La commémoration de la mort de Jésus-Christ – Un fois par an (Luc 22:19)

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Combien de fois par an doit-on célébrer le repas du Seigneur, ou le Mémorial de la mort du Christ ?

Certains pensent qu’il doit se célébrer plusieurs fois par an, particulièrement lorsque la congrégation se réunit, par exemple les dimanches ou un autre jour de la semaine.

D’autres pensent qu’il doit se célébrer seulement une fois par an, à la date anniversaire de la mort en sacrifice du Christ, c’est-à-dire le 14 nisan du calendrier biblique (ou juif). C’est la date de l’ancienne célébration de la Pâque juive, qui a été remplacée par cette célébration chrétienne.

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Les chrétiens qui pensent que le Mémorial doit se célébrer plusieurs fois par an se basent sur plusieurs textes bibliques qui, semble-t-il, laisseraient entendre qu’effectivement les chrétiens « rompaient le pain », au moment de leur réunion hebdomadaire, qui pourrait être un dimanche. En effet, en Actes chapitre 2, il est écrit: « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2:42 – Traduction Louis Segond – 1910)).

Selon cette traduction, on pourrait tout à fait penser que l’expression de la « fraction du pain » fait penser à la célébration du Mémorial, lorsque Jésus-Christ a rompu le pain pour le donner à ses disciples: « Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22:19 – Traduction Louis Segond – 1910)).

Cette pratique de rompre le pain, pendant la réunion chrétienne hebdomadaire, le premier jour de la semaine (dimanche), semble confirmée par un second texte du livre des Actes au chapitre 20: « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu’à minuit » (Actes 20:7 – Traduction Louis Segond – 1910)).

Le texte de 1 Corinthiens chapitre 11, fait plus directement allusion à la célébration de la commémoration de la mort du Christ: « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Corinthiens 11:23-26 – Traduction Louis Segond – 1910)).

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« Rompre le pain », une expression générique du partage de repas

Nous allons nous attarder sur l’expression « rompre le pain » afin de comprendre si, oui ou non, elle fait systématiquement allusion au repas du Seigneur ou le Mémorial de la mort du Christ, ou s’il s’agit d’une expression générique du partage d’un repas. Selon le contexte biblique, l’expression « rompre le pain », peut avoir le sens du partage d’un repas, le pain, à l’époque, étant l’aliment principal, accompagné de poissons, de viande ou de légumes.

Par exemple, l’expression rompre le pain apparaît dans le récit de la multiplication des pains: « Jésus leur répondit: Ils n’ont pas besoin de s’en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger. 17 Mais ils lui dirent: Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons. 18 Et il dit: Apportez-les-moi. 19 Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule. 20 Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient. 21 Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfants » (Matthieu 14:16-21 – Traduction Louis Segond – 1910)). Ainsi, dans ce contexte, l’expression « rompre le pain », a le sens de partage d’un repas.

Prenons l’exemple de la fin du récit du chemin d’Emmaüs, où deux disciples rencontrèrent Jésus-Christ ressuscité ; voici ce qui est écrit au moment du repas: « Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. 29 Mais ils le pressèrent, en disant: Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. Et il entra, pour rester avec eux. 30 Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux » (Luc 24:28-31 – Traduction Louis Segond – 1910)). Une fois de plus, dans ce contexte, l’expression « rompre le pain », a le sens du partage d’un repas. Il est évident qu’en la circonstance, Jésus-Christ n’a pas célébré le Mémorial de sa mort en compagnie de ces deux disciples. C’est le contexte qui détermine le sens de cette expression, soit le partage d’un repas, soit la célébration du Mémorial du sacrifice du Christ.

Arrêtons-nous sur l’examen du texte d’Actes 2:42. La traduction Louis Segond, traduit de façon tout à fait exacte par l’expression par « la fraction du pain »: « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2:42 – Traduction Louis Segond – 1910)). Pour savoir s’il s’agit de la célébration du Mémorial ou du partage de repas, il faut se baser sur le contexte historique de ce passage.

Le début du chapitre 2 des Actes montre qu’une grande foule est montée à Jérusalem pour célébrer la Pentecôte et qu’en cette occasion, il y a eu une conversion massive de trois mille personnes au christianisme (Actes 2:41). Après la mention des trois mille personnes, il y a l’information reproduite ci-dessus d’Actes 2:42, est-ce qu’en la circonstance les apôtres ont célébré le Mémorial par la « fraction du pain » ? Selon le contexte, il s’agit du partage de repas qui est devenu rapidement un problème de logistique, compte tenu du fait que cette grande assemblée est restée un certain nombre de jours à Jérusalem. Voici ce qui est écrit jusqu’à la fin du chapitre:

« La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. 44 Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. 45 Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. 46 Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, 47 louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés » (Actes 2:43-47 – Traduction Louis Segond – 1910)).

Ainsi, pour pallier au problème de logistique, les disciples mettaient tout en commun, et le récit d’ajouter: « Ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur » (Actes 2:46 – Traduction Louis Segond – 1910)). On peut noter que l’expression « rompre le pain » est associée à prendre leur nourriture avec joie et simplicité, lors d’un repas.

La confirmation que cette expression, « rompre le pain » est générique et veut dire partager un repas, se trouve dans d’autres traductions de la Bible, d’Actes chapitre 2:42: « Tous s’appliquaient fidèlement à écouter l’enseignement que donnaient les apôtres, à vivre dans la communion fraternelle, à prendre part aux repas communs et à participer aux prières » (Actes 2:42 – Bible en français courant).

« Régulièrement et fidèlement, les croyants écoutent l’enseignement des apôtres. Ils vivent comme des frères et des sœurs, ils partagent le pain et ils prient ensemble » (Actes 2:42 – Parole de vie 2017).

« Et ils étaient assidus à l’enseignement des apôtres, et à avoir part les uns avec les autres, à prendre des repas, et aux prières » (Actes 2:42 – Traduction du Monde Nouveau).

Toujours en examinant le contexte historique d’Actes 2:42, le chapitre 4 mentionne qu’il y a eu une autre conversion massive de cinq mille personnes, ce qui a créé un nouveau problème de logistique dans la distribution des aliments, qui apparaît dans le récit du début du chapitre 6, des Actes: « En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour. 2 Les douze convoquèrent la multitude des disciples, et dirent: Il n’est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. 3 C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes, de qui l’on rende un bon témoignage, qui soient pleins d’Esprit Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi » (Actes 6:1-3 – Traduction Louis Segond – 1910)).

Ainsi, l’examen attentif du contexte historique du livre des Actes, des chapitres 2 à 6, démontre largement que l’expression « rompre le pain » ne fait pas allusion à la célébration du Mémorial, mais au partage de repas ou à la distribution de nourriture. Nous trouvons, pour confirmation, cette même expression générique ayant le sens de partage d’un repas, en Actes, chapitre 27: « Ayant ainsi parlé, il prit du pain, et, après avoir rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit, et se mit à manger » (Actes 27:35 – Traduction Louis Segond – 1910)). Il est évident qu’en la circonstance (lors d’un naufrage en cours), l’apôtre Paul n’a pas rompu le pain pour célébrer le Mémorial, mais plutôt pour partager un repas.

Examinons le contexte du passage d’Actes 20:7: « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu’à minuit » (Actes 20:7 – Traduction Louis Segond – 1910). Compte tenu des explications données ci-dessus, démontrant que l’expression « rompre le pain », s’applique au partage d’un repas, tout indique que, dans le présent récit, l’apôtre Paul a été invité à un repas, ou « réunis pour rompre le pain », et qu’en la circonstance, il a fait un discours d’adieu après. Ce qui veut dire que, dans le cas de ce passage, ce n’était pas dans le cadre d’une réunion formelle, mais plutôt d’un repas, après lequel l’apôtre Paul a pris la parole pour faire un discours d’adieu.

Une fois par an

La Pâque est le modèle des exigences divines concernant la Célébration du Mémorial de la mort du Christ: « car ces choses sont une ombre des choses à venir, mais la réalité relève du Christ » (Colossiens 2:17). « En effet, puisque la Loi possède une ombre des bonnes choses à venir, mais non la substance même des choses » (Hébreux 10:1).

Tout comme Dieu ne demandait pas à ce que la Pâque juive soit célébrée tous les Sabbats, les samedis, de même, la commémoration de mort de Christ, n’a pas à être célébrée toutes les semaines. Voici ce qu’a écrit l’apôtre Paul, concernant le sacrifice du Christ: « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé » (1 Corinthiens 5:7 – Traduction Louis Segond – 1910)). L’analogie ou la correspondance de la commémoration de la mort du Christ avec l’ancienne Pâque juive, qui se célébrait une fois l’an, est claire.

Dernier détail, en lien avec la prophétie d’Ezéchiel, des chapitres 40-48, où il y a la description prophétique de l’administration du Royaume de Dieu, sur terre. Et voici ce que l’on peut lire dans la prophétie d’Ezéchiel chapitre 45: « Au premier [mois], le quatorzième jour du mois, ce sera pour vous la Pâque. C’est une fête de sept jours : on mangera des gâteaux sans levain » (Ezéchiel 45:21). Bien entendu, que dans le paradis terrestre, il ne se célébrera plus la Pâque juive, mais plutôt la commémoration de la mort de Jésus-Christ qui permettra la résurrection et la vie éternelle sur terre. Tout cela pour dire que le symbolisme prophétique de la Pâque juive est la commémoration de la mort de Jésus-Christ, elle-même étant rattachée à la date du 14 Nisan, mentionnée dans cette prophétie (1 Corinthiens 5:7).

Par conséquent, il convient aussi d’appliquer un autre texte dans cette même première lettre aux Corinthiens, où il est écrit: « C’est à cause de vous, frères, que j’ai fait de ces choses une application à ma personne et à celle d’Apollos, afin que vous appreniez en nos personnes à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, et que nul de vous ne conçoive de l’orgueil en faveur de l’un contre l’autre » (1 Corinthiens 4:6 – Traduction Louis Segond – 1910)).

En conclusion, la ligne éditoriale de ce site est de confirmer que la Commémoration de la mort sacrificielle du Christ se fait une fois par an, à la date anniversaire du 14 Nisan (date du calendrier biblique juif). Quoique décide un disciple du Christ en son cœur, qu’il le fasse avec foi ou conviction: « Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » (Romains 14:23b – Traduction Louis Segond – 1910)).

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La commémoration de la mort de Jésus-Christ (Luc 22:19)

Continuez à faire ceci en souvenir de moi (Luc 22:19). Comment célébrer le mémorial de la mort de Jésus-Christ…

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