Le sacré du sang (Genèse 9:4)

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« Seulement la chair avec son âme — son sang — vous ne devez pas la manger » (Genèse 9 :4)

LE SACRÉ DU SANG

Vie et sang

Le contexte de la déclaration divine interdisant la consommation du sang en Genèse 9:4, est que désormais Dieu autorisait les humains à consommer de la viande: « Tout animal qui se meut [et] qui est vivant pourra vous servir de nourriture. Comme pour la végétation verte, oui je vous donne tout cela. 4 Seulement la chair avec son âme — son sang — vous ne devez pas la manger » (Genèse 9:3,4).

Dans la suite de la déclaration divine, nous comprenons que cette interdiction de la consommation du sang à une valeur sacrée: « D’autre part, votre sang de vos âmes, je le redemanderai. De la main de toute créature vivante, je le redemanderai ; et, de la main de l’homme, de la main de chacun qui est son frère, je redemanderai l’âme de l’homme. 6 Quiconque verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé, car à l’image de Dieu il a fait l’homme » (Genèse 3:5,6). Que ce soit le sang des animaux ou du sang humain, ce liquide précieux appartient exclusivement à Dieu parce qu’il symbolise le don de la vie qui provient du Créateur qui en est la source. Une loi venant de Dieu est incontournable.

Le côté incontournable de la loi de Dieu est illustré par l’interdiction du fruit défendu: « Et Jéhovah Dieu imposa aussi cet ordre à l’homme : “ De tout arbre du jardin tu peux manger à satiété. 17 Mais quant à l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, tu ne dois pas en manger, car le jour où tu en mangeras, tu mourras à coup sûr” » (Genèse 2:16,17). Cette loi concernait l’interdiction de la consommation de fruits d’un certain arbre qui appartenait exclusivement à Dieu et aucun humain ne devait en manger ; c’était une loi incontournable, au même titre que la loi actuelle, écrite dans la Bible, interdisant la consommation du sang.

Après ce commandement été répété à deux reprises. Depuis l’époque postdiluvienne, cette interdiction formelle de la consommation du sang a été répétée dans la Loi Mosaïque : « Quant à tout homme de la maison d’Israël ou à tout résident étranger qui réside comme étranger au milieu de vous, qui mange n’importe quelle sorte de sang, oui je tournerai ma face contre l’âme qui mange le sang et je la retrancherai bel et bien du milieu de son peuple » (Lévitique 17 :10).

Après avoir répété cette interdiction, Dieu a expliqué la raison pour laquelle Il ne voulait absolument pas que le sang soit consommé : « Car l’âme de la chair est dans le sang, et moi je l’ai mis pour vous sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes, car c’est le sang qui fait propitiation par l’âme [qui est en lui]. C’est pourquoi j’ai dit aux fils d’Israël : “ Nulle âme d’entre vous ne doit manger du sang et nul résident étranger qui réside comme étranger au milieu de vous ne mangera du sang » (Lévitique 17:11,12). Le sang a une valeur propitiatoire et ne pouvait être utilisé que pour les sacrifices (des animaux purs) qui symbolisaient la restitution de la vie à Dieu, à cette époque, sur l’autel sacrificiel. Cette restitution de la vie était symbolisée par l’effusion du sang à terre d’un animal dont la chair allait être consommée : « Seulement, le sang, vous ne devrez pas le manger. Tu le verseras à terre comme de l’eau » (Deutéronome 12:16).

Le Chrétien respecte la Valeur Sacrée Propitiatoire du Sang

Au début du christianisme, le commandement de l’interdiction du sang a été répété. La valeur sacrée du sang allait prendre pleinement son sens dans la compréhension du rôle salvateur de la valeur propitiatoire du sang du Christ. Cette interdiction de la consommation du sang a été répétée au commencement du christianisme à l’époque des apôtres du Christ : « Ma décision est donc de ne pas inquiéter ceux des nations qui se tournent vers Dieu, mais de leur écrire de s’abstenir des choses qui ont été souillées par les idoles, et de la fornication, et de ce qui est étouffé, et du sang. (…) Car l’esprit saint et nous-mêmes avons jugé bon de ne pas vous ajouter d’autre fardeau, si ce n’est ces choses-ci qui sont nécessaires : vous abstenir des choses qui ont été sacrifiées aux idoles, et du sang, et de ce qui est étouffé, et de la fornication. Si vous vous gardez soigneusement de ces choses, vous prospérerez. Portez-vous bien ! » (Actes 15:19,20,28,29).

Le chrétien ne doit manger que de la viande d’un animal convenablement saigné. Il ne doit pas manger de la viande d’un animal étouffé, dont le sang est resté en grande partie dans son corps. Il ne doit pas manger de boudin gonflé de sang, de civet de sang, des aliments industriels qui contiennent du sang, comme le plasma.

La loi chrétienne sur le sang, interdit qu’un être humain verse le sang d’un autre être humain. Le sang humain appartient à Dieu et non à la Patrie (Patriotisme religieux ou d’état). Dieu interdit de verser le sang au nom de la Patrie et ni au Nom de Dieu (par patriotisme religieux): « Alors Jésus lui dit : “ Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée » (Matthieu 26 :52). « Rendez donc les choses de César à César, mais les choses de Dieu à Dieu » (Matthieu 22 :21).

Dieu interdit la vengeance du sang, car désormais, cette vengeance, si elle doit s’exercer, elle Lui appartient : « Et ils ont crié d’une voix forte, disant : “Jusqu’à quand, Souverain Seigneur saint et véridique, te retiens-tu de juger et de venger notre sang sur ceux qui habitent sur la terre ? » (Révélation 6:10). « Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais donnez du champ à la colère ; car il est écrit : “ À moi la vengeance ; c’est moi qui paierai de retour, dit Jéhovah » (Romains 12 :19). Dieu exercera la vengeance du sang innocent, à la grande tribulation, par l’intermédiaire du Roi Jésus-Christ (Révélation 19 :11-21). 

Le sang et la médecine

Médecine2

La médecine moderne utilise le sang sous la forme de transfusions sanguines et de perfusions de fractions du sang, comme le plasma et les plaquettes. Elle peut utiliser des fractions infimes du sang dans le cadre de traitements médicaux. Même si le commandement biblique interdisant la consommation du sang est suffisamment clair, l’utilisation du sang en médecine rend la situation complexe quand il s’agit de prendre une décision en cas d’accident, plus généralement dans le domaine de la traumatologie lorsque le pronostic vital est engagé. C’est pour cela qu’il convient de réfléchir à ce sujet avant que ne survienne une situation d’urgence médicale.

Selon le décret apostolique, l’interdiction de la consommation du sang a été répétée (Actes 15:19,20,28,29). Ce décret s’applique directement à l’interdiction de s’alimenter avec du sang et aussi à son utilisation thérapeutique, comme la transfusion sanguine ou la transfusion de plasma, de plaquettes, de globules rouges ou blancs. Cependant, il devient beaucoup plus difficile de prendre une décision lorsque le pronostic vital est engagé. Par exemple, après un accident ou un accouchement qui s’est mal passé, le médecin, l’anesthésiste ou le chirurgien pourraient laisser entendre que si le patient ou la patiente n’accepte pas une transfusion de sang, il ou elle mourra à coup sûr.

Dans la réflexion qui va suivre, il y aura une analyse des principes bibliques en jeu, au regard particulièrement de ces situations où le pronostic vital est engagé. Elle a pour but de permettre à chaque chrétien, soucieux de respecter la valeur sacrée de la vie et du sang, de pouvoir prendre une décision avec une conscience nette devant Dieu et son Fils Jésus-Christ. Cet examen ne sera pas fait de manière religieuse en dictant de façon dogmatique ce que les personnes doivent faire (dans ce cas, la décision est souvent dictée par une hiérarchie ou des talmuds religieux, juifs ou non juifs. Cette analyse sera faite de thèses et d’antithèses, et il appartiendra à chacun de se faire sa propre synthèse ou sa propre opinion, guidée par une conscience éduquée par les principes bibliques.

Il convient de rappeler que chaque disciple du Christ qui prendra une décision dans un sens ou dans un autre, en rendra compte, pour lui-même, devant Dieu et Jésus-Christ: « Ainsi donc, chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même » (Romains 14:12). Si chaque humain doit rendre des comptes à Dieu pour soi-même, il est évident qu’une organisation religieuse ne pourra rien faire pour lui dans cette situation. C’est pour cela que le concept religieux sera écarté, laissant place à la spiritualité biblique et chrétienne, basée uniquement sur la Bible (Sola Scriptura) (Actes 17:11). Sur la base uniquement des principes bibliques, il pensera par lui-même à ce que lui dicte sa propre conscience sur ce sujet très délicat.

Dans la manière de prendre des décisions, il convient d’imiter la sagesse du Christ. Voyons comment Jésus-Christ a pris ses décisions dans des situations ambigües ou complexes. Alors que Jésus-Christ, était en présence d’un homme qui avait une main handicapée, il posa les questions suivantes à propos du sabbat: « Après être parti de cet endroit, il se rendit dans leur synagogue ; et, voyez, un homme avec une main desséchée ! Ils lui demandèrent alors : “ Est-il permis, le sabbat, de guérir ? ” C’était afin de pouvoir le mettre en accusation. Il leur dit : “ Quel est parmi vous l’homme qui a une seule brebis et qui, si celle-ci tombe, le sabbat, dans une fosse, n’ira pas la saisir et la sortir [de là] ? Tout bien considéré, combien un homme vaut plus qu’une brebis ! Donc, il est permis, le sabbat, de faire quelque chose de beau. ” Alors il dit à l’homme : “ Tends ta main. ” Et il la tendit, et elle fut rétablie, saine comme l’autre main » (Matthieu 12:9-13).

Le sabbat était le jour où tout travail était absolument interdit. Cependant, si un animal domestique ou un humain était en détresse, il était logique de lui porter secours, même le jour du sabbat. Dans ce cas-là, c’est le principe intemporel de la miséricorde qui l’emportait sur ce commandement du sabbat, comme l’a rappelé Jésus-Christ en Matthieu 23:23. Le bon sens permet de comprendre où sont les priorités dans les décisions à prendre (2 Timothée 1:7).

Prenons un autre exemple où ces trois principes éternels (justice, miséricorde et fidélité) ont été mises en application en priorité sur encore, la loi sur le sabbat. Ce passage résumera pleinement ce qui a été écrit précédemment: « À cette époque-là, Jésus s’en était allé, le sabbat, à travers les champs de céréales. Ses disciples eurent faim et commencèrent à arracher des épis et à manger. En voyant cela, les Pharisiens lui dirent : “ Regarde ! Tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le sabbat. ” Il leur dit : “ N’avez-vous pas lu ce qu’a fait David quand lui et les hommes qui étaient avec lui ont eu faim ? Comment il est entré dans la maison de Dieu et comment ils ont mangé les pains de présentation, ce qu’il ne lui était pas permis de manger, ni à ceux qui étaient avec lui, sauf aux seuls prêtres ? Ou bien, n’avez-vous pas lu dans la Loi que, les sabbats, les prêtres dans le temple considèrent le sabbat comme non sacré et restent [pourtant] innocents ? Mais je vous dis qu’il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Cependant, si vous aviez compris ce que signifie : ‘ Je veux la miséricorde et non le sacrifice ’, vous n’auriez pas condamné les innocents. Car Seigneur du sabbat, voilà ce qu’est le Fils de l’homme” » (Matthieu 12:1-8).

Dans les deux exemples cités, on constate que deux lois (la loi sur le sabbat et la loi sur la présentation des pains) ont été mises entre parenthèses au nom des trois principes généraux qui soutenaient l’ensemble de la Loi Mosaïque, la justice, la miséricorde et la fidélité: « Malheur à vous, scribes et Pharisiens, hypocrites ! parce que vous donnez le dixième de la menthe et de l’aneth et du cumin, mais que vous avez laissé les points les plus importants de la Loi, à savoir la justice et la miséricorde et la fidélité. Ce sont ces choses-ci qu’il fallait faire, sans laisser les autres choses » (Matthieu 23:23).

Peut-on appliquer ce modèle de décision du Christ à des situations d’urgence qui consisteraient à penser que, dans des cas où le pronostic vital est engagé, on pourrait mettre la loi sur le sang entre parenthèses et ainsi accepter une transfusion sanguine ?

Certains chrétiens qui respectent la loi sur le sang pourraient répondre par l’affirmative. Par exemple, en Lévitique chapitre 17, il est répété la loi sur l’interdiction de la consommation du sang: « Quant à tout homme d’entre les fils d’Israël ou à tout résident étranger qui réside comme étranger au milieu de vous, qui prend à la chasse une bête sauvage ou un oiseau qui se mange, celui-là devra alors en verser le sang et le couvrir de poussière. Car l’âme de toute sorte de chair est son sang par l’âme [qui est] en lui. Voilà pourquoi j’ai dit aux fils d’Israël : “ Vous ne devez manger le sang d’aucune sorte de chair, car l’âme de toute sorte de chair est son sang. Quiconque le mangera sera retranché” » (Lévitique 17:13,14).

Le contexte du rappel de cette loi est celui de la chasse. Tous les gibiers devaient être convenablement saignés. Néanmoins, voici ce qui est écrit dans la suite de ce passage, au verset 15: « Quant à toute âme, que ce soit un indigène ou un résident étranger, qui mange un corps déjà mort ou un animal déchiré par une bête sauvage, celle-là devra alors laver ses vêtements, se baigner dans l’eau et être impure jusqu’au soir ; et elle devra être pure » (Lévitique 17:15). Cette loi prévoyait que si un chasseur, en manque de gibier, voir même en situation de détresse, ayant besoin de se nourrir pour de retrouver ses forces, pouvait manger un animal déjà mort ou déchiré.

Un animal déjà mort ou déchiré par un prédateur n’était pas nécessairement convenablement saigné, même si l’Israélite devait faire attention en le mangeant. On peut constater qu’une situation d’urgence était prévue dans le contexte de cette loi et que dans cette situation, le sang n’était pas complètement versé sur le sol. Convient-il d’appliquer cet extrait de la loi mosaïque pour dire que l’on devrait accepter une transfusion de sang lorsque le pronostic vital est engagé ? Il appartient à chaque chrétien de répondre à cette question dans la prière sachant que quelle que soit la décision que nous prendrons, dans un sens ou dans un autre, nous en rendrons compte, pour nous-même, à Dieu et Jésus-Christ (Romains 14:12).

Maintenant, examinons cette question sous un autre angle, en considérant que ce sera l’antithèse des paragraphes ci-dessus. Tout d’abord, dans les deux situations vécues par Jésus-Christ, évoquant la loi sur le Sabbat et la loi sur la présentation des pains, il convient de mentionner que chaque loi donnée par Dieu avait sa propre spécificité.

Par exemple, toujours dans les lois en relation avec la consommation de la viande, Dieu interdisait de manger le sang et la graisse de l’animal. Néanmoins, ces deux interdictions avaient leurs propres particularités, le sang devait non seulement ne pas être consommé, mais aussi, il était rendu inutilisable pour une autre fonction, en le versant directement sur le sol (Lévitique 17:13,14). Tandis que si la graisse de l’animal ne devait pas être consommée, elle pouvait être utilisée pour un autre usage: « Et Jéhovah continua de parler à Moïse, en disant : “ Parle aux fils d’Israël, en disant : ‘ Vous ne devez manger aucune graisse de taureau, de jeune bélier ou de chèvre. Cependant la graisse d’un corps déjà mort et la graisse d’un animal déchiré pourra servir à n’importe quel autre usage qu’on imaginera, mais vous ne devez pas la manger » (Lévitique 7:22-24).

Par conséquent la loi sur la valeur sacrée de la vie et du sang, n’est pas à confondre, ni même à comparer avec les lois sur le sabbat et la présentation des pains, qui d’ailleurs n’ont pas été répétées lors du concile de Jérusalem avec les apôtres (seulement la loi du sang a été répétée) (Actes 15:19,20,28,29). Ainsi, les trois principes tels que la justice, la miséricorde et la fidélité peuvent être mises en pratique, sans nécessairement enfreindre ouvertement cette loi sur l’abstinence de sang. Ce qu’il faut considérer, c’est l’objectif médical respectant ou non, le côté sacré du sang.

Prenons plusieurs exemples médicaux simples. Concernant la prise de sang, il y a celle qui est faite dans le but d’approvisionner les banques de sang et celle qui est faite pour faire des analyses sanguines. La première ne respecte pas la valeur sacrée du sang, elle est irrecevable sur un plan biblique parce qu’elle est faite dans un but de transfusion de sang. La deuxième respecte la valeur sacrée du sang, parce que la prise de sang n’est pas faite dans l’objectif d’une transfusion, mais plutôt d’un diagnostic médical.

Concernant les transfusions autologues, est-ce qu’un chrétien qui désire respecter la valeur sacrée du sang, peut stocker son propre sang dans le but d’une utilisation ultérieure ? Selon la loi sur le sang, à partir du moment où le sang sort de notre corps pour être « stocké » sans remplir, dans ce laps de temps, normalement le maintien en vie, il ne nous appartient plus, il est pour ainsi dire, rendu ou restitué à Dieu, comme s’il était tombé à terre (Lévitique 17:13,14).

Le principe général de Lévitique 17 (cité ci-dessus) montre que le sang, au sortir du corps, ne peut pas être utilisé à une autre fonction qui pourrait tout aussi bien être le « stockage ». Bien évidemment, cela ne s’applique pas aux appareils de dialyse (ou d’autres circuits sanguins fermés) qui récoltent le sang à l’extérieur du corps, le purifie dans un circuit fermé, et le restitue (Le sang n’est pas stocké à l’extérieur. Le sang du malade continue d’assurer sa fonction première, le maintien en vie par l’intermédiaire d’une machine extérieure à son corps).

L’esprit de la loi écrite en Lévitique (17:15), autorisant un chasseur de manger la viande d’un animal déjà mort ou déchiré pourrait tout aussi bien s’appliquer à l’injection des sérums antivenimeux. Ces sérums sont faits à partir des anticorps extraits du sang animal (le cheval). Dans ce cas, le sang animal est traité non pas dans le but de l’utiliser dans un but de transfusion (ce qui serait impossible), mais pour en extraire les anticorps qui sauveront la vie de ceux qui sont victimes de morsures de serpents ou d’autres intoxications létales. Ces quatre exemples, les prises de sang, les transfusions autologues, les dialyses et les sérums, illustrent, si oui ou non, l’objectif médical respecte la valeur sacrée de la vie et du sang dans le contexte général biblique.

Examinons maintenant la question de la nécessité de transfusion de sang lorsque le pronostic vital est engagé. Le point de vue de ceux qui ne sont pas spécialement croyants est que, si l’anesthésiste ou le chirurgien prescrit une transfusion pour sauver sa vie, il est logique d’accepter cette alternative. Tandis que le disciple du Christ, qui désire respecter la valeur sacrée du sang, demandera à l’anesthésiste s’il n’y a pas d’autres alternatives médicales à la transfusion.

Sur les deux positions ci-dessus, il y a deux prismes différents, celui de l’incroyant et celui du croyant, de celui qui considère qu’il n’y a qu’une vie, n’ayant aucune espérance et celui qui ne pense que dans ce système de choses, la vie bien qu’étant sacrée, à une valeur provisoire et temporelle, en ayant foi dans une espérance de la résurrection. Quelle que soit la décision des uns et des autres, Jésus-Christ a bien dit de ne pas se juger les uns les autres, parfois même, en des termes qui pourraient être insultants (Matthieu 7:1-5).

Selon le point de vue de Jésus-Christ, la vie de l’être humain à une valeur relative dans sa temporalité. Par exemple dans l’illustration de l’homme riche, il a montré que la vie peut s’interrompre sans prévenir (Luc 12:20). De plus, il a même laissé entendre que le fait d’être son disciple pouvait mener à la mort, suite à la persécution: « Alors on vous livrera à la tribulation et on vous tuera, et vous serez les objets de la haine de toutes les nations à cause de mon nom » (Matthieu 24:9). Jésus-Christ a-t-il dit à ses auditeurs de ne pas le suivre, afin de s’éviter au maximum des problèmes, de manière à augmenter notre espérance de vie dans ce système de choses ? Non, il les a invité à le suivre et à faire preuve de courage:

« Alors Jésus dit à ses disciples : “ Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne son poteau de supplice et me suive continuellement. Car celui qui veut sauver son âme la perdra ; mais celui qui perd son âme à cause de moi la trouvera » (Matthieu 16:24,25). Que veut dire Jésus-Christ en disant que celui qui veux sauver son âme la perdra ? Le contexte immédiat montre que le fait d’être disciple du Christ nous amène à nous renier nous-même, c’est-à-dire mettre nos propres préférences et particulièrement notre ego au second plan. Ce faisant, celui qui enfreindrait un principe biblique important pour sauver son âme ou sa vie, la perdrait, c’est-à-dire toute perspective de vie éternelle.

En revenant à l’exemple d’une personne qui serait devant cette alternative d’accepter ou non une transfusion de sang, en situation de pronostic vital engagé, devrait choisir entre deux principes bibliques:

1 – Celui énoncé en Lévitique 17:15, autorisant de manger la viande d’un animal déjà mort et déchiré (non saigné), pour ne pas mourir de faim (selon le contexte).

2 – Celui énoncé par Jésus-Christ en Matthieu 16:25, celui qui cherche à sauver sa vie au mépris du non-respect des principes bibliques importants, comme le fait de s’abstenir de sang, risque de perdre toute perspective d’espérance.

Il appartient à chaque chrétien de prendre sa propre décision avec une conscience nette devant Dieu et le Roi Jésus-Christ: « Heureux l’homme qui ne se met pas en jugement par ce qu’il approuve. Mais s’il a des doutes, il est déjà condamné s’il mange, parce qu’il ne mange pas par foi. Oui, tout ce qui n’est pas [fait] par foi est péché » (Romains 14:22,23).

Y a-t-il des alternatives médicales à la transfusion de sang ? Oui. Néanmoins, il faut que ces produits soient disponibles dans l’endroit du monde où vous résidez. Pour cela, vous devez en parler à votre médecin, votre chirurgien ou anesthésiste, qui peut-être vous aidera dans ce sens. Vous pouvez vous faire aider par un chrétien mûr de la congrégation, qui pourra vous indiquer des produits de substituts à la transfusion de sang, disponibles là où vous vivez. Il pourra éventuellement vous aider pour préparer votre entretien avec l’anesthésiste qui devrait participer à l’intervention chirurgicale. En cas de refus de l’anesthésiste ou du chirurgien, d’opérer sans transfusion de sang, le chrétien mûr pourra, peut-être, vous indiquer le nom d’un chirurgien, d’un anesthésiste, voire d’un hôpital qui accepteraient de vous opérer sans transfusion de sang.

Il y a d’autres thérapies médicales, qui sont de l’ordre de la décision personnelle basées sur le discernement, la sagesse et le bon sens. Il est important de dialoguer avec votre médecin traitant, le chirurgien ou l’anesthésiste (dans le cas d’une opération). Si vous avez besoin d’aide sur le plan spirituel, en relation avec le traitement médical, n’hésitez pas à consulter un chrétien mûr (si vous faite partie d’une congrégation chrétienne qui respecte la valeur sacrée du sang) qui s’efforcera de vous faire ressortir les principes bibliques en jeu. Les pathologies et les possibilités thérapeutiques correspondantes, sont tellement nombreuses qu’elles ne peuvent être présentées en détail dans le présent article.

La recherche sur Internet, peut se révéler une aide précieuse. L’information, la communication et la consultation, le tout avec l’aide de Dieu, demandée par la prière, sont les points principaux qui vous permettront de prendre la meilleure décision pour respecter les principes bibliques concernant les traitements médicaux: « Mais la nourriture solide est pour les hommes mûrs, pour ceux qui, par l’usage, ont les facultés de perception exercées à distinguer et le bien et le mal » (Hébreux 5 :14). « Quand il n’y a pas l’art de diriger, le peuple tombe ; mais il y a salut dans la multitude des conseillers » (Proverbes 11:14). « Si donc l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande sans relâche à Dieu, car il donne à tous généreusement et sans faire de reproche ; et elle lui sera donnée. 6 Mais qu’il continue à [la] demander dans la foi, sans douter du tout » (Jacques 1:5,6).

Un sang que nous pouvons utiliser

Ce sang est symbolique, il s’agit de celui de Jésus-Christ. Voici ce qu’il a dit en une certaine occasion:

« Je suis le pain de vie. 49 Vos ancêtres ont mangé la manne dans le désert et pourtant ils sont morts. 50 Ceci est le pain qui descend du ciel, afin que tout homme en mange et ne meure pas. 51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours ; et, vraiment, le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde. ” 52 Les Juifs se mirent donc à discuter entre eux, en disant : “ Comment cet [homme] peut-il nous donner sa chair à manger ? ” 53 Alors Jésus leur dit : “ Oui, vraiment, je vous le dis : Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et ne buvez pas son sang, vous n’avez pas de vie en vous-mêmes. 54 Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour ; 55 car ma chair est vraie nourriture et mon sang est vraie boisson. 56 Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang demeure en union avec moi, et moi en union avec lui. 57 De même que le Père vivant m’a envoyé et que je vis à cause du Père, ainsi celui qui se nourrit de moi, celui-là aussi vivra à cause de moi. 58 Voici le pain qui est descendu du ciel. Ce n’est pas comme [à l’époque] où vos ancêtres ont mangé et pourtant sont morts. Celui qui se nourrit de ce pain vivra pour toujours » (Jean 6:48-58).

Chaque fois que nous demandons pardon à Dieu pour nos péchés, nous le faisons sur la valeur propitiatoire du sang du Christ, qui nous permet de vivre en situation d’approbation devant lui. Néanmoins, le corps et le sang du Christ, comme rançon, permettront la résurrection en vue de la vie éternelle: « De même que le Fils de l’homme est venu, non pas pour être servi, mais pour servir et donner son âme comme rançon en échange de beaucoup » (Matthieu 20:28 ; lire aussi Apocalypse 7:9-17 concernant la grande foule qui traversera la grande tribulation grâce au sang du Christ). Ainsi, nous comprenons mieux la valeur sacrée du sang aux yeux de Dieu et de son Fils Jésus-Christ, et ce faisant, nous en tiendrons compte concernant les décisions en lien aux traitements médicaux.

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