
Commentaire de la première lettre de Jean, chapitre 3
« Voyez quel genre d’amour le Père nous a donné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu; et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu’il n’est pas parvenu à le connaître. 2Bien-aimés, maintenant nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Cependant, nous savons que lorsqu’il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. 3Et tout homme qui possède cette espérance fondée sur lui se purifie, tout comme celui-là est pur » (versets 1-3).
Es-tu un fils de Dieu? « Car tous ceux qui sont conduits par l’esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu! » (Romains 8:14).
Cette question est uniquement dans le contexte biblique, et particulièrement de la lettre aux Romains, chapitre 8. La réponse se basera sur le contexte du chapitre 8, afin de savoir si, le statut de « fils de Dieu » est uniquement réservé à une catégorie de chrétiens, par exemple, ceux qui ont l’espérance céleste de faire partie des 144000, ou à l’ensemble des chrétiens, incluant ceux qui on une espérance terrestre (Apocalypse 7:1-8 (les 144000) ; 7:9-17 (la grande foule qui survivra à la grande tribulation). Afin que le lecteur puisse vérifier par lui-même, le contexte révèle deux points importants:
1 – L’apôtre Paul ne parle à aucun moment directement, de deux catégories de chrétiens, mais plutôt de deux catégories d’humains, ceux qui vivent selon les désirs charnels, et ceux (les chrétiens fidèles) qui vivent en se laissant guider par l’esprit saint.
2 – L’apôtre Paul n’évoque pas l’espérance de la vie éternelle, en faisant directement une différence entre la vie éternelle au ciel et la vie éternelle dans le futur paradis terrestre.
Il convient de rappeler qu’en Romains 8, l’apôtre Paul écrit que les « enfants de Dieu » vivent selon l’esprit, et c’est tout à fait le cas des chrétiens fidèles qui ont l’espérance terrestre. De plus, s’il est évident que l’expression de « cohéritiers de Christ » a un sens restrictif en Romains (8:12-17), s’appliquant seulement aux 144000, cette expression peut tout à fait s’appliquer actuellement aux chrétiens fidèles qui ont l’espérance terrestre, dans le sens large de Luc 23:43: « Tu seras avec moi dans le Paradis ». Les chrétiens actuellement fidèles et qui ont l’espérance terrestre, seront, dans un sens large, « cohéritiers de Christ », car ils seront avec lui dans le Paradis…
Enfin, il est aussi bon de se rappeler comment commence la prière du Notre Père: « Notre Père dans les cieux » (Matthieu 6:9)… Si Jésus-Christ demande à ce que l’on prie son Père ainsi, c’est bien la preuve que Dieu n’attendra pas mille ans pour considérer dès à présent, que les chrétiens fidèles qui ont l’espérance terrestre, sont ses enfants, les enfants de Dieu… « Car tous ceux qui sont conduits par l’esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu! » (Romains 8:14)…
Celui qui pratique le péché, vient du diable: « Tout homme qui pratique le péché pratique aussi l’illégalité, et ainsi le péché est l’illégalité. 5 Vous savez aussi que celui-là a été manifesté pour enlever nos péchés, et il n’y a pas de péché en lui. 6 Tout homme qui demeure en union avec lui ne pratique pas le péché ; tout homme qui pratique le péché ne l’a pas vu et n’est pas non plus parvenu à le connaître. 7 Petits enfants, que personne ne vous égare ; celui qui pratique la justice est juste, tout comme celui-là est juste. 8 Celui qui pratique le péché vient du Diable, parce que le Diable pèche dès le commencement. C’est pour cela que le Fils de Dieu a été manifesté : pour détruire les œuvres du Diable. 9 Tout homme qui est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que Sa semence reproductrice demeure en celui-là, et il ne peut pas pratiquer le péché, parce qu’il est né de Dieu. 10 Par là sont manifestes les enfants de Dieu et les enfants du Diable : tout homme qui ne pratique pas la justice ne vient pas de Dieu, pas plus que celui qui n’aime pas son frère. 11 Car voici le message que vous avez entendu dès le commencement : que nous nous aimions les uns les autres ; 12 non pas comme Caïn, qui venait du méchant et qui a tué son frère. Et pourquoi l’a-t-il tué ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises, mais celles de son frère étaient justes » (versets 4-12).
L’apôtre Jean mentionne la pratique du péché, c’est-à-dire avoir une conduite continuelle et volontaire dans le péché. Dans les versets 7 et 8, il met en contraste l’homme qui pratique la justice, et qui en fait son mode de vie et l’homme qui pratique le péché, et qui en fait également son mode vie. Ainsi, la pratique du péché est différente du fait de commettre un péché, en tant qu’acte isolé, qui pourrait être le résultat d’une faiblesse humaine. L’apôtre Paul a montré, comme l’apôtre Jean, que ce genre de péché isolé, fait par faiblesse peut être pardonné sur la base de la valeur propitiatoire du sacrifice du Christ (Romains 7:21-25). Jean donne un exemple de pratique du péché, un sentiment continu de haine contre son prochain:
« Ne vous étonnez pas, frères, que le monde ait de la haine pour vous. 14 Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. 15 Tout homme qui a de la haine pour son frère est un homicide, et vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui. 16 Par là nous avons appris à connaître l’amour, parce que celui-là a livré son âme pour nous ; et nous sommes tenus de livrer nos âmes pour nos frères. 17 Mais celui qui a les moyens d’existence de ce monde et voit son frère dans le besoin et pourtant lui ferme l’accès de ses tendres compassions, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? 18 Petits enfants, aimons, non pas en parole ni avec la langue, mais en action et vérité » (versets 13-18).
Comme Jésus-Christ l’a enseigné, le péché par intention dans le cœur, ou par l’expression de mauvais sentiments de haine dans le cœur, est un péché grave, même s’il n’est pas concrétisé en actions (comme un homicide ou un meurtre) (Matthieu 5:28). Jean écrit que quelqu’un qui a de la haine pour son frère, est déjà un homicide et par conséquent il ne remplit plus les conditions requises par Dieu, pour obtenir la vie éternelle.
Jésus-Christ a formellement interdit la haine, l’insulte et le meurtre: « Vous avez entendu qu’il a été dit à ceux des temps anciens: ‘Tu ne dois pas assassiner; mais celui qui commet un meurtre en répondra devant le tribunal.’ Cependant moi je vous dis que tout homme qui continue d’être en colère contre son frère en répondra devant le tribunal; mais celui qui profère contre son frère un inqualifiable terme de mépris en répondra devant la Cour suprême; tandis que celui qui dit: ‘Fou abject!’ sera passible de la géhenne de feu » (Matthieu 5:21-22).
Jésus-Christ a montré comment éviter cette extrémité, en nous efforçant, autant que faire se peut, de résoudre nos problèmes de conflits de personnalité: « Si donc tu apportes ton présent à l’autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton présent là, devant l’autel, et va-t’en; d’abord, fais la paix avec ton frère, et puis, quand tu seras revenu, offre ton présent. » (Matthieu 5:23,24).
Toujours dans ce même chapitre, Jésus-Christ a dit d’aimer nos ennemis (Matthieu 5:38-48). Le verbe « aimer » dans ce contexte, est à prendre dans le sens d’un amour raisonné, sans nécessairement qu’il soit empreint d’affection envers notre ennemi. Par exemple, lorsque qu’une personne nous insulte ou se comporte mal envers nous, l’amour basé sur des principes bibliques, nous empêchera de répondre à l’insulte par l’insulte, ou la haine par la haine. De cette façon le cercle vicieux de la haine par la haine sera rompu, par le cercle vertueux demandé par Jésus-Christ: répondre à la haine de notre ennemi, par la maitrise de soi, par un amour basé sur la bienséance, les bonnes manières, la bonne éducation et le bon sens (Galates 5:22,23 « Le fruit de l’esprit saint »). Cette façon d’agir pourra peut-être l’encourager à changer d’attitude envers nous.
Lors de son arrestation qui le mènerait à la mort, Jésus-Christ a interdit d’utiliser les armes, ni même pour le défendre ou défendre sa cause: « Alors Jésus lui dit: “Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée » (Matthieu 26:52). Le meurtre et l’homicide sont interdits, pour des raisons à la fois personnelles, et même par patriotisme religieux ou d’état. Cette déclaration du Christ est un rappel de ce qui est écrit dans la prophétie d’Ésaïe: « Et ils devront forger leurs épées en socs et leurs lances en cisailles. Une nation ne lèvera pas l’épée contre une nation, et ils n’apprendront plus la guerre » (Ésaïe 2:4).
Ne plus apprendre la guerre suppose bien évidemment de ne pas pratiquer à la fois, des sports de combats ou les arts martiaux, même teintés de propagande religieuse qui consisterait à dire que c’est dans un but « défensif ». Transformer un corps humain en « arme défensive », peut rapidement devenir « une arme offensive » qui peut blesser ou tuer… Les Chrétiens ne doivent pas se repaitre de spectacles sportifs violents ou de films exaltant la violence gratuite. Cela est complètement détestable aux yeux de Jéhovah Dieu : « Jéhovah lui-même examine le juste comme le méchant ; quiconque aime la violence, Son âme le hait vraiment » (Psaumes 11:5).
Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît toutes choses: « Par là nous saurons que nous venons de la vérité, et nous rassurerons notre cœur devant lui 20 concernant tout ce en quoi notre cœur vient à nous condamner, parce que Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît toutes choses. 21 Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de la franchise envers Dieu ; 22 et tout ce que nous demandons, nous le recevons de lui, parce que nous observons ses commandements et faisons les choses qui sont agréables à ses yeux. 23 Oui, voici son commandement : que nous ayons foi dans le nom de son Fils Jésus Christ et que nous nous aimions les uns les autres, tout comme il nous en a donné le commandement. 24 De plus, celui qui observe ses commandements demeure en union avec lui, et lui en union avec celui-là ; et par là nous pouvons savoir qu’il demeure en union avec nous, grâce à l’esprit qu’il nous a donné » (versets 19-24).
Parfois, notre cœur symbolique, qui représente la source de nos intuitions, peut mal nous orienter. Il pourrait nous condamner avec un sentiment excessif de culpabilité, en pensant, par exemple, que Dieu ne nous a pas pardonné ou que notre péché est beaucoup trop grave pour être pardonné (Esaïe 1:18). Néanmoins, comme le rappelle l’apôtre Jean, Dieu est plus grand que notre cœur. Par conséquent, ce n’est pas parce que nous avons la mauvaise intuition de ne pas être pardonné, que Dieu ne nous a pas pardonné notre péché, ou qu’il est impossible qu’il nous pardonne, que c’est effectivement le cas. D’une certaine façon, dans ce cas précis, on pourrait dire que Dieu est beaucoup plus miséricordieux qu’un cœur constamment culpabilisant (lire Psaumes 51).
L’histoire du roi Manassé, qui a fait couler beaucoup de sang, est la démonstration de jusqu’à quel point peut s’appliquer la miséricorde de Jéhovah, envers les repentis sincères. Dans le récit biblique, il est écrit ceci à propos des mauvaises actionsdu roi Manassé: « Et Manassé versa aussi le sang innocent en très grande quantité, jusqu’à ce qu’il en ait rempli Jérusalem d’un bout à l’autre, outre son péché par lequel il fit pécher Juda en faisant ce qui est mauvais aux yeux de Jéhovah » (2 Chroniques 21:16). En raison de ses mauvaises actions, Dieu l’a puni: « Et Jéhovah continua de parler à Manassé et à son peuple, mais ils ne prêtèrent pas attention. Finalement Jéhovah fit venir contre eux les chefs de l’armée qui appartenait au roi d’Assyrie; ils capturèrent alors Manassé dans les trous, le lièrent avec deux entraves de cuivre et l’emmenèrent à Babylone » (2 Chroniques 33:10,11). Cependant, pour aussi incroyable que cela puisse être, ce mauvais roi a fini par se repentir sincèrement de ses mauvaises actionset à obtenir la miséricorde de Jéhovah: »Mais dès que cela le mit dans la détresse, il adoucit la face de Jéhovah son Dieu; et il s’humiliait beaucoup à cause du Dieu de ses ancêtres. Et il Le priait, si bien qu’Il se laissa implorer par lui; Il entendit sa demande de faveur, le ramena à Jérusalem [et le rétablit] dans sa royauté; et Manassé sut que Jéhovah est le [vrai] Dieu » (2 Chroniques 33:12,13). Quelle est la raison de cet exemple biblique?
Beaucoup d’hommes et de femmes ont commis des erreurs irréversibles, telles que tuer de nombreux humains (dans le cadre de conflits) ou participer à des avortements, parfois même tardifs. Beaucoup d’entre eux pensent qu’il est impossible que Dieu leur pardonne. S’ajoute à cela un profond sentiment de remord et d’indignité. Concernant l’immense miséricorde de Jéhovah, voici ce qu’il est écrit: « Venez donc et remettons les choses en ordre entre nous”, dit Jéhovah. “Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige; s’ils sont rouges comme de l’étoffe cramoisie, ils deviendront comme de la laine » (Esaïe 1:18). Ce verset est tout spécialement adressé à ces hommes et femmesqui se repentent sincèrement devant Dieu, en Lui demandant pardon: Dieu pardonne aux repentis sincères sur la base du sang précieux de Jésus-Christ: « Mes petits enfants, je vous écris ces choses pour que vous ne commettiez pas de péché. Et pourtant, si quelqu’un vient à commettre un péché, nous avons un assistant auprès du Père, Jésus Christ, un juste. Et il est un sacrifice propitiatoire pour nos péchés, pas seulement pour les nôtres cependant, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jean 2:1,2). De plus, Jéhovah Dieu ressuscitera les millions de morts victimes des nombreux génocides (Jean 5:28,29). Ce qui est irréversible pour l’homme, ne l’est pas pour Dieu (Matthieu 19:26 « à Dieu tout est possible »).
Il est possible, que même si la miséricorde de Dieu s’applique aux repentis sincères, qu’un sentiment de remords et d’indignité continuent à les harceler. Cependant, il faut qu’ils sachent que Dieu est plus grand que les cœurs: (1 Jean 3:19-22).
***
Le rédacteur de ces trois lettres est Jean, l’un des douze apôtres de Jésus-Christ. Il est également le rédacteur de l’évangile qui porte son nom et ainsi que de l’Apocalypse ou Révélation. La lecture de ces lettres est agréable parce qu’elle ne pose pas de difficultés majeures de compréhension.
Atteindre la maturité spirituelle (Hébreux 6:1)
***
Tout en lisant la Bible chaque jour, cette table des matières contient des articles bibliques instructifs (Veuillez cliquer sur le lien ci-dessus afin de la consulter, s’il vous plait)…
Liste (en anglais) des plus de soixante-dix langues, avec six articles bibliques importants, écrits dans chacune de ces langues…
***