jésus-Christ. Il est également le rédacteur de l’évangile qui porte son nom et ainsi que de l’Apocalypse ou Révélation. La lecture de ces lettres est agréable parce qu’elle ne pose pas de difficultés majeures de compréhension.
La lecture de deux lettres de Pierre ne pose pratiquement aucun problème de compréhension. Néanmoins, parfois, Pierre emploie des expressions ou des images qui sont en lien avec la Loi Mosaïque et particulièrement l’ancienne prêtrise, qui seront expliquées sans nécessairement rentrer dans les détails.
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Table des matières du site yomelijah.fr
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