
Introduction
Le livre biblique de l’Ecclésiaste est très exactement dans le thème de la réflexion existentielle du sens de la vie de l’être humain et des questions, liées à la mort et à l’espérance. À ces thèmes de méditation sur la vie, la mort et l’espérance, le livre de l’Ecclésiaste les met sous deux perspectives importantes: la description de la vie d’un humain qui serait dans une optique complétement dépouillée de toute spiritualité, et l’autre qui consisterait à tenir compte de sa dimension spirituelle et divine. Pour ce faire, le livre de l’Ecclésiaste sera analysé chapitre par chapitre avec tout d’abord, avant sa lecture, un bref résumé de son contenu, ensuite, la totalité du texte sera présentée, avec par la suite, l’examen de quelques points saillants.
Ce livre commence par ce qui constitue son thème central, avec sa répétition régulière: « La plus grande des vanités ! a dit le rassembleur, la plus grande des vanités ! Tout est vanité ! » (Ecclésiaste 1:2). Le thème de l’absurdité de la condition humaine actuelle, est agrémenté par de nombreuses exemples. Il illustre la condition humaine qui la mène inexorablement à la mort, de sorte que quoiqu’il entreprenne, en fin de compte, cela sera inutile.
Bien évidemment, ce livre biblique ne se contente pas de faire ce constat réaliste et sombre, il en présente la solution, dans l’ensemble du livre de l’Ecclésiaste et dans les derniers mots du chapitre 12: « La conclusion de la chose, tout ayant été entendu : Crains le vrai Dieu et garde ses commandements. Car c’est là toute l’obligation de l’homme. Car le vrai Dieu lui-même fera venir toute sorte d’œuvre en jugement, concernant toute chose cachée, pour savoir si elle est bonne ou mauvaise » (Ecclésiaste 12:13,14). Si ce livre commence par un aspect très sombre de l’existence, le contrepoint est la solution d’être en lien avec Dieu, avec le divin parce que Lui seul peut nous sortir de ce cycle absurde, de cette existence, en nous accordant la vie éternelle (Jean 3:16,36 ; 17:3). Tout au long de ce constat d’absurdité, il y a comme une alternance entre l’obscurité, notre condition humaine actuelle et la lumière, le fait que Dieu puisse nous délivrer de cette voie sans issue.
Ecclésiaste chapitre 1: après cette fameuse phrase de la dimension vaine et absurde de l’existence humaine au regard de la mort qui en est la conclusion, ce chapitre la compare à des cycles de la nature que l’on ne peut pas empêcher: le cycle du remplacement d’une génération par une autre, du lever et coucher de soleil, le mouvement du vent, la circulation de l’eau… La vie humaine est semblable à ces cycles dont on ne peut absolument pas rompre ou en sortir, la naissance, la vie, la maladie, la vieillesse et la mort, une génération remplaçant une autre… Le rédacteur du livre de l’Ecclésiaste, le roi Salomon (se présentant comme le rassembleur (Ecclésia) de ces réflexions), montre que lui-même, par son expérience de vie prestigieuse, il a fait le constat implacable de la vanité et l’absurdité de l’existence humaine. Ce constat est d’autant plus impactant, que la vie de ce roi est l’archétype d’une vie humaine réussie sur tous les plans:
Les paroles du rassembleur, le fils de David le roi à Jérusalem. 2“La plus grande des vanités! a dit le rassembleur, la plus grande des vanités! Tout est vanité!” 3Quel profit a un homme dans tout son dur travail auquel il travaille dur sous le soleil? 4Une génération s’en va, et une génération vient; mais la terre tient pour des temps indéfinis. 5Et le soleil aussi s’est levé, et le soleil s’est couché, et il vient haletant vers son lieu où il va se lever.
6Le vent va vers le sud, et il tourne vers le nord. Il tourne, tourne continuellement, et le vent revient vers ses tours.
7Tous les torrents d’hiver vont vers la mer, mais la mer n’est pas pleine. Vers le lieu où vont les torrents d’hiver, là ils retournent afin d’aller. 8Toutes les choses sont lassantes; personne ne peut en parler. L’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se remplit pas d’entendre. 9Ce qui a été, c’est ce qui sera; et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera; et ainsi il n’y a rien de nouveau sous le soleil. 10Existe-t-il quelque chose dont on puisse dire: “Vois ceci, c’est nouveau”? Cela a déjà existé pendant des temps indéfinis; ce qui est arrivé à l’existence vient des temps avant nous. 11Il n’y a pas de souvenir des gens d’autrefois, pas plus qu’il n’y en aura de ceux qui viendront plus tard. Il n’y aura d’eux aucun souvenir chez ceux qui viendront plus tard encore.
12Moi, le rassembleur, j’ai été roi sur Israël, à Jérusalem. 13Et j’ai appliqué mon cœur à chercher et à explorer la sagesse concernant tout ce qui s’est fait sous les cieux — l’occupation funeste que Dieu a donnée aux fils des humains pour qu’ils s’y occupent. 14J’ai vu toutes les œuvres qui se faisaient sous le soleil, et, voyez, tout est vanité et poursuite de vent.
15Ce qui devient tortueux ne peut se redresser, et ce qui manque ne saurait être compté. 16Moi, j’ai parlé avec mon cœur, en disant: “Voici que moi, j’ai beaucoup crû en sagesse, plus que quiconque était avant moi à Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de connaissance.” 17J’ai alors donné mon cœur pour connaître la sagesse et pour connaître la folie, et j’ai appris à connaître la sottise, que cela aussi est poursuite de vent. 18Car dans l’abondance de sagesse il y a abondance de dépit, de sorte que celui qui augmente la connaissance augmente la douleur.
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“La plus grande des vanités! a dit le rassembleur, la plus grande des vanités! Tout est vanité!” (Ecclésiaste 1:2).
C’est le thème central du livre de l’Ecclésiaste qui analyse le sens existentiel de la vie humaine qui de toute évidence mène inexorablement à la vieillesse et la mort. Cette perspective sombre rend tous projets vains, parce qu’en fin de compte, nous allons tous vieillir et mourir, sans jouir pleinement des fruits de nos différentes activités. Certains diront qu’étant donné que l’homme est un « animal social », la vie et la mort font normalement partie des cycles naturels et qu’une telle réflexion, quoiqu’intéressante, ne mène nulle part parce qu’elle est inutile et contreproductive.
Le livre de l’Ecclésiaste ne se contente pas de faire seulement ce constat, mais place cette réflexion existentielle sur un plan spirituel sur deux aspects. Le premier, selon la Bible, l’homme est un être spirituel qui habite un corps de chair. Il est fait à l’image spirituelle de Dieu (Genèse 1:26-28). Cela veut dire qu’il a une sagesse et une intelligence supérieure à celle du règne animal. Par exemple, il conceptualise des notions abstraites telles que la vie, la mort, le temps, l’espace, le sens de la vie comme on le voit dans ce livre biblique. Le deuxième est sa relation avec la source de sa propre vie, c’est-à-dire Dieu. Le livre de l’Ecclésiaste fait une analyse existentielle du sens de la vie sans espérance et sans Dieu, qui la rend vaine. Ensuite il conclut par la nécessité absolue d’avoir une bonne relation avec la Source de notre vie, c’est-à-dire Dieu, pour justement donner une perspective durable à notre vie et faire en sorte qu’elle ne soit plus vaine dans ses différentes orientations (Ecclésiastes 12:13,14) (Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance (Genèse 1:26)).
« Une génération s’en va, et une génération vient; mais la terre tient pour des temps indéfinis » (Ecclésiastes 1:4).
Le rédacteur met en contraste la permanence ou l’intemporalité (des temps indéfinis) de la planète terre et le fait que se succèdent les générations d’humains qui vont de la vie à la mort. Ces cycles incessants de successions de générations sont comparés aux cycles du lever et du coucher du soleil, du vent, de l’eau, ce qui rend les choses lassantes. Cette lassitude est accentuée par le fait que l’œil ne se remplit pas de voir et les oreilles d’entendre. Il y a une accoutumance à ce qui cause l’émerveillement, par la vue et l’ouïe… Il conclut ce constat morose par la phrase très connue: « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (verset 9).
Ce qui accentue la tragédie de la successions des générations d’humains par d’autres, est que tous terminent non seulement dans la tombe, mais aussi dans l’oubli absolu: « Il n’y a pas de souvenir des gens d’autrefois, pas plus qu’il n’y en aura de ceux qui viendront plus tard. Il n’y aura d’eux aucun souvenir chez ceux qui viendront plus tard encore » (verset 11). Les plaques commémoratives ni feront rien, le temps a un effet corrosif inexorable sur les mémoires des générations suivantes… Le temps qui passe, d’une génération à l’autre, enterre aussi le souvenir des défunts des générations précédentes (La vie, la mort, la deuxième mort, le lac de feu et la géhenne de feu)…
« Et j’ai appliqué mon cœur à chercher et à explorer la sagesse concernant tout ce qui s’est fait sous les cieux — l’occupation funeste que Dieu a donnée aux fils des humains pour qu’ils s’y occupent » (Ecclésiastes 1:13).
Ce passage semble indiquer que c’est Dieu qui a créé cette situation absurde dans laquelle se trouve l’humanité, à savoir vivre peu d’années pour ensuite mourir. Cela semble contredire ce qu’écrit le disciple Jacques: « Que personne, lorsqu’il est dans l’épreuve, ne dise : “ Je suis en train d’être éprouvé par Dieu. ” Car Dieu ne peut être éprouvé par des choses mauvaises et lui-même n’éprouve personne de cette façon » (Jacques 1:13). Ce qui veut dire que ce n’est pas Dieu qui envoie directement des épreuves sur l’humanité. Cependant, Jacques poursuit en écrivant: « Mais chacun est éprouvé en se laissant entraîner et séduire par son propre désir. 15 Puis le désir, quand il a été fécondé, donne naissance au péché ; à son tour, le péché, quand il a été accompli, enfante la mort » (Jacques 1:14,15). Ainsi, nous devons comprendre que Dieu n’empêche pas les conséquences néfastes des mauvaises décisions humaines.
L’apôtre Paul montre que le péché et la mort sont entrés dans le monde par la mauvaise décision d’un seul homme, notre ancêtre Adam: « Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché » (Romains 5:12). Ce faisant, Dieu a laissé que se produisent les conséquences néfastes du péché sur l’ensemble de l’humanité qui aboutissent à la mort.
Selon ce qui est écrit dans le livre de l’Ecclésiastes et dans le lettre de Paul aux Romains, Dieu a soumis l’ensemble de l’humanité à la futilité, c’est-à-dire à la mort en raison de la mauvaise décision initiale d’Adam: « Car la création a été soumise à la futilité, non de son propre gré, mais à cause de celui qui l’a soumise, en raison de l’espérance 21 que la création elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption et aura la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8 :20,21). Néanmoins, le verset 21 montre que Dieu délivrera l’ensemble de l’humanité de cette condition futile, en lui accordant la vie éternelle par le moyen de la foi dans le sacrifice du Christ (Jean 3:16,36) (L’espérance de la vie éternelle).
« Ce qui devient tortueux ne peut se redresser, et ce qui manque ne saurait être compté » (Ecclésiaste 1:15). Ce texte montre que les solutions profondes pour changer la sombre condition humaine, ne sont pas à sa portée. Par exemple, il ne pourra pas résoudre le simple et tragique problème du vieillissement, de l’éradication complète des maladies et de la mort (Romains 5:12 ; 6:23).
La raison de cette situation est le péché. Le péché est une expression générique biblique de ce qui ne remplit plus de façon impersonnelle (sans sentiment), les critères de la Sainteté de Dieu, et par conséquent, c’est un processus qui amène à la disparition programmée de la création atteinte de péché (qui n’est plus sainte du point de vue de Dieu). Le lecteur attentif, peut se faire une idée beaucoup plus concrète de l’alternance entre ce qui est considéré comme « saint » et pur, et par opposition ce qui n’est plus « saint » ou impur, étant un péché, du point de vue de Dieu, en lisant le livre du Lévitique. Il est très important de comprendre pour la suite des explications, que cette qualité n’est absolument pas liée aux sentiments de Dieu, mais plutôt à ce qui constitue l’essence de ses actions et de sa création. La disparition du péché se fait par la propitiation, afin de satisfaire au critère de sainteté divine. La Sainteté de Jéhovah Dieu est en lien direct avec une nécessité constante de sacrifice propitiatoire qui efface le péché, ou ce qui n’est pas conforme aux normes divines et éternelles de ce qui saint: « Vous devez vous montrer saints, car je suis saint » (Lévitique 11:44,45).
Il est très important de comprendre que la sainteté de Dieu est ce qui définit l’essence même de toutes ses actions, et qu’elle est dépourvue de tout sentiment, elle est complètement impersonnelle (sur le plan des sentiments). Ce qui veut dire que toute sa création doit être sainte et pure. Cependant, si par accident, une partie de celle-ci devait ne plus satisfaire ces critères impersonnels (sans sentiment) de sainteté, elle serait amenée à disparaître immanquablement. L’apparition accidentelle du péché dans l’humanité, a mené à une destruction totale, à terme, de l’ensemble de l’humanité, en vertu justement de cette loi impersonnelle (sans sentiment) de la Sainteté de Dieu: « Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché » (Romains 5:12). « Car le salaire que paie le péché, c’est la mort, mais le don que Dieu donne, c’est la vie éternelle par Christ Jésus notre Seigneur » (Romains 6:23). La première partie de ce verset, montre que la nécessité de la sainteté (loi impersonnelle dénué de sentiment), fait que le péché mène à la mort, pour le faire disparaître. Tandis que, le fait que Dieu soit amour, Il prend des dispositions en vue de nous donner la vie éternelle par le rachat (Matthieu 20:28) (Qu’est-ce que le péché?).
« Car dans l’abondance de sagesse il y a abondance de dépit, de sorte que celui qui augmente la connaissance augmente la douleur » (Ecclésiaste 1:18). Le grand savoir mène à l’hyper lucidité, qui de son côté, fait grandement souffrir… Si le grand savoir est bien évidemment utile, cependant, bien souvent, il mène à la conscientisation d’une vie menant à une voie sans issue, de la propre condition humaine, qui en fin de compte, ne peut que le faire émotionnellement souffrir…
Pour atténuer la douleur du grand savoir, allant jusqu’à la faire disparaître, il convient de donner un sens spirituel à la connaissance, qui lui-même mènera à l’espérance. Il faut une intelligence de ce savoir, venant de Dieu. Sans cette intelligence, la connaissance est stérile.
L’intelligence dont il est question en Proverbes 2:1-9, n’est pas liée à la simple faculté innée de compréhension et de mémorisation des connaissances générales. Dans la Bible il y a des exemples de personnages qui avaient une grande connaissance des textes bibliques, néanmoins, qui passaient à côté de l’essentiel ou n’avaient aucune intelligence du sens profond du message. Prenons l’exemple de Saul de Tarse (qui plus tard s’appellera l’apôtre Paul), avant qu’il devienne chrétien: « Je suis un Juif, né à Tarse de Cilicie, mais éduqué dans cette ville-ci aux pieds de Gamaliel, instruit selon la rigueur de la Loi ancestrale, étant zélé pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui. J’ai persécuté à mort cette Voie, liant et livrant aux prisons hommes et femmes, comme m’en sont témoins le grand prêtre et toute l’assemblée des anciens » (Actes 22:3-5 comparer avec Matthieu 23).
Nous ne pouvons pas nier que Saul de Tarse connaissait la Bible et probablement mieux que la plupart des chrétiens qu’il persécutait. Néanmoins, il lui manquait l’essentiel, l’intelligence qui vient de Dieu et qui consistait à comprendre que Jésus est le Christ. Le récit des Actes nous montre comment Dieu lui a donné l’intelligence par le moyen du Christ, en lui faisant littéralement tomber les écailles des yeux: « Or comme il faisait route, il approchait de Damas, quand soudain une lumière venant du ciel brilla autour de lui, et il tomba à terre et entendit une voix qui lui disait : “ Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? ” Il dit : “ Qui es-tu, Seigneur ? ” Il dit : “ Je suis Jésus, que tu persécutes. Toutefois, lève-toi et entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire. ” Or les hommes qui faisaient route avec lui se tenaient là, tout interdits : ils entendaient bien le son d’une voix, mais ne voyaient personne. Mais Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le conduisirent donc par la main et le menèrent à Damas. Et pendant trois jours il ne vit rien, et il ne mangea ni ne but. (…) Alors Ananias partit et entra dans la maison, et il posa les mains sur lui et dit : “ Saul, frère, le Seigneur — ce Jésus qui t’est apparu sur la route par laquelle tu venais — m’a envoyé, afin que tu retrouves la vue et que tu sois rempli d’esprit saint. ” Et aussitôt tomba de ses yeux quelque chose de semblable à des écailles, et il retrouva la vue ; il se leva et fut baptisé » (Actes 9:1-19).
Il y a donc une différence entre la connaissance disponible dans la Bible qui peut être comprise avec une intelligence purement intellectuelle et l’intelligence spirituelle qui vient de Dieu. L’intelligence donnée par Dieu, est la capacité de comprendre le sens profond de sa pensée, par le moyen du Christ : « Car “ qui est parvenu à connaître la pensée de Jéhovah, pour l’instruire ” ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ » (1 Corinthiens 2:16). Quand une personne comprend par l’acceptation dans son cœur de la connaissance biblique, on peut dire qu’elle manifeste une foi conforme à la volonté de Dieu et qu’elle a l’intelligence que Dieu donne, qui se manifeste par celle-ci: « La foi est l’attente assurée de choses qu’on espère, la démonstration évidente de réalités que pourtant on ne voit pas » (Hébreux 11:1). Cette intelligence de la foi, permet de « voir » ou percevoir des réalités qui ne se voient pas (Atteindre la maturité spirituelle (Hébreux 6:1)).
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Ecclésiaste chapitre 2: le premier verset de ce chapitre, par une seule phrase, résume son contenu en énonçant déjà sa conclusion qui est répétée de manière redondante dans le dernier verset, « tout est vanité ». C’est le récit de la recherche de la joie et de la jouissance du résultat des projets du roi Salomon. Il a recherché la joie dans le vin, la joie dans l’instruction et la réflexion, afin d’acquérir la sagesse, la joie dans des projets de constructions et des aménagements du palais royal, la joie par l’acquisition de biens matériels et des biens précieux, la joie dans le raffinement et la sexualité, la joie dans la notoriété, pour finalement parvenir à la même conclusion du commencement du livre de l’Ecclésiaste: « Cela aussi est vanité et poursuite de vent » (Ecclésiaste 2:26).
J’ai dit, moi, dans mon cœur: “Viens donc, que je t’éprouve par la joie. De plus, vois le bien.” Et, regardez, cela aussi était vanité. 2J’ai dit au rire: “Démence!” et à la joie: “Qu’est-ce que cela fait?”
3J’ai exploré avec mon cœur en égayant ma chair par le vin, tandis que je conduisais mon cœur avec sagesse, oui pour saisir la sottise, jusqu’à ce que j’aie pu voir ce qu’il y avait de bon, pour les fils des humains, dans ce qu’ils faisaient sous les cieux pendant le nombre des jours de leur vie. 4J’ai entrepris des œuvres plus grandes. Je me suis bâti des maisons; je me suis planté des vignes. 5Je me suis fait des jardins et des parcs, et j’y ai planté des arbres fruitiers de toutes sortes. 6Je me suis fait des piscines d’eau, pour en irriguer la forêt, croissant en arbres. 7J’ai acquis des serviteurs et des servantes, et j’ai eu des fils de la maisonnée. En outre, j’ai eu du bétail — gros et petit bétail en quantité — plus que tous ceux qui étaient avant moi à Jérusalem. 8J’ai aussi amassé pour moi de l’argent et de l’or, et des biens [qui sont] particuliers aux rois et aux districts administratifs. Je me suis fait des chanteurs et des chanteuses, et les délices des fils des humains, une dame, oui des dames. 9Je suis devenu plus grand et je me suis accru plus que quiconque était avant moi à Jérusalem. D’autre part, ma sagesse me restait.
10Et tout ce que mes yeux ont demandé, je ne les en ai pas privés. Je n’ai refusé aucune joie à mon cœur, car mon cœur était joyeux à cause de tout mon dur travail, et cela devint ma part dans tout mon dur travail. 11Et moi, je me suis tourné vers toutes mes œuvres qu’avaient faites mes mains et vers le dur travail auquel j’avais travaillé dur pour l’exécuter, et, voyez, tout était vanité et poursuite de vent, et il n’y avait rien d’avantageux sous le soleil.
12Et moi, je me suis tourné pour voir la sagesse, la folie et la sottise, car que peut faire l’homme tiré du sol, qui vient après le roi? Ce qu’on a déjà fait. 13Et j’ai vu, moi, qu’il existe plus d’avantage pour la sagesse que pour la sottise, comme il y a plus d’avantage pour la lumière que pour les ténèbres.
14Quant à quiconque est sage, il a ses yeux dans sa tête; mais le stupide marche dans les ténèbres. Et j’ai appris, moi aussi, qu’une même fin arrive pour tous. 15Et moi, j’ai dit dans mon cœur: “Une fin comme celle du stupide arrivera pour moi, oui pour moi.” Pourquoi donc, à cette époque-là, étais-je devenu, moi, sage à l’excès? Et j’ai parlé dans mon cœur: “Cela aussi est vanité.” 16Car il n’y a pas plus de souvenir du sage que du stupide, pour des temps indéfinis. Dans les jours qui déjà viennent, tous sont bel et bien oubliés; et comment mourra le sage? Avec le stupide.
17Et j’ai haï la vie, parce que l’œuvre qui s’est faite sous le soleil était funeste à mon point de vue, parce que tout était vanité et poursuite de vent. 18Et moi, j’ai haï tout mon dur travail auquel je travaillais dur sous le soleil [et] que je laisserais à l’homme qui viendrait après moi. 19Et qui sait s’il sera sage ou sot? Pourtant il deviendra maître de tout mon dur travail auquel j’ai travaillé dur et dans lequel j’ai fait preuve de sagesse sous le soleil. Cela aussi est vanité. 20Et moi, je me suis retourné pour désespérer mon cœur au sujet de tout le dur travail auquel j’avais travaillé dur sous le soleil. 21Car il existe [tel] homme dont le dur travail [a été fait] avec sagesse, avec connaissance et avec habileté, mais c’est à un homme qui n’a pas travaillé dur à pareille chose que sera donnée la part de celui-là. Cela aussi est vanité et grand malheur.
22Car qu’est-ce qu’un homme a pour tout son dur travail et pour la poursuite de son cœur par quoi il travaille dur sous le soleil? 23Durant tous ses jours, en effet, son occupation signifie douleurs et dépit; même pendant la nuit son cœur ne se couche pas. Cela aussi est vanité.
24Il n’y a rien de mieux pour un homme [que] ceci: qu’il mange, oui qu’il boive et qu’il fasse voir à son âme le bien à cause de son dur travail. Cela aussi je l’ai vu, moi, que cela vient de la main du [vrai] Dieu. 25Qui, en effet, mange et boit mieux que moi?
26Car à l’homme qui est bon devant lui il a donné sagesse et connaissance et joie, mais au pécheur il a donné l’occupation de recueillir et d’amasser, uniquement pour donner à celui qui est bon devant le [vrai] Dieu. Cela aussi est vanité et poursuite de vent.
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« Et tout ce que mes yeux ont demandé, je ne les en ai pas privés. Je n’ai refusé aucune joie à mon cœur, car mon cœur était joyeux à cause de tout mon dur travail, et cela devint ma part dans tout mon dur travail. 11 Et moi, je me suis tourné vers toutes mes œuvres qu’avaient faites mes mains et vers le dur travail auquel j’avais travaillé dur pour l’exécuter, et, voyez, tout était vanité et poursuite de vent, et il n’y avait rien d’avantageux sous le soleil » (versets 10,11).
Ce passage semble illustrer ce qu’a écrit Salomon, concernant le fait que l’œil ne se remplit pas de voir, ni l’ouïe d’entendre par l’effet d’accoutumance: « Toutes les choses sont lassantes ; personne ne peut en parler. L’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se remplit pas d’entendre » (Ecclésiaste 1:8). Si bien évidemment, il est tout à fait légitime de chercher à vivre des moments agréables dans la vie, cependant, si l’on fait de la recherche des plaisirs un objectif principal, il y aura un sentiment de vide spirituel, comme un récipient qui ne se remplit jamais parce qu’il y a un effet d’accoutumance. Les plaisirs de la vie sont à la spiritualité, ce que sont les condiments pour la nourriture, ils en réhaussent la saveur sans constituer l’élément essentiel de la nourriture.
L’apôtre Paul, en décrivant le mauvais comportement des personnes dans les derniers jours, il a évoqué la recherche des plaisirs plutôt que l’amitié avec Dieu:
« Mais sache ceci : que dans les derniers jours des temps critiques, difficiles à supporter, seront là. 2 Car les hommes seront amis d’eux-mêmes, amis de l’argent, arrogants, orgueilleux, blasphémateurs, désobéissants à l’égard de [leurs] parents, ingrats, sans fidélité, 3 sans affection naturelle, sans esprit d’entente, calomniateurs, sans maîtrise de soi, cruels, sans amour du bien, 4 traîtres, entêtés, gonflés [d’orgueil], amis des plaisirs plutôt qu’amis de Dieu, 5 ayant une forme d’attachement à Dieu, mais trahissant sa puissance ; et de ceux-là détourne-toi » (2 Timothée 3:1-5).
Lorsque la recherche des plaisirs, de l’argent et des biens matériels représente une finalité ou le but principal dans la vie, alors cela devient une faute, un péché, parce que l’on met ces recherches avant l’amitié avec Dieu: « amis des plaisirs plutôt qu’amis de Dieu ».
Jésus-Christ l’a bien souligné dans son Sermon sur la Montagne: « Cessez de vous amasser des trésors sur la terre, où mite et rouille rongent, et où les voleurs percent et dérobent. 20 Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où ni mite ni rouille ne rongent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. 21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. 22 “ La lampe du corps, c’est l’œil. Si donc ton œil est simple, tout ton corps sera lumineux ; 23 mais si ton œil est méchant, tout ton corps sera ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien sont grandes ces ténèbres ! 24 “ Personne ne peut travailler comme un esclave pour deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez travailler comme des esclaves pour Dieu et pour la Richesse » (Matthieu 6:19-24).
Il est clair que la Bible ne condamne pas la richesse, tout comme elle n’encourage pas la pauvreté. Jésus-Christ met en garde contre notre rapport à la richesse, en relation avec notre objectif principal de servir Dieu. Jésus-Christ, comme la Bible dans son ensemble, condamne l’amour de l’argent: « Cependant, ceux qui sont bien décidés à être riches tombent dans la tentation, dans un piège et dans de nombreux désirs insensés et nuisibles, qui plongent les hommes dans la destruction et la ruine. Car l’amour de l’argent est une racine de toutes sortes de choses mauvaises, et en aspirant à cet amour quelques-uns se sont égarés loin de la foi et se sont transpercés partout de bien des douleurs » (1Timothée 6:9,10). Par l’expression « œil simple », cela signifie sincère, sans détour, bien réglé, généreux, ce qui est conforme au service pour Dieu. Un « œil méchant », mauvais, envieux, représente des objectifs basés sur la convoitise, la cupidité, ce qui est conforme au service pour le dieu Richesse.
Jésus-Christ encourage à être riche envers Dieu: « Là-dessus il leur donna un exemple, en disant : “ Les terres d’un certain homme riche avaient bien produit. Il s’est donc mis à raisonner en lui-même, disant : ‘ Que vais-je faire, maintenant que je n’ai plus où ramasser mes récoltes ? ’ Alors il a dit : ‘ Voici ce que je vais faire : Je vais démolir mes magasins et en bâtir de plus grands, et j’y ramasserai tout mon grain et toutes mes bonnes choses ; et je dirai à mon âme : “ [Mon] âme, tu as quantité de bonnes choses en réserve pour de nombreuses années ; tiens-toi tranquille, mange, bois, donne-toi du bon temps. ” ’ Mais Dieu lui a dit : ‘ Homme déraisonnable, cette nuit même on te réclame ton âme. Alors, les choses que tu as entassées, qui les aura ? ’ Ainsi en est-il de l’homme qui amasse un trésor pour lui-même, mais qui n’est pas riche à l’égard de Dieu » (Luc 12:16-21) (L’enseignement de Jésus-Christ qui mène à la maturité spirituelle ).
« Car il n’y a pas plus de souvenir du sage que du stupide, pour des temps indéfinis. Dans les jours qui déjà viennent, tous sont bel et bien oubliés; et comment mourra le sage? Avec le stupide » (verset 16).
Bien souvent on parle de la sagesse de Salomon, telle qu’elle ressort dans les livres bibliques des Proverbes et de l’Ecclésiaste. Cependant, en l’état actuel des choses, est-ce que son ancienne condition d’homme sage lui a profité? Non, parce que sa réputation ne l’a pas exempté de mourir, comme le stupide avec sa sottise… De sorte que sur ce plan, actuellement, il n’y a pas de supériorité du sage sur le stupide parce que tous les deux terminent dans la tombe…
Néanmoins, la remarque du roi Salomon peut avoir un sens pédagogique lié au fait de cultiver l’humilité et la modestie, face à cette situation d’égalité devant la mort entre le sage et le stupide. En effet, concernant la connaissance, voici ce qu’a écrit l’apôtre Paul: « La connaissance gonfle, mais l’amour bâtit » (1 Corinthiens 8:1). La connaissance peut gonfler l’égo du sage (ce n’est pas systématique), de manière proportionnelle, à l’augmentation du nombre de ses auditeurs, voire de ceux qui l’adulent. Ainsi, le rappel du livre de l’Ecclésiaste lui permet de relativiser sa situation de sage, qui devra, comme le stupide, aller dans sa dernière demeure, avec le fait inexorable que sa personne sera oubliée par les générations suivantes, quand bien même il ait publié de nombreux livres ou que des rues portent son nom…
« Car il est écrit : “ Je ferai périr la sagesse des sages, et l’intelligence des intellectuels, je la pousserai de côté. ” 20 Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le discuteur de ce système de choses ? Dieu n’a-t-il pas rendu sotte la sagesse du monde ? 21 Puisqu’en effet, dans la sagesse de Dieu, le monde, par le moyen de sa sagesse, n’est pas parvenu à connaître Dieu, il a paru bon à Dieu, par la sottise de ce qu’on prêche, de sauver ceux qui croient » » (1 Corinthiens 1:19-21) (Atteindre la maturité spirituelle (Hébreux 6:1)).
« Il n’y a rien de mieux pour un homme que ceci : qu’il mange, oui qu’il boive et qu’il fasse voir à son âme le bien à cause de son dur travail. Cela aussi je l’ai vu, moi, que cela vient de la main du vrai Dieu. Qui, en effet, mange et boit mieux que moi ? » (versets 24,25).
Cela semblerait être un appel à une vie basée simplement sur les plaisirs, un encouragement à l’hédonisme. Il faut considérer le contexte pour comprendre que ce n’est pas le cas. Les versets précédents montrent qu’il y a des humains qui travaillent dur et qui vivent dans un souci constant de leur travail, sans la possibilité de profiter de son fruit. Ainsi, dans le cas de ces deux extrêmes, une vie de travail sans repos, et une vie où l’on profite de son travail en se réjouissant de son fruit, de son résultat, cette dernière alternative est préférable.
De plus l’observation du roi Salomon pourrait bien faire allusion à ce que Dieu a ordonné à son peuple, lorsqu’il a donné les dix commandements: « Te souvenant du jour du sabbat afin de le tenir pour sacré, 9 pendant six jours tu feras du service et tu devras faire tout ton travail. 10 Mais le septième jour est un sabbat pour Jéhovah ton Dieu. Tu ne pourras faire aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave mâle, ni ton esclave femelle, ni ton animal domestique, ni ton résident étranger qui est dans tes portes. 11 Car en six jours Jéhovah a fait les cieux et la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est alors reposé le septième jour. C’est pourquoi Jéhovah a béni le jour du sabbat et l’a alors rendu sacré » (Exode 20:8-11).
La loi du sabbat montre la pensée de Dieu sur la nécessité de se reposer, au moins un fois par semaine. Bien entendu nous ne sommes plus sous l’observation obligatoire de la Loi Mosaïque, étant donné que Christ est la fin de la Loi (Romains 10:4). Néanmoins, cette loi de Dieu montre la substance de sa pensée, à savoir s’accorder un jour de repos après six jours de travail. En examinant de plus près ce commandement, on se rend compte que ce repos du sabbat avait une dimension spirituelle parce qu’il fait mention du repos de Dieu. Bien évidemment, dans l’absolu Dieu n’a pas besoin de se reposer, cependant il faisait comprendre que le jour du sabbat était un moment consacré à la spiritualité.
Par exemple durant le ministère terrestre de Jésus-Christ, en lisant les évangiles, on se rend compte que les juifs allaient à la synagogue pour prier et lire la parole de Dieu. Jésus-Christ a enseigné durant les sabbats dans les synagogues (Luc 4:31-33). Ainsi, le sabbat était un jour d’instruction, mais aussi de repos pour se retrouver en famille en partageant de bons moments de convivialités autour d’un repas par exemple.
Les chrétiens qui ne sont plus sous la Loi Mosaïque, doivent s’accorder du repos, au moins une fois par semaine, à un jour qu’il choisira ou selon les coutumes locales. Ces jours de repos doivent être l’occasion d’accorder du temps à la spiritualité, mais aussi, pour se retrouver en famille ou entre amis afin de passer des moments joyeux, comme l’indique le livre de l’Ecclésiaste (2:24,25) (L’homme spirituel et l’homme physique).
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Ecclésiaste chapitre 3: c’est une réflexion sur le temps et les occupations humaines qui le fractionnent. Les versets 1 à 9 montrent que le temps existe par les actions qui le délimitent. Le verset 11, montre que Dieu a donné à l’homme cette capacité spirituelle de comprendre ce qu’est le temps, voir ce qu’est l’éternité. Ce savoir augmente d’autant plus la sensation de la brièveté de son existence. Les versets 18 à 21 montrent que la mort est le contraire de la vie, de sorte que, s’il n’y pas de supériorité du sage sur le stupide (voir chapitre 2), ni même de supériorité de l’homme sur l’animal, au regard de cette finalité (La vie, la mort, la deuxième mort, le lac de feu et la géhenne de feu):
Pour tout il y a un temps fixé, oui un temps pour toute affaire sous les cieux: 2un temps pour la naissance et un temps pour mourir; un temps pour planter et un temps pour déraciner ce qui était planté; 3un temps pour tuer et un temps pour guérir; un temps pour démolir et un temps pour bâtir; 4un temps pour pleurer et un temps pour rire; un temps pour se lamenter et un temps pour bondir; 5un temps pour jeter des pierres et un temps pour amasser des pierres; un temps pour étreindre et un temps pour s’abstenir d’étreindre; 6un temps pour chercher et un temps pour se résigner à la perte; un temps pour garder et un temps pour jeter; 7un temps pour déchirer et un temps pour coudre; un temps pour se taire et un temps pour parler; 8un temps pour aimer et un temps pour haïr; un temps pour la guerre et un temps pour la paix. 9Quel avantage y a-t-il, pour celui qui agit, dans ce à quoi il travaille dur?
10J’ai vu l’occupation que Dieu a donnée aux fils des humains pour s’y occuper. 11Toute chose, il l’a faite belle en son temps. Même les temps indéfinis, il les a mis dans leur cœur, pour que les humains ne découvrent jamais l’œuvre que le [vrai] Dieu a faite du début à la fin. 12J’ai appris qu’il n’y a rien de mieux pour eux que de se réjouir et de faire le bien durant sa vie; 13et aussi que tout homme mange, oui qu’il boive et qu’il voie le bien pour tout son dur travail. C’est le don de Dieu.
14J’ai appris que tout ce que le [vrai] Dieu fait, cela sera pour des temps indéfinis. Il n’y a rien à y ajouter et il n’y a rien à en retrancher; mais le [vrai] Dieu lui-même l’a fait, pour que les gens aient peur à cause de lui.
15Ce qui a été, cela avait déjà été, et ce qui doit être a déjà été; et le [vrai] Dieu lui-même cherche sans cesse ce qui est poursuivi.
16Et j’ai vu encore sous le soleil le lieu du droit, et là il y avait la méchanceté; le lieu de la justice, et là il y avait la méchanceté. 17Moi, j’ai dit dans mon cœur: “Le [vrai] Dieu jugera le juste et le méchant, car il y a un temps pour toute affaire et concernant toute œuvre, là.”
18Moi, j’ai dit dans mon cœur, au sujet des fils des humains, que le [vrai] Dieu va les trier pour qu’ils voient qu’ils sont eux-mêmes des bêtes. 19Car il y a une fin pour ce qui est des fils des humains et une fin pour ce qui est de la bête; ils ont une fin identique. Comme meurt l’un, ainsi meurt l’autre; et ils ont tous un même esprit, de sorte qu’il n’y a pas de supériorité de l’homme sur la bête, car tout est vanité. 20Tous vont vers un même lieu. Ils sont tous venus de la poussière, et ils retournent tous à la poussière. 21Qui connaît l’esprit des fils des humains, s’il monte en haut, et l’esprit de la bête, s’il descend en bas vers la terre? 22Et j’ai vu qu’il n’y a rien de mieux pour l’homme que de se réjouir de ses œuvres, car c’est là sa part; qui en effet le fera venir pour voir ce qui sera après lui?
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« Même les temps indéfinis, il les a mis dans leur cœur » (verset11):
Dieu a donné à l’homme de comprendre la notion abstraite du temps et de l’éternité. C’est là que les paroles de Salomon prennent tout leur sens: « Car dans l’abondance de sagesse il y a abondance de dépit, de sorte que celui qui augmente la connaissance augmente la douleur » (Ecclésiaste 1:18). La douleur de l’homme sage, qui réfléchit et qui a la capacité de conceptualiser le temps, l’éternité, la vie et la mort, souffre parce qu’il conscientise que sa vie a une durée très limitée en la comparant à l’éternité dont il comprend ce que cela veut dire (contrairement à l’animal qui n’en a pas conscience)…
Ce constat est un point important montrant qu’à l’origine, l’homme a été créé pour vivre pour des « temps indéfinis » ou éternellement (Genèse 2:7). Comment un Dieu d’amour aurait-il pu créer des humains capables de conceptualiser l’éternité, sans pouvoir en profiter, ne le faisant vivre seulement que de 70 à 80 ans ou un peu plus? (Pourquoi Dieu a-t-il permis la souffrance et la méchanceté).
« Ce qui a été, cela avait déjà été, et ce qui doit être a déjà été ; et le [vrai] Dieu lui-même cherche sans cesse ce qui est poursuivi » (verset 15):
La première partie du verset 15 est facilement compréhensible et elle répète l’idée que l’on trouve au chapitre 1: « Ce qui a été, c’est ce qui sera ; et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera ; et ainsi il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (Ecclésiaste 1:9). Cependant la deuxième partie du verset 15 est tout simplement incompréhensible: « le vrai Dieu lui-même cherche sans cesse ce qui est poursuivi ». Cela a été traduit de manière littérale et non interprétative. Le mot hébreu translitéré « bâqash », traduit par « cherche », peut avoir plusieurs sens selon le contexte, il y a entre autres le verbe examiner (to inquire) (H1245 Strong Concordance).
La solution consisterait à comparer la traduction de cette phrase avec d’autres. En consultant les traductions comparatives de la Bible, elles rendent la phrase plus compréhensible:
La Bible en français courant, traduit la phrase d’une façon plus claire: « Dieu fait que les événements se répètent ». Afin de vérifier si ces traductions interprétatives sont exactes il convient de voir ce qui est écrit dans d’autres langues, particulièrement en Anglais: « God calls back the past » (NIV), Dieu rappelle le passé. De toute évidence il n’y a pas une manière unique de comprendre cette phrase.
C’est à chacun de se faire son opinion, néanmoins, le constat est que l’idée du début du verset 15 est ressemblante à Ecclésiaste 1:9 et peut-être que la deuxième partie du verset peut trouver son sens dans ce qui est écrit dans la suite du chapitre 1: « Et j’ai appliqué mon cœur à chercher et à explorer la sagesse concernant tout ce qui s’est fait sous les cieux — l’occupation funeste que Dieu a donnée aux fils des humains pour qu’ils s’y occupent » (Ecclésiaste 1:13) (Lire et comprendre la Bible (Psaumes 1:2,3))…
« Et j’ai vu encore sous le soleil le lieu du droit, et là il y avait la méchanceté; le lieu de la justice, et là il y avait la méchanceté. Moi, j’ai dit dans mon cœur: “Le vrai Dieu jugera le juste et le méchant, car il y a un temps pour toute affaire et concernant toute œuvre, là” » (versets 16,17).
Face au constat de la méchanceté, il y a ceux qui savent qu’en temps voulu par Dieu, elle disparaîtra. Même si la méchanceté prédomine actuellement, en fin de compte, Dieu demandera des comptes à chacun: « Ainsi donc, chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même » (Romains 14:12).
Par contre, d’autres personnes, comme le prophète Habakuk, peuvent s’impatienter, en ayant l’impression que Dieu tarde à agir dans les situations qui font souffrir l’humanité: « Jusqu’à quand, ô Jéhovah, me faudra-t-il crier au secours sans que tu entendes ? Jusqu’à quand t’appellerai-je à l’aide contre la violence sans que tu sauves ? Pourquoi me fais-tu voir ce qui est malfaisant et continues-tu à regarder le malheur ? Pourquoi le pillage et la violence sont-ils devant moi ? Pourquoi y a-t-il des querelles, et pourquoi la dispute l’emporte-t-elle ? Aussi la loi s’engourdit et la justice ne sort jamais. Car le méchant cerne le juste, voilà pourquoi la justice sort tortueuse » (Habacuc 1:2-4).
Néanmoins, Dieu a répondu à son prophète: « Alors Jéhovah me répondit et dit : “ Écris [la] vision, et présente[-la] clairement sur des tablettes, afin que celui qui y lit à haute voix puisse [la lire] couramment. Car [la] vision est encore pour le temps fixé, et elle reste haletante jusqu’à la fin, et elle ne mentira pas. Même si elle venait à tarder, continue à l’attendre ; car elle se réalisera à coup sûr. Elle ne sera pas en retard » (Habacuc 2:2,3).
Si nous avons l’impression que Dieu tarde à agir, nous devons être confiant qu’il le fera. Nous devons apprendre à être patients en étant dans l’attente du salut de Dieu (Lamentations 3:26) (Pourquoi Dieu a-t-il permis la souffrance et la méchanceté).
« Car il y a une fin pour ce qui est des fils des humains et une fin pour ce qui est de la bête ; ils ont une fin identique. Comme meurt l’un, ainsi meurt l’autre ; et ils ont tous un même esprit, de sorte qu’il n’y a pas de supériorité de l’homme sur la bête, car tout est vanité » (verset 19).
Ce texte montre qu’il n’y a pas de vie spirituelle après la mort, cette idée importante est répétée un peu plus loin dans le livre de l’Ecclésiaste: « En effet les vivants savent qu’ils mourront ; mais les morts, eux, ne savent rien, et ils n’ont plus de salaire, car leur souvenir est bel et bien oublié. (…) Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le avec ta force, car il n’y a ni œuvre, ni plan, ni connaissance, ni sagesse dans le shéol (la tombe), le lieu où tu vas » (Ecclésiaste 9:5,10).
C’est Dieu lui-même qui en donne la définition. En comparant Genèse 2:17, où il est écrit que si Adam désobéissait au commandement relatif au fruit défendu, il mourrait à coup sûr. Finalement, Adam a désobéi. Voici, ce qu’il est écrit dans le jugement de Dieu à l’encontre d’Adam et de sa femme : « À la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris. Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Genèse 3:19). Par conséquent, la mort est le contraire de la vie, et le retour à l’inexistence (Psaumes 146:3,4 ; Ecclésiastes 3 :19,20 ; 9:5,10). Jéhovah Dieu, dans son jugement, évoque le retour à la poussière qui est plus généralement, désigné dans la Bible par une expression de lieu symbolique comme le Shéol (hébreu) ou l’Hadès (grec), voire même la « mer » où de très nombreux humains ont péri (Révélation 20:13). Par conséquent, il n’est pas difficile de comprendre et d’admettre ce point d’enseignement biblique simple, la mort est l’inexistence absolue. L’âme meurt et l’esprit ou l’énergie vitale disparaît.
La traduction de la Bible en latin, a créé une confusion dans la compréhension de la condition des morts. Comme nous l’avons vu, il convient de faire la différence entre le mot hébreu Shéol et grec Hadès, d’une part, avec la géhenne d’autre part. Dans certaines traductions de la bible, ces trois mots ont été traduits par le mot d’origine latine enfer (infernus). Ce faisant, cela a créé une confusion dans la compréhension de mot géhenne, devenant un enseignement non-biblique de l’existence d’un enfer de feu.
Jésus-Christ a utilisé le mot « géhenne » ou « géhenne de feu », comme lieu réel et connu de tous ses contemporains, pour illustrer le jugement éternel et l’idée d’une destruction sans possibilité de résurrection, la fameuse deuxième mort. Il est intéressant de noter que dans son sermon sur la montagne, Jésus-Christ a évoqué à trois reprises ce lieu, sans nécessairement en préciser le sens. Pourquoi ? Tout simplement, même en Galilée à 100 km au nord de Jérusalem, ce lieu de destruction était très connu et ne nécessitait d’aucune description ou explication (Matthieu 5:22,29,30). La géhenne est associée à un feu qui ne s’éteint pas, pourquoi ? Pour la raison évidente qu’un tel lieu, à proximité d’une ville aurait représenté un danger pour la santé de la plupart des habitants, s’il n’avait pas été alimenté par un feu permanent ou constant, à base de soufre, afin de décomposer plus rapidement l’ensemble des déchets de la ville (Marc 9:47,48) (La vie, la mort, la deuxième mort, le lac de feu et la géhenne de feu).
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Ecclésiaste chapitre 4: c’est la description succincte de la condition désespérée des opprimés qui souffrent à tel point que, parfois, la condition des morts qui ne souffrent plus, est préférable (lire le verset 2):
Et moi, je suis retourné pour voir tous les actes d’oppression qui se commettent sous le soleil, et, voyez, les larmes des opprimés, mais ils n’avaient pas de consolateur; et du côté de leurs oppresseurs il y avait la force, de sorte qu’ils n’avaient pas de consolateur. 2Et j’ai félicité les morts qui étaient déjà morts plutôt que les vivants qui étaient encore en vie. 3Mieux donc que tous les deux, celui qui n’a pas encore été, qui n’a pas vu l’œuvre funeste qui se fait sous le soleil.
4Et moi, j’ai vu tout le dur travail et toute l’habileté dans le travail: que ce n’est que la rivalité entre l’un et l’autre; cela aussi est vanité et poursuite du vent.
5Le stupide se croise les mains et mange sa propre chair.
6Mieux vaut une poignée de repos qu’une double poignée de dur travail et de poursuite du vent.
7Moi, je suis retourné pour voir la vanité sous le soleil: 8Il existe quelqu’un de seul, mais pas de second; il n’a pas non plus de fils ni de frère, mais il n’y a pas de fin à tout son dur travail. De plus, ses yeux ne sont pas rassasiés de richesses: “Et pour qui est-ce que je travaille dur et que je laisse mon âme manquer de bonnes choses?” Cela aussi est vanité, et c’est une occupation funeste.
9Deux valent mieux qu’un, parce qu’ils ont une bonne récompense pour leur dur travail. 10Car si l’un d’eux vient à tomber, l’autre pourra relever son associé. Mais qu’arrivera-t-il à celui qui est seul et qui tombe lorsqu’il n’y a pas de second pour le relever?
11D’autre part, si deux couchent ensemble, alors, à coup sûr, ils se réchaufferont, mais quelqu’un qui est seul, comment se tiendra-t-il chaud? 12Et si quelqu’un pouvait maîtriser un seul, deux ensemble sauraient lui résister. Et un cordon triple ne se rompt pas vite.
13Mieux vaut un enfant indigent mais sage qu’un roi vieux mais stupide, qui n’en a pas appris assez pour se laisser avertir encore. 14Car il est sorti de la maison d’arrêt pour devenir roi, bien que sous le règne de celui-ci il soit né sans ressources. 15J’ai vu tous les vivants qui circulent sous le soleil, [comment cela se passe] pour l’enfant, qui est second, qui se dresse à la place de l’autre. 16Il n’y a pas de fin à tout le peuple, à tous ceux devant qui il était; et ceux qui viendront après ne se réjouiront pas en lui, car cela aussi est vanité et poursuite du vent.
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« Et j’ai félicité les morts qui étaient déjà morts plutôt que les vivants qui étaient encore en vie. Mieux donc que tous les deux, celui qui n’a pas encore été, qui n’a pas vu l’œuvre funeste qui se fait sous le soleil » (versets 2,3).
Le chapitre 4 décrit l’oppression de l’homme sur l’homme, telle qu’elle est décrite un peu plus loin: « Tout cela, je l’ai vu, et il y a eu application de mon cœur à toute œuvre qui s’est faite sous le soleil, durant le temps où l’homme a dominé l’homme à son détriment » (Ecclésiaste 8:9). Quelque soit les formes de gouvernements politiques ou religieux, le processus est immanquablement le même, une petite minorité d’humains hautement privilégiés domine de manière implacable des groupes d’hommes, de femmes, des enfants ou des peuples qui ne demandent qu’à être dirigés avec bienveillance et amour. L’oppression est telle (et les livres d’histoires en témoignent) que le roi Salomon laisse entendre que la condition des morts et aussi de ceux qui ne sont pas encore nés (verset 3), est meilleure que celle des opprimés.
Bien entendu, la mort n’est pas une condition enviable, l’être humain aime naturellement la vie. Jésus-Christ l’a décrite comme la condition provisoire du sommeil en vue de la résurrection (le récit de la résurrection de Lazare (Jean chapitre 11)): « J’ai cette espérance envers Dieu, espérance que ces hommes nourrissent eux aussi, qu’il va y avoir une résurrection tant des justes que des injustes » (Actes 24:15) (La signification des résurrections opérées par Jésus-Christ (Jean 11:30-44)).
« Deux valent mieux qu’un, parce qu’ils ont une bonne récompense pour leur dur travail. Car si l’un d’eux vient à tomber, l’autre pourra relever son associé. Mais qu’arrivera-t-il à celui qui est seul et qui tombe lorsqu’il n’y a pas de second pour le relever? » (versets 9,10).
Quand nous sommes dans des conditions d’oppression, il est important de cultiver l’esprit de communauté et d’entente, dans le but de s’aider les uns les autres afin d’alléger les souffrances liées à l’oppression humaine: « D’autre part, si deux couchent ensemble, alors, à coup sûr, ils se réchaufferont, mais quelqu’un qui est seul, comment se tiendra-t-il chaud? Et si quelqu’un pouvait maîtriser un seul, deux ensembles sauraient lui résister. Et un cordon triple ne se rompt pas vite » (versets 11,12).
Pour ce qui est des disciples du Christ ou de tous les groupements religieux se réclamant du christianisme, il est nécessaire qu’ils s’organisent en petits groupes ou en congrégations pour s’encourager mutuellement: « Et considérons-nous les uns les autres pour nous inciter à l’amour et aux belles œuvres, n’abandonnant pas notre assemblée, comme c’est l’habitude de quelques-uns, mais nous encourageant mutuellement, et cela d’autant plus que vous voyez approcher le jour » (Hébreux 10:24,25).
En Apocalypse chapitre 1 à 3, dans les messages aux sept congrégations chrétiennes, nous constatons qu’il y a une administration strictement locale des congrégations et non mondialisée.
En Révélation (Apocalypse) chapitre 1, les sept congrégations sont représentées par sept porte-lampes. Les anges représentant les sept congrégations, sont désignés par les sept étoiles dans la main droite du Christ. En Révélation 2 et 3, les encouragements mais aussi les reproches, parfois très graves, que fait Jésus-Christ glorifié, sont adressés aux sept « anges » des sept congrégations. Il est évident que les « anges » en question ne sont pas ceux qui sont dans les cieux qui n’ont aucune tendance au péché. Qui représentent ces anges responsables devant Jésus-Christ de l’administration des congrégations chrétiennes ? En Révélation1:1, Jean nous informe que la Révélation lui a été transmise par un « ange » (ἄγγελος « angelos » (Strong’s Concordance G32) : « Messenger, by implication pastor »). D’après le contexte, il est évident qu’il s’agit d’un ange ou messager céleste. En Révélation 1:20, le même mot « angelos » est utilisé pour désigner, cette fois un « ange » humain responsable de l’administration d’une congrégation. Ces sept anges représentent donc les intendants, bergers ou messagers humains responsables, devant le roi Jésus-Christ de l’administration de la congrégation locale (La traduction Bible Chouraqui « messager »), (« messager » (messengers), « dirigeants humains » (humans leaders) Expanded Bible (EXB) ; (GOD’S WORD Translation « messenger »)) (1 Timothée 3:1-7).
Ces « anges » ou « messagers » sont les intercesseurs ou ceux qui font le lien entre Jésus-Christ et la congrégation (Jésus-Christ étant l’unique médiateur entre Dieu et l’humanité (1 Timothée 2:5)). Dans cette vision, Jésus-Christ se tient dans le « Saint » du temple spirituel, lieu habituel des prêtres qui brûlaient de l’encens. Ces « anges » ou « messagers » sont aussi des « prêtres » pour la congrégation, au service du grand prêtre Jésus-Christ. D’ailleurs en Malachie 2:7, ils sont désignés comme « messagers » ou « anges » humains de Jéhovah : « Car ce sont les lèvres du prêtre qui doivent garder la connaissance, et c’est la loi qu’on doit chercher de sa bouche ; car il est le messager de Jéhovah des armées » (Malachie 2:7). Les prêtres avaient trois fonctions majeures en Israël, brûler de l’encens (la prière (Révélation 8:3,4)), l’enseignement et le jugement (Deutéronome 17:8,10-13 ; 21,1,2,5 ; Nombres 5:11-31). Les anciens, les bergers ou les pasteurs de la congrégation ont exactement les mêmes fonctions sacerdotales dans le temple spirituel qu’est la congrégation chrétienne: la prière en faveur des membres de la congrégation (Jacques 5:14), l’enseignement dans la congrégation (1 Timothée 3 :2 « capable d’enseigner »), le jugement dans la congrégation (Matthieu 18:18).
Avant la grande tribulation, le roi Jésus-Christ s’adressera directement aux « anges » des différentes congrégations locales éparpillées dans le monde, pour qu’ils rendent des comptes. La lecture de Révélation chapitres 2 et 3 donne à réfléchir sur la haute responsabilité de ces surveillants des congrégations locales (Matthieu 25). C’est pour cela que le disciple Jacques a écrit : « Ne soyez pas nombreux, mes frères, à devenir des enseignants, sachant que nous recevrons un jugement plus sévère » (Jacques 3:1) (L’administration de la Congrégation Chrétienne, selon la Bible (Colossiens 2:17)).
« Car il est sorti de la maison d’arrêt pour devenir roi, bien que sous le règne de celui-ci il soit né sans ressources » (verset 14).
Les derniers versets du chapitre 4 (13-16), montrent ce qui peut être responsable de la souffrance des opprimés… Ils peuvent être gouvernés par des bandits qui n’ont aucune légitimité à régner comme roi. Les exemples dans l’histoire mondiale ne manquent pas, montrant que les peuples ont souvent été gouvernés par de véritables bandits, psychopathes qui ont massacrés des centaines, des milliers, voire, des millions d’humains, dans des camps de travail ou des camps de concentration. La médiocrité de ces individus oppresseurs est comparable à celle de l’humain qui est second, et qui usurpe la place de premier: « J’ai vu tous les vivants qui circulent sous le soleil, comment cela se passe pour l’enfant, qui est second, qui se dresse à la place de l’autre » (verset 15).
Jésus-Christ a dit de rendre à César ce qui appartient à César et rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu (Luc 20:25). Le chrétien qui rend à César ce qui est à César, a une attitude respectueuse envers les autorités établies de son pays. En 1 Pierre 2:17, il est écrit de craindre Dieu et d’honorer le roi. Selon le contexte, le roi est le dépositaire de l’autorité du pays sur lequel il règne. L’apôtre Paul, dans la lettre aux Romains (13:1-7), encourage tous les chrétiens à respecter les gouvernements et leurs représentants, qu’ils soient rois, princes, présidents, ministres, députés… Ce passage montre que nous devons respecter ceux qui sont habilités à faire exécuter la loi, à savoir, la police, les militaires dans certains pays, les juges, les procureurs et les divers représentants des administrations, tels que par exemple, les instituteurs, les professeurs, les proviseurs, les inspecteurs des impôts…
Ceci étant dit, Jésus-Christ a ajouté que nous devons rendre ce qui appartient à Dieu à Dieu. Ce qui appartient à Dieu c’est la vie qu’Il nous a donné. Par conséquent, si un quelconque état s’approprie de manière rampante, voir perverse nos corps et le corps de nos enfants, comme l’a dit l’apôtre Pierre devant un tribunal: « Nous devons obéir à Dieu, en sa qualité de chef, plutôt qu’aux hommes » (Actes 5:29) (N’oubliez jamais ce qu’ils ont fait).
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Ecclésiaste chapitre 5: c’est une compilation de sentences proverbiales très ressemblante au livre biblique des Proverbes. Néanmoins, ce qui ressort de manière importante est que lorsque l’on s’adresse à Dieu, particulièrement par la prière, en voulant, par exemple faire un vœu, il convient de faire très attention à ce que l’on va lui dire. Pour Dieu, chaque mot qui sort de notre bouche a de l’importance. Ainsi, celui qui fait un vœu devant Dieu, par ses propres paroles, s’y attachera comme par un lien qu’il ne peut pas rompre:
Garde tes pieds quand tu vas à la maison du [vrai] Dieu; et que l’on s’approche pour entendre plutôt que pour donner un sacrifice comme font les stupides, car ils ne se rendent pas compte qu’ils font ce qui est mauvais.
2Ne te hâte pas quant à ta bouche; et que ton cœur, lui, ne se hâte pas d’exprimer une parole devant le [vrai] Dieu. Car le [vrai] Dieu est dans les cieux, mais toi tu es sur la terre. C’est pourquoi tes paroles doivent être peu nombreuses. 3Car un rêve vient bel et bien à cause de l’abondance d’occupations, et la voix d’un homme stupide à cause de l’abondance de paroles. 4Quand tu fais un vœu à Dieu, n’hésite pas à t’en acquitter, car il n’y a aucun plaisir dans les stupides. Le vœu que tu fais, acquitte-t’en. 5Mieux vaut que tu ne fasses pas de vœu que d’en faire un et de ne pas t’en acquitter. 6Ne permets pas à ta bouche de faire pécher ta chair, et ne dis pas devant l’ange que c’était une erreur. Pourquoi le [vrai] Dieu s’indignerait-il à cause de ta voix et devrait-il démolir l’œuvre de tes mains? 7Car à cause de l’abondance [d’occupations] il y a des rêves, et il y a des vanités et des paroles en abondance. Mais crains le [vrai] Dieu lui-même.
8Si tu vois dans un district administratif l’oppression de l’homme sans ressources et la suppression par la force du jugement et de la justice, ne sois pas stupéfait de l’affaire, car quelqu’un qui est plus élevé que celui qui est élevé veille, et au-dessus d’eux il y a ceux qui sont élevés.
9De plus, le profit de la terre est parmi eux tous; pour un champ le roi a été servi.
10Celui qui aime l’argent ne se rassasiera pas d’argent, ni celui qui aime la fortune, du revenu. Cela aussi est vanité.
11Quand les bonnes choses se multiplient, ceux qui les mangent se multiplient bel et bien. Et quel avantage y a-t-il pour leur grand propriétaire, sinon qu’il [les] regarde de ses yeux?
12Doux est le sommeil de celui qui sert, qu’il mange peu ou beaucoup; mais l’abondance du riche ne le laisse pas dormir.
13Il existe un malheur grave que j’ai vu sous le soleil: des richesses qu’on garde pour leur grand propriétaire, pour son malheur. 14Et ces richesses ont péri à cause d’une occupation funeste, et il est devenu père d’un fils alors qu’il n’y a rien dans sa main.
15Comme on est sorti du ventre de sa mère, nu l’on s’en ira de nouveau, comme on est venu; et on ne pourra rien emporter pour son dur travail, qu’on puisse emmener avec sa main.
16Et cela aussi est un malheur grave: exactement comme on est venu, ainsi on s’en ira; et quel profit y a-t-il pour celui qui sans relâche travaille dur pour le vent? 17De plus, durant tous ses jours il mange dans les ténèbres, avec beaucoup de dépit, avec maladie chez lui et [cause d’]indignation.
18Voyez: Ce qu’il y a de mieux, [et] que moi j’ai vu — [et cela] est beau —, c’est que l’[homme] mange, et boive, et voie le bien pour tout son dur travail par quoi il travaille dur sous le soleil pendant le nombre des jours de sa vie, que le [vrai] Dieu lui a donnés, car c’est là sa part. 19De plus, tout homme à qui le [vrai] Dieu a donné richesse et biens matériels, il lui a aussi permis d’en manger, d’emporter sa part et de se réjouir dans son dur travail. Cela est le don de Dieu. 20Car il ne se souviendra guère des jours de sa vie, parce que le [vrai] Dieu [l’]occupe avec la joie de son cœur.
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Quelques points saillants du chapitre, comme thème de méditation:
« Ne te hâte pas quant à ta bouche; et que ton cœur, lui, ne se hâte pas d’exprimer une parole devant le vrai Dieu. Car le vrai Dieu est dans les cieux, mais toi tu es sur la terre. C’est pourquoi tes paroles doivent être peu nombreuses » (verset 2).
Nous devons faire attention à nos paroles lorsque nous nous adressons à Dieu par la prière. Ce qui compte pour lui ce ne sont pas de longues prières mais plutôt celles qui sont peut-être plus brèves mais avec des mots bien pensés. Jésus-Christ a bien dit qu’il convient de ne pas faire des prières mécaniques ou répétitives et non réfléchies:
« De plus, quand vous priez, vous ne devez pas être comme les hypocrites ; parce qu’ils aiment prier debout dans les synagogues et aux coins des grandes rues, afin d’être vus des hommes. Vraiment, je vous le dis : Ils ont déjà leur pleine récompense. Toi, cependant, quand tu pries, entre dans ta chambre particulière et, après avoir fermé la porte, prie ton Père qui est là dans le secret ; alors ton Père qui regarde dans le secret te le rendra. Mais quand vous priez, ne redites pas toujours les mêmes choses, comme font les gens des nations, car ils pensent qu’ils seront entendus parce qu’ils parlent beaucoup. Donc, ne devenez pas comme eux, car Dieu votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous le lui demandiez. Vous devez donc prier ainsi : “‘Notre Père dans les cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton royaume vienne. Que ta volonté se fasse, comme dans le ciel, aussi sur la terre. Donne-nous aujourd’hui notre pain pour ce jour ; et remets-nous nos dettes, comme nous aussi avons remis à nos débiteurs. Et ne nous fais pas entrer en tentation, mais délivre-nous du méchant’ » (Matthieu 6:5-13) (Comment prier Dieu ?).
« Quand tu fais un vœu à Dieu, n’hésite pas à t’en acquitter, car il n’y a aucun plaisir dans les stupides. Le vœu que tu fais, acquitte-t’en » (verset 4).
Le vœu que l’on fait à Dieu est une promesse que l’on doit respecter. Le vœu le plus communément prononcé devant Dieu est le sacrement du mariage qui unit un homme et une femme. Il convient de le respecter car pour Dieu, l’engagement du mariage est sacré: « Que le mariage soit honorable chez tous, et que le lit conjugal soit sans souillure, car Dieu jugera fornicateurs et adultères » (Hébreux 13:4).
Un autre vœu fait devant Dieu est celui mentionné par Jésus-Christ, le baptême: « Allez donc et faites des disciples de gens d’entre toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et de l’esprit saint » (Matthieu 28:19).
Selon Matthieu 28 :19,20, c’est le baptême qui précède la formation complète du disciple du Christ dans le ministère. Actes 22 :16, montre toute la simplicité du processus qui mène au baptême : « Et maintenant, pourquoi tardes-tu ? Lève-toi, fais-toi baptiser et lave-toi de tes péchés en invoquant son nom ». Alors que Saul de Tarse n’avait qu’une connaissance quasiment nulle du christianisme, Ananias, un disciple du Christ lui demande de se faire baptiser et de commencer à invoquer le nom du Christ pour le pardon de ses péchés. Et que dire du Geôlier et sa famille qui se firent baptiser : « Il demanda alors des lumières, entra d’un bond et, pris de tremblement, il tomba devant Paul et Silas. 30 Puis il les mena dehors et dit : « Messieurs, que dois-je faire pour être sauvé ? » Ils dirent : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maisonnée. « Et ils lui dirent la parole de Jéhovah, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. 3Et il les prit avec lui à cette heure de la nuit et lava leurs plaies ; et ils furent tous baptisés, lui et les siens, sur-le-champ. Il les fit venir dans sa maison, il dressa une table devant eux, et il se réjouit beaucoup avec toute sa maisonnée maintenant qu’il avait cru Dieu » (Actes 16 :29-34).
Ici nous avons le processus simple : « Ils dirent la parole de Jéhovah », il enseigna le Geôlier au préalable la connaissance de bases du christianisme ainsi que probablement à sa maisonnée et « ils furent tous baptisés » (Hébreux 6:1 « doctrine fondamentale« ) (La prédication de la Bonne Nouvelle et le baptême).
« Car à cause de l’abondance d’occupations il y a des rêves » (verset 7).
Selon la Bible, il ne faut pas voir dans la plupart des rêves, peu avant le sommeil profond ou peu avant de se réveiller, comme ayant un caractère prémonitoire. Les rêves sont le résultat de l’activité cérébrale qui se fait à leur insu, de rangement des souvenirs accumulés dans la journée d’occupation, de manière souvent surréaliste, voir artistique…
« Si tu vois dans un district administratif l’oppression de l’homme sans ressources et la suppression par la force du jugement et de la justice, ne sois pas stupéfait de l’affaire, car quelqu’un qui est plus élevé que celui qui est élevé veille, et au-dessus d’eux il y a ceux qui sont élevés » (verset 8).
Il est tout à fait normal de ressentir de l’indignation face à l’injustice et l’oppression. Le texte ci-dessus, montre que malgré les apparences, Dieu veille à la situation. Au début du Sermon sur la Montagne, Jésus-Christ a fait comprendre que la justice divine sera victorieuse: « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, puisqu’ils seront rassasiés » (Matthieu 5:6).
« De plus, le profit de la terre est parmi eux tous ; pour un champ le roi a été servi » (verset 9).
Quel que soit le système économique établi par les hommes, ils dépendront toujours du pouvoir alimentaire de la terre nourricière, la terre agricole, et même les rois n’y échappent pas…
« Doux est le sommeil de celui qui sert, qu’il mange peu ou beaucoup ; mais l’abondance du riche ne le laisse pas dormir » (verset 12).
Le roi Salomon aborde le thème de notre relation aux biens matériels, l’argent, la richesse. La douceur du sommeil de celui qui sert, pourrait être celui d’un salarié d’une entreprise qui, une fois qu’il a terminé son travail, généralement, il rentre chez lui et jouit d’un repos bien mérité. Alors que son patron continue à travailler et à se soucier de la pérennité de son entreprise. Peut-être que cette situation lui cause des nuits sans sommeil parce qu’il sait qu’il peut tout perdre du jour au lendemain, et laisser sa famille dans le dénuement: « Il existe un malheur grave que j’ai vu sous le soleil: des richesses qu’on garde pour leur grand propriétaire, pour son malheur. Et ces richesses ont péri à cause d’une occupation funeste, et il est devenu père d’un fils alors qu’il n’y a rien dans sa main » (versets 13,14).
« Comme on est sorti du ventre de sa mère, nu l’on s’en ira de nouveau, comme on est venu; et on ne pourra rien emporter pour son dur travail, qu’on puisse emmener avec sa main » (verset 15).
Bien évidemment beaucoup préfèrent la richesse à une vie simple avec moins d’argent, mais Salomon rappelle une vérité incontournable, nous partons de la même manière que nous sommes venus à l’existence: sans rien. C’est pour cela que Jésus-Christ a encouragé ses disciples à accumuler une richesse spirituelle, intemporelle, qui nous accompagne dans la mort: avoir un beau nom devant Dieu, être riche envers lui, de manière à avoir une place dans sa mémoire en vue de la résurrection des morts: « Cessez de vous amasser des trésors sur la terre, où mite et rouille rongent, et où les voleurs percent et dérobent. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où ni mite ni rouille ne rongent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. (…) Personne ne peut travailler comme un esclave pour deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez travailler comme des esclaves pour Dieu et pour la Richesse » (Matthieu 6 :19-21,24) (La résurrection terrestre des justes qui ne seront pas jugés (Jean 5:28,29)).
« Cela est le don de Dieu. Car il ne se souviendra guère des jours de sa vie, parce que le vrai Dieu l’occupe avec la joie de son cœur » (versets 19,20).
Le don divin mentionné dans ce texte est de profiter du fruit de notre travail et de faire en sorte que la brièveté de notre existence n’occupe pas constamment notre esprit, en nous accordant de la joie dans nos cœurs.
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Ecclésiaste chapitre 6: c’est le thème de la jouissance et de la non-jouissance du fruit de son travail. Un homme peut ne pas voir le bon résultat de son travail, soit par le fait que Dieu ait causé cette situation, ou que l’homme lui-même se soit mis dans cette situation. Quoiqu’il en soit, dans les deux cas, c’est une expression de ce qui est vain, ou de ce qui est absurde:
Il existe un malheur que j’ai vu sous le soleil, et il est fréquent parmi les humains: 2un homme à qui le [vrai] Dieu donne richesse, biens matériels et gloire, et qui ne manque de rien pour son âme en tout ce pour quoi il se montre rempli de désir, et pourtant le [vrai] Dieu ne lui permet pas d’en manger, même si un étranger le mange. Cela est vanité et c’est une maladie mauvaise. 3Si un homme devient père cent fois et qu’il vive de nombreuses années — si bien que les jours de ses années deviennent nombreux —, mais que son âme ne se soit pas rassasiée de bonnes choses et que même la tombe ne soit pas devenue sienne, je dois dire qu’un [enfant] né avant terme est en meilleure situation que lui. 4Car c’est en vain que celui-ci est venu, et c’est dans les ténèbres qu’il s’en va, et par les ténèbres son nom sera couvert. 5Il n’a même pas vu le soleil et ne l’a pas connu. Celui-ci a du repos plutôt que celui-là. 6Supposons même qu’il ait vécu deux fois mille ans et que pourtant il n’ait pas vu ce qui est bon, n’est-ce pas dans un même lieu que tous vont?
7Tout le dur travail des humains est pour leur bouche, mais même leur âme ne se remplit pas. 8Car quel avantage le sage a-t-il sur le stupide? L’affligé, qu’a-t-il en sachant marcher devant les vivants? 9Mieux vaut la vision des yeux que la marche çà et là de l’âme. Cela aussi est vanité et poursuite du vent.
10Ce qui a paru, le nom en a déjà été prononcé, et on a su ce qu’est l’homme; et il ne peut pas plaider sa cause avec quelqu’un qui est plus puissant que lui.
11Comme il existe beaucoup de choses qui causent beaucoup de vanité, quel avantage un homme a-t-il? 12Car qui sait quel bien un homme a dans la vie, pendant le nombre des jours de sa vie de vanité, alors qu’il les passe comme une ombre? Car qui indiquera à l’homme ce qui arrivera après lui sous le soleil?
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« Il existe un malheur que j’ai vu sous le soleil, et il est fréquent parmi les humains : un homme à qui le vrai Dieu donne richesse, biens matériels et gloire, et qui ne manque de rien pour son âme en tout ce pour quoi il se montre rempli de désir, et pourtant le vrai Dieu ne lui permet pas d’en manger, même si un étranger le mange. Cela est vanité et c’est une maladie mauvaise » (verset 1,2).
Ce texte montre que quelque soit les dons que Dieu fait aux humains, il ne leur permet pas d’en jouir pleinement, en raison de leur condition de mortels. Comme rappel du commentaire de Ecclésiaste 1 :13, et de la lettre de Paul aux Romains, Dieu a soumis l’ensemble de l’humanité à la futilité, c’est-à-dire à la mort en raison de la mauvaise décision initiale d’Adam: « Car la création a été soumise à la futilité, non de son propre gré, mais à cause de celui qui l’a soumise, en raison de l’espérance 21 que la création elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption et aura la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8 :20,21). Néanmoins, le verset 21 montre que Dieu délivrera l’ensemble de l’humanité de cette condition futile, en lui accordant la vie éternelle par le moyen de la foi dans le sacrifice du Christ (Jean 3:16,36) (L’espérance de la vie éternelle).
Il y a une illustration du Christ qui nous encourage à être riche envers Dieu, au lieu d’accumuler des richesses matérielles: « Alors quelqu’un de la foule lui dit : “ Enseignant, dis à mon frère de partager avec moi l’héritage. ” 14 Il lui dit : “ Homme, qui m’a établi sur vous comme juge ou comme préposé aux partages ? ” 15 Puis il leur dit : “ Ouvrez l’œil et gardez-vous de toute espèce de convoitise, parce que, même lorsque quelqu’un est dans l’abondance, sa vie ne provient pas des choses qu’il possède. ” 16 Là-dessus il leur donna un exemple, en disant : “ Les terres d’un certain homme riche avaient bien produit. 17 Il s’est donc mis à raisonner en lui-même, disant : ‘ Que vais-je faire, maintenant que je n’ai plus où ramasser mes récoltes ? ’ 18 Alors il a dit : ‘ Voici ce que je vais faire : Je vais démolir mes magasins et en bâtir de plus grands, et j’y ramasserai tout mon grain et toutes mes bonnes choses ; 19 et je dirai à mon âme : “ [Mon] âme, tu as quantité de bonnes choses en réserve pour de nombreuses années ; tiens-toi tranquille, mange, bois, donne-toi du bon temps. ” ’ 20 Mais Dieu lui a dit : ‘ Homme déraisonnable, cette nuit même on te réclame ton âme. Alors, les choses que tu as entassées, qui les aura ? ’ 21 Ainsi en est-il de l’homme qui amasse un trésor pour lui-même, mais qui n’est pas riche à l’égard de Dieu” » (Luc 12:13-21).
« Si un homme devient père cent fois et qu’il vive de nombreuses années — si bien que les jours de ses années deviennent nombreux —, mais que son âme ne se soit pas rassasiée de bonnes choses et que même la tombe ne soit pas devenue sienne, je dois dire qu’un [enfant] né avant terme est en meilleure situation que lui » (verset 3).
Ce texte montre que ce n’est pas tant le nombre d’années vécues ou une vie très longue qui compte, mais plutôt une qualité de vie basée sur le contentement, un bien-être, une paix intérieure. Alors que Jésus-Christ allait quitter définitivement ses disciples sur terre, Jésus-Christ leur a fait un don, sa paix: « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jean 14:27).
« Mieux vaut la vision des yeux que la marche çà et là de l’âme. Cela aussi est vanité et poursuite du vent » (verset 9).
Une vie qui a des objectifs, ou un but précis est mieux vécue, que celle qui est sans aucun objectif, créant une forme de vagabondage existentiel, une vie vide de sens…
Dans cette maxime, les yeux représentent l’objectif principal qu’un humain se fixe dans la vie. Dans le sermon sur la montagne, Jésus-Christ a utilisé le symbolisme de l’œil comme objectif que l’homme se fixe dans la vie. Le contexte de cette métaphore est en lien direct avec notre relation avec les biens matériels:
« Cessez de vous amasser des trésors sur la terre, où mite et rouille rongent, et où les voleurs percent et dérobent. 20 Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où ni mite ni rouille ne rongent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. 21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
22 “ La lampe du corps, c’est l’œil. Si donc ton œil est simple, tout ton corps sera lumineux ; 23 mais si ton œil est méchant, tout ton corps sera ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien sont grandes ces ténèbres !
24 “ Personne ne peut travailler comme un esclave pour deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez travailler comme des esclaves pour Dieu et pour la Richesse » (Matthieu 6:19-24).
Il est clair que la Bible ne condamne pas la richesse, tout comme elle n’encourage pas la pauvreté. Jésus-Christ met en garde contre notre rapport à la richesse, en relation avec notre objectif principal de servir Dieu. Jésus-Christ, comme la Bible dans son ensemble, condamne l’amour de l’argent: « Cependant, ceux qui sont bien décidés à être riches tombent dans la tentation, dans un piège et dans de nombreux désirs insensés et nuisibles, qui plongent les hommes dans la destruction et la ruine. Car l’amour de l’argent est une racine de toutes sortes de choses mauvaises, et en aspirant à cet amour quelques-uns se sont égarés loin de la foi et se sont transpercés partout de bien des douleurs » (1Timothée 6:9,10). Par l’expression « œil simple », cela signifie sincère, sans détour, bien réglé, généreux, ce qui est conforme au service pour Dieu. Un « œil méchant », mauvais, envieux, représente des objectifs basés sur la convoitise, la cupidité, ce qui est conforme au service pour le dieu Richesse (L’enseignement de Jésus-Christ qui mène à la maturité spirituelle ).
« Comme il existe beaucoup de choses qui causent beaucoup de vanité, quel avantage un homme a-t-il ? Car qui sait quel bien un homme a dans la vie, pendant le nombre des jours de sa vie de vanité, alors qu’il les passe comme une ombre ? Car qui indiquera à l’homme ce qui arrivera après lui sous le soleil ? » (versets 11,12).
C’est une forme de répétition du thème central du livre de l’Ecclésiaste, sur la vanité de l’existence de l’homme condamné et assujetti, bien malgré lui, à la loi mortelle du péché héritée d’Adam (Ecclésiaste 1:2; Romains 5:12).
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Ecclésiaste chapitre 7: il y a la même structure que le livre des Proverbes, par son empilement de sentences proverbiales. Cependant, on peut relever une maxime proverbiale dominante, savoir, la fin d’un événement ou d’une chose, est préférable à son début:
Un nom vaut mieux qu’une bonne huile, et le jour de la mort que le jour de sa naissance. 2Mieux vaut aller à la maison de deuil que d’aller à la maison de banquet, parce que c’est la fin de tous les humains; et le vivant doit [le] prendre à cœur. 3Mieux vaut le dépit que le rire, car par l’amertume du visage le cœur devient meilleur. 4Le cœur des sages est dans la maison de deuil, mais le cœur des stupides est dans la maison de joie.
5Mieux vaut entendre la réprimande d’un sage que d’être l’homme qui entend le chant des stupides. 6Car comme le bruit des épines sous la marmite, ainsi est le rire du stupide; et cela aussi est vanité. 7Car l’oppression peut faire qu’un sage agisse comme un fou, et un cadeau peut détruire le cœur.
8Mieux vaut la fin d’une chose, par la suite, que son commencement. Mieux vaut quelqu’un qui est patient que quelqu’un qui a l’esprit hautain. 9Ne te hâte pas dans ton esprit de t’offenser; s’offenser, en effet, c’est ce qui repose dans le sein des stupides.
10Ne dis pas: “Comment se fait-il que les jours anciens ont été meilleurs que ceux-ci?” Car ce n’est pas grâce à la sagesse que tu as interrogé sur cela.
11La sagesse avec un héritage est bonne et elle est avantageuse pour ceux qui voient le soleil. 12Car la sagesse procure une protection [tout comme] l’argent procure une protection; mais l’avantage de la connaissance, c’est que la sagesse garde en vie ses propriétaires.
13Vois l’œuvre du [vrai] Dieu, car qui peut redresser ce qu’il a rendu tortueux? 14Dans un jour bon, sois dans ce qui est bon, et dans un jour funeste vois que le [vrai] Dieu a fait celui-ci exactement comme celui-là, afin que les humains ne puissent rien découvrir après eux.
15J’ai tout vu pendant mes jours de vanité. Il existe [tel] juste qui périt dans sa justice, et il existe [tel] méchant qui dure longtemps dans sa méchanceté.
16Ne deviens pas juste à l’excès et ne te montre pas sage outre mesure. Pourquoi amènerais-tu sur toi la désolation? 17Ne sois pas méchant à l’excès et ne deviens pas sot. Pourquoi mourrais-tu alors que ce n’est pas ton temps? 18Il vaut mieux que tu saisisses l’un, mais de l’autre non plus ne retire pas ta main; car qui craint Dieu sortira avec eux tous.
19La sagesse est plus forte pour le sage que dix hommes au pouvoir qui étaient dans une ville. 20Car il n’y a pas d’homme juste sur la terre qui fasse toujours le bien et ne pèche pas.
21De plus, à toutes les paroles que les gens peuvent dire, ne donne pas ton cœur, de peur que tu n’entendes ton serviteur appeler le mal sur toi. 22Car ton cœur sait parfaitement que bien des fois aussi tu as toi-même appelé le mal sur les autres.
23Tout cela, je l’ai expérimenté avec sagesse. J’ai dit: “Je veux devenir sage.” Mais cela était loin de moi. 24Ce qui a paru est loin et extrêmement profond. Qui peut le découvrir? 25Moi, je me suis retourné, mon cœur aussi, pour connaître, pour explorer et pour rechercher la sagesse et la raison des choses, et pour connaître la méchanceté de la stupidité et la sottise de la folie; 26et je trouvais: [J’ai trouvé] plus amère que la mort la femme qui est [comme] des filets de chasse, et dont le cœur est [comme] des sennes, [et] dont les mains sont des entraves. On est bon devant le [vrai] Dieu si on lui échappe, mais on pèche si on se laisse prendre par elle.
27“Vois! J’ai trouvé ceci, a dit le rassembleur, [en prenant] une chose après l’autre pour trouver le résumé, 28que mon âme a cherché continuellement, mais que je n’ai pas trouvé. Un homme entre mille, je l’ai trouvé, mais une femme parmi toutes celles-ci, je ne l’ai pas trouvée. 29Vois! J’ai seulement trouvé ceci: que le [vrai] Dieu a fait les humains droits, mais eux ont cherché beaucoup de plans”.
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« Un nom vaut mieux qu’une bonne huile, et le jour de la mort que le jour de sa naissance. 2Mieux vaut aller à la maison de deuil que d’aller à la maison de banquet, parce que c’est la fin de tous les humains; et le vivant doit [le] prendre à cœur. 3Mieux vaut le dépit que le rire, car par l’amertume du visage le cœur devient meilleur. 4Le cœur des sages est dans la maison de deuil, mais le cœur des stupides est dans la maison de joie » (versets 1-4).
Dans le contexte général de la Bible, un nom est plus qu’une simple identité ou un état civil, qui différencie une personne d’une autre. La définition du mot hébreu « shêm », traduit par « nom » : « une appellation, en tant que marque ou mémorial d’individualité; implicitement honneur, autorité, caractère (ou personnage) » (Strong’s Corcondance (H8034)). Ainsi, le nom d’une personne, durant et à la fin de sa vie, est en lien avec son mémorial d’actions bonnes ou mauvaises, son renom et sa réputation. L’héritage de ce nom, du point de vue de Dieu, qui peut ressusciter la personne décédée, s’acquiert à la fin de la vie (Actes 24:15). C’est dans ce contexte biblique qu’il convient de lire le verset 1, « Un nom vaut mieux qu’une bonne huile, et le jour de la mort que le jour de sa naissance ». C’est à la fin d’une vie qu’un humain s’est fait un beau ou mauvais nom, un renom, ou une réputation (bonne ou mauvaise) devant Dieu et les hommes (Je serai ce que je serai (Exode 3:14)).
Etant donné que la mort fait naturellement partie de la condition humaine, il convient de temps à autre, d’y réfléchir, particulièrement lorsqu’on accompagne des proches dans l’expression de leur deuil, en raison de la perte d’une être cher. Le fait de vouloir occulter cette réalité en menant une vie essentiellement orientée sur les plaisirs, sans aucune réflexion sur le sujet, par déni, est complètement stupide. C’est là que l’on comprend l’utilité de la lecture et de la méditation du livre biblique de l’Ecclésiaste, qui nous permet de réfléchir au sens que nous donnons à notre existence, avant qu’il ne soit trop tard. Les moments, certes pas très agréables, des veillées funèbres ou des enterrements, permettent de réfléchir au sens que nous devons donner à notre brève existence…
Ces moments permettent d’améliorer notre cœur, c’est-à-dire notre personnalité et les mobiles de nos actions dans le but de plaire au Père Céleste et à son Fils Jésus-Christ parce que ce sont eux qui nous permettront d’obtenir la vie éternelle: « Ceci signifie la vie éternelle : qu’ils apprennent à te connaître, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17:3) (Dieu a un Nom (YHWH)).
« Car l’oppression peut faire qu’un sage agisse comme un fou, et un cadeau peut détruire le cœur » (verset 7).
Une souffrance physique et émotionnelle extrême, peut faire perdre l’équilibre psychologique, mentale, voir spirituel d’une personne qui a la réputation d’être sage. Prenons l’exemple d’Asaph, dans le Psaume 73:
Asaph, l’auteur inspiré de ce psaume, exprime son indignation face à la méchanceté et à l’injustice. Il explique honnêtement qu’il a failli dévier spirituellement en portant envie aux méchants qui semblent avoir du succès dans leur attitude, en se moquant de Dieu. Asaph se laissait dominer par une amertume destructive face à cette situation absurde. Suite à ce constat, Asaph exprimait son désarroi:
“Oui, c’est en vain que j’ai purifié mon cœur
et que je lave mes mains dans l’innocence.
J’ai été frappé tout au long du jour,
et ma correction est là chaque matin” (Psaumes 73:13,14).
Cependant, on constate qu’Asaph a su se ressaisir, retrouver un jugement sain, un discernement qui lui a permis de mieux comprendre la situation, du point de vue de Dieu:
“Et je réfléchissais pour savoir cela ;
ce fut un tourment à mes yeux,
jusqu’au jour où je suis entré dans le sanctuaire grandiose de Dieu.
Je voulais discerner leur avenir.
Oui, c’est sur un sol glissant que tu les places.
Tu les as fait tomber en ruines” (Psaumes 73:18,19).
Le Psaume 73 peut être une aide pour ceux qui souffrent personnellement d’injustice. Jésus-Christ a dit que ceux qui qui ont faim et soif de justice seront rassasiés (Matthieu 5:6). Ce psaume montre qu’en attendant, il convient de se réfugier dans sa relation avec Dieu, en étant confiant qu’Il trouvera une solution pour notre situation pénible:
“Mon organisme et mon cœur se sont épuisés.
Dieu est le rocher de mon cœur et ma part pour des temps indéfinis.
Car voici : ceux qui restent loin de toi périront.
À coup sûr, tu réduiras au silence tous ceux qui te quittent d’une manière immorale.
Mais quant à moi, m’approcher de Dieu est bon pour moi.
Dans le Souverain Seigneur Jéhovah j’ai placé mon refuge,
pour proclamer toutes tes œuvres” (Psaumes 73:26–28)(Méditation sur le livre de Job ).
« J’ai tout vu pendant mes jours de vanité. Il existe [tel] juste qui périt dans sa justice, et il existe tel méchant qui dure longtemps dans sa méchanceté » (verset 15).
Il y a une sentence proverbiale similaire au chapitre 8: « Il existe une vanité qui se fait sur la terre : c’est qu’il existe des justes à qui arrivent [des choses] comme si c’était pour l’œuvre des méchants, et il existe des méchants à qui arrivent [des choses] comme si c’était pour l’œuvre des justes. J’ai dit que cela aussi est vanité » (Ecclésiaste 8:14). La condition humaine absurde dans laquelle vit l’homme, créé des situations surréalistes, les justes qui meurent prématurément à cause de leur justice, et des méchants qui se débrouillent à vivre longtemps. Des justes qui ont souffert d’une mort horrible dans des camps de travail forcé ou de concentration pour ne pas transiger avec leur conscience, tandis que des tortionnaires meurent douillettement dans leur lit, d’une belle vieillesse.
Parfois, la vision des choses est complètement inversée, faisant passer le juste pour méchant, et le méchant pour juste, par inversion accusatoire et aussi par inversion des valeurs: « Malheur à ceux qui disent que le bien est mal et que le mal est bien, à ceux qui mettent les ténèbres pour la lumière et la lumière pour les ténèbres, à ceux qui mettent l’amer pour le doux et le doux pour l’amer ! » (Esaïe 5:20).
C’est une autre expression révoltante de l’absurdité actuelle de la condition humaine: « Jusqu’à quand, ô Jéhovah, me faudra-t-il crier au secours sans que tu entendes ? [Jusqu’à quand] t’appellerai-je à l’aide contre la violence sans que tu sauves ? 3 Pourquoi me fais-tu voir ce qui est malfaisant et continues-tu à regarder le malheur ? [Pourquoi] le pillage et la violence sont-ils devant moi ? [Pourquoi] y a-t-il des querelles, et [pourquoi] la dispute l’emporte-t-elle ? 4 Aussi la loi s’engourdit et la justice ne sort jamais. Car le méchant cerne le juste, voilà pourquoi la justice sort tortueuse » (Lire Habacuc 1:2-4) (Pourquoi Dieu a-t-il permis la souffrance et la méchanceté).
« Ne deviens pas juste à l’excès et ne te montre pas sage outre mesure. Pourquoi amènerais-tu sur toi la désolation ? » (verset 16).
Ce texte montre qu’une psychorigidité qui tend même vers ce qui est juste, peut créer de graves problèmes relationnels. Le meilleur exemple est celui des pharisiens du temps de Jésus-Christ, qui finissaient par avoir une haute opinion de leur personne, tout en méprisant ceux qui n’étaient pas comme eux. De plus ils sacrifiaient l’esprit de la loi de Dieu à la lettre en ayant une pratique spirituelle formaliste sans aucun égard pour leur prochain. Jésus-Christ leur a bien dit que l’esprit de la loi était basée sur la compassion et la miséricorde: « Allez donc apprendre ce que signifie : ‘ Je veux la miséricorde et non le sacrifice’ » (Matthieu 9:13).
Dans un esprit de compassion et de miséricorde, Jésus-Christ a guéri miraculeusement une femme complètement courbée depuis 18 ans, le jour du sabbat et voici la remarque qu’a fait un « juste à l’excès »: « Or il enseignait dans une des synagogues, le sabbat. 11 Et, voyez, une femme avec un esprit de faiblesse depuis dix-huit ans, et elle était courbée en deux et ne pouvait pas se redresser, pas du tout. 12 Lorsqu’il la vit, Jésus s’adressa à elle et lui dit : “ Femme, tu es libérée de ta faiblesse. ” 13 Et il posa les mains sur elle ; et à l’instant même elle se redressa et se mit à glorifier Dieu. 14 Alors le président de la synagogue, indigné de ce que Jésus avait opéré [cette] guérison le sabbat, se mit à dire à la foule : “ Il y a six jours pendant lesquels on doit travailler ; [ces jours-là,] venez donc vous faire guérir, et non pas le jour du sabbat. ” 15 Cependant le Seigneur lui répondit et dit : “ Hypocrites ! est-ce que chacun de vous, le sabbat, ne détache pas de l’étable son taureau ou son âne pour le mener boire ? 16 Et cette femme, qui est fille d’Abraham et que Satan a tenue liée — voyez ! — pendant dix-huit ans, ne fallait-il donc pas la délier de ce lien le jour du sabbat ? ” 17 Eh bien, tandis qu’il disait ces choses, tous ses adversaires avaient honte ; mais toute la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qui étaient faites par lui » (Luc 13:10-17).
Comme l’a bien dit Jésus-Christ, une telle attitude peut mener à la désolation de celui qui est juste à l’excès, en encourant la désapprobation divine définitive (Lire Matthieu 23). Dans son Sermon sur la Montagne Jésus-Christ a dit qu’il sera fait miséricorde aux miséricordieux, mais ceux qui jugent sans miséricorde seront jugés de la même manière (Matthieu 5:7 ; 7:1-5) (L’enseignement de Jésus-Christ qui mène à la maturité spirituelle ).
« Car il n’y a pas d’homme juste sur la terre qui fasse toujours le bien et ne pèche pas » (verset 20).
Notre condition de pécheur ne nous permet pas toujours de bien agir parce que nous avons en nous une propension naturelle à faire le mal que nous devons combattre. L’apôtre Paul a bien illustré ce combat intérieur contre le mal en nous et pour agir correctement devant Dieu et les hommes: « Je trouve donc cette loi dans mon cas : quand je veux faire ce qui est juste, ce qui est mauvais est présent chez moi. Je prends en effet plaisir à la loi de Dieu selon l’homme que je suis intérieurement, mais je vois dans mes membres une autre loi qui fait la guerre contre la loi de mon intelligence et qui m’emmène captif vers la loi du péché qui est dans mes membres. Homme misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps voué à cette mort ? Grâces [soient rendues] à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, par [mon] intelligence, moi je suis esclave de la loi de Dieu, mais, par [ma] chair, [je suis esclave] de la loi du péché » (Romains 7:21-25).
L’apparition accidentelle du péché dans l’humanité, a mené à une destruction totale, à terme, de l’ensemble de l’humanité, en vertu justement de cette loi impersonnelle (sans sentiment) de la Sainteté de Dieu: « Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché » (Romains 5:12). « Car le salaire que paie le péché, c’est la mort, mais le don que Dieu donne, c’est la vie éternelle par Christ Jésus notre Seigneur » (Romains 6:23). La première partie de ce verset, montre que la nécessité de la sainteté (loi impersonnelle dénué de sentiment), fait que le péché mène à la mort, pour le faire disparaître. Tandis que, le fait que Dieu soit amour, Il prend des dispositions en vue de nous donner la vie éternelle par le rachat (Matthieu 20:28) (Qu’est-ce que le péché?) (Qu’est-ce que le péché impardonnable?).
« De plus, à toutes les paroles que les gens peuvent dire, ne donne pas ton cœur, de peur que tu n’entendes ton serviteur appeler le mal sur toi. Car ton cœur sait parfaitement que bien des fois aussi tu as toi-même appelé le mal sur les autres » (versets 21,22).
Parmi la mauvaise action humaine très répandue, est la mauvaise utilisation de la langue par la médisance. Le texte ci-dessus montre qu’il ne convient pas de s’offusquer excessivement lorsque l’on parle en mal de nous, par la médisance, parce qu’à un moment ou un autre de notre vie, nous avons nous-même parlé en mal des autres. C’est un quelque sorte un prêté pour un rendu. Nous devons utiliser ce renversement de situation pour comprendre que la médisance peut causer du tort sur les autres avec les douleurs émotionnelles qui l’accompagnent.
Voici la recommandation qu’a fait le disciple Jacques concernant l’utilisation de la langue: « De la même bouche sortent bénédiction et malédiction. Il ne faut pas, mes frères, que ces choses continuent à se passer de la sorte. Une source ne fait pas jaillir le doux et l’amer par la même ouverture, n’est-ce pas ? Mes frères, un figuier ne peut pas produire des olives ni une vigne des figues, n’est-ce pas ? Une eau salée ne peut pas non plus produire de l’eau douce » (Jacques 3:10-12 ; lire tout le chapitre 3) (Méditation sur la Lettre de Jacques menant à la maturité chrétienne ).
« Tout cela, je l’ai expérimenté avec sagesse. J’ai dit: “Je veux devenir sage.” Mais cela était loin de moi. Ce qui a paru est loin et extrêmement profond. Qui peut le découvrir? Moi, je me suis retourné, mon cœur aussi, pour connaître, pour explorer et pour rechercher la sagesse et la raison des choses, et pour connaître la méchanceté de la stupidité et la sottise de la folie » (versets 23-25).
L’acquisition de la sagesse divine n’est pas facile. La sagesse est la capacité de mettre en pratique la connaissance divine et ce faisant, l’homme ou la femme, devient un sage devant Dieu et les hommes. Nous devons demander la sagesse à Dieu et faire des efforts pour l’obtenir: « Si donc l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande sans relâche à Dieu, car il donne à tous généreusement et sans faire de reproche ; et elle lui sera donnée. Mais qu’il continue à [la] demander dans la foi, sans douter du tout, car celui qui doute est semblable à une vague de la mer, poussée par le vent et ballottée. Oui, que cet homme-là ne s’imagine pas qu’il va recevoir quelque chose de Jéhovah ; c’est un homme indécis, instable dans toutes ses voies » (Jacques 1:5-8 ; lire aussi Proverbes 2:1-9) (Méditation sur le livre des Proverbes ).
Néanmoins, compte tenu du contexte général de la Bible, on se rend compte que la sagesse a une dimension céleste qui n’est pas forcément le résultat d’une connaissance acquise, mais plutôt un don divin. D’ailleurs en Proverbes 2:6 il est écrit: « Car Jéhovah lui-même donne la sagesse » (Comparer avec Exode 36:1-4 « Bezalel et Oholiab »). Si effectivement la sagesse de Dieu découle du dépôt biblique de la connaissance, de la connaissance de sa création et de son observation, par sa mise en pratique, il y a des situations qui nécessitent cet éclair céleste de la sagesse divine.
L’exemple de la décision de Salomon concernant les deux femmes qui se disputaient à propos d’un enfant le démontre (lire en 1 Rois 3:16-28). Ce récit et ainsi que sa conclusion est la démonstration que la sagesse de Dieu, n’est pas seulement la mise en pratique du dépôt de connaissance biblique, elle a une dimension céleste qui fait qu’en une fraction de seconde, sans que l’on sache comment, Dieu donne la solution qu’aucun humain sur terre aurait pensé. Cette sagesse n’est pas le résultat d’une carrière de juge qui aurait une longue expérience des délibérations judiciaires. Grâce à la sagesse divine, le jeune roi Salomon, en un éclair, a su quelle décision prendre pour délibérer entre ces deux femmes. La seule puissance de sagesse de cette décision judiciaire, inspirée par une sagesse complètement céleste, a plongé une nation entière de plusieurs millions d’habitants, dans une crainte révérencielle de ce roi qui était le représentant de l’autorité de Dieu. Et on en parle des milliers d’années après (La sagesse donnée par Dieu).
« Vois! J’ai seulement trouvé ceci: que le vrai Dieu a fait les humains droits, mais eux ont cherché beaucoup de plans” (verset 29).
L’expression « cherché beaucoup de plans » peut être traduite comme « cherché beaucoup de détours ». Après avoir fait une analyse approfondie du genre humain, le roi Salomon est parvenu à cette conclusion: si les choses vont mal, comme par exemple, l’oppression de l’homme par l’homme, décrite au chapitre 4, cela vient, non pas de Dieu qui a créé à l’origine, l’homme droit, mais plutôt de la perversion du comportement humain en général, qui complique les choses en cherchant beaucoup de détours…
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Ecclésiaste chapitre 8: « La sagesse d’un homme fait briller son visage, et même la dureté de son visage en est changée » (Ecclésiaste 8:1). L’expression de la supériorité de la sagesse est diversement exprimé dans le chapitre 8:
Qui est comme le sage? Et qui connaît l’interprétation d’une chose? La sagesse d’un homme fait briller son visage, et même la dureté de son visage en est changée.
2Je [dis]: “Garde l’ordre du roi, et cela à cause du serment de Dieu. 3Ne te hâte pas, pour que tu puisses t’en aller de devant lui. Ne te tiens pas dans une chose mauvaise. Car tout ce qu’il prend plaisir [à faire], il le fera, 4parce que la parole du roi, c’est le pouvoir; et qui peut lui dire: ‘Que fais-tu?’”
5Qui garde le commandement ne connaîtra aucune chose funeste, et le cœur sage connaîtra et le temps et le jugement. 6Car il existe un temps et un jugement pour toute affaire, parce que le malheur des humains est abondant sur eux. 7Aucun [homme], en effet, ne sait ce qui sera, car qui peut lui indiquer comment cela sera?
8Il n’y a pas d’homme qui ait pouvoir sur l’esprit pour retenir l’esprit; et il n’y a pas de pouvoir [qui puisse s’exercer] au jour de la mort; pas plus qu’il n’y a de dispense dans la guerre. Et la méchanceté ne fera pas échapper ceux qui s’y livrent.
9Tout cela, je l’ai vu, et il y a eu application de mon cœur à toute œuvre qui s’est faite sous le soleil, [durant] le temps où l’homme a dominé l’homme à son détriment. 10Mais bien qu’il en soit ainsi, j’ai vu les méchants qu’on enterrait, [j’ai vu] comment ils étaient entrés et comment ils s’en allaient du lieu saint et étaient oubliés dans la ville où ils avaient agi ainsi. Cela aussi est vanité.
11Parce que la sentence contre une œuvre mauvaise n’a pas été exécutée rapidement, voilà pourquoi le cœur des fils des hommes s’est pleinement enhardi en eux à faire le mal. 12Quoiqu’un pécheur fasse le mal cent fois et continue longtemps [d’agir] à sa guise, je sais aussi, pourtant, que cela tournera bien pour ceux qui craignent le [vrai] Dieu, parce qu’ils l’ont craint. 13Mais cela ne tournera pas bien pour le méchant, et il ne prolongera pas ses jours, qui sont comme une ombre, parce qu’il ne craint pas Dieu.
14Il existe une vanité qui se fait sur la terre: c’est qu’il existe des justes à qui arrivent [des choses] comme si c’était pour l’œuvre des méchants, et il existe des méchants à qui arrivent [des choses] comme si c’était pour l’œuvre des justes. J’ai dit que cela aussi est vanité.
15Et moi, j’ai loué la joie, parce qu’il n’y a rien de mieux pour les humains sous le soleil que de manger et de boire et de se réjouir, et que cela les accompagne dans leur dur travail durant les jours de leur vie que le [vrai] Dieu leur a donnés sous le soleil. 16Ainsi j’ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse et à voir l’occupation qui se fait sur la terre, parce qu’il y a quelqu’un qui, ni le jour ni la nuit, ne voit de ses yeux le sommeil.
17Et j’ai vu toute l’œuvre du [vrai] Dieu, [et j’ai vu] que les humains ne peuvent pas découvrir l’œuvre qui s’est faite sous le soleil; les humains ont beau travailler dur sans relâche pour chercher, ils ne trouvent pas. Et même s’ils se disaient assez sages pour savoir, ils ne pourraient pas trouver.
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« Parce que la parole du roi, c’est le pouvoir; et qui peut lui dire: ‘Que fais-tu? » (verset 4).
Comme nous lisons dans ce verset tant qu’un être humain a une autorité similaire à celle d’un roi, personne n’est en mesure de le questionner sur ses actions, par un « Que fais-tu ? ».
Ce qui est vrai pour un être humain, l’est d’autant plus pour Dieu. Le roi de Babylone, après avoir été humilié par Dieu pendant sept par une maladie mentale, après avoir repris la raison, il a exprimé la même idée: « Et à la fin des jours, moi, Neboukadnetsar, j’ai levé mes yeux vers les cieux, et mon intelligence me revenait ; j’ai béni le Très-Haut lui-même, j’ai loué et glorifié Celui qui vit pour des temps indéfinis, parce que sa domination est une domination pour des temps indéfinis et que son royaume est de génération en génération. 35 Tous les habitants de la terre sont considérés comme rien ; et il agit selon sa propre volonté parmi l’armée des cieux et les habitants de la terre. Et il n’existe personne qui puisse arrêter sa main ou qui puisse lui dire : ‘ Qu’as-tu fait ? ’ » (Daniel 4:34,35) (Le rêve de l’arbre immense abattu et son interprétation (Daniel 4)).
« Tout cela, je l’ai vu, et il y a eu application de mon cœur à toute œuvre qui s’est faite sous le soleil, [durant] le temps où l’homme a dominé l’homme à son détriment » (verset 9, lire le chapitre 4 qui décrit l’oppression de l’homme par l’homme).
Les milliers de pages des livres d’Histoire, sont là pour témoigner que les classes dirigeantes ont bien souvent fait souffrir les peuples, les ont exploités à leur dépend:
« Malheur aux bergers d’Israël qui se paissent eux-mêmes ! N’est-ce pas le troupeau que les bergers doivent faire paître ? 3 Vous mangez la graisse et vous vous revêtez de la laine. Vous abattez l’animal replet. Vous ne faites pas paître le troupeau. 4 Les [brebis] malades, vous ne les avez pas fortifiées ; celle qui était souffrante, vous ne l’avez pas guérie ; celle qui était brisée, vous ne l’avez pas bandée ; celle qui était dispersée, vous ne l’avez pas ramenée ; celle qui était perdue, vous ne l’avez pas cherchée ; mais c’est avec dureté que vous les avez tenues dans la soumission, oui avec tyrannie. 5 Et finalement elles ont été dispersées par manque de berger, si bien qu’elles sont devenues une nourriture pour toutes les bêtes sauvages des champs, et elles étaient dispersées. 6 Mes brebis erraient sur toutes les montagnes et sur toute colline élevée ; et à toute la surface de la terre mes brebis furent dispersées, sans que personne aille à [leur] recherche, sans que personne [les] cherche » (Ezéchiel 34:2-6 ; lire tout le chapitre 34) (N’oubliez jamais ce qu’ils ont fait).
« Parce que la sentence contre une œuvre mauvaise n’a pas été exécutée rapidement, voilà pourquoi le cœur des fils des hommes s’est pleinement enhardi en eux à faire le mal » (verset 11).
Les pays dont la législation est laxiste envers les délinquants, génèrent de fait, toujours plus de délinquance.
« Il existe une vanité qui se fait sur la terre: c’est qu’il existe des justes à qui arrivent des choses comme si c’était pour l’œuvre des méchants, et il existe des méchants à qui arrivent des choses comme si c’était pour l’œuvre des justes. J’ai dit que cela aussi est vanité » (verset 14)
Ce verset est très ressemblant à celui du chapitre 7: « J’ai tout vu pendant mes jours de vanité. Il existe [tel] juste qui périt dans sa justice, et il existe tel méchant qui dure longtemps dans sa méchanceté » (Ecclésiaste 7:15).
La condition humaine absurde dans laquelle vit l’homme, créé des situations surréalistes, les justes qui meurent prématurément à cause de leur justice, et des méchants qui se débrouillent à vivre longtemps. Des justes qui ont souffert d’une mort horrible dans des camps de travail forcé ou de concentration pour ne pas transiger avec leur conscience, tandis que des tortionnaires meurent douillettement dans leur lit, d’une belle vieillesse. Parfois, la vision des choses est complètement inversée, faisant passer le juste pour méchant, et le méchant pour juste, par inversion accusatoire et aussi par inversion des valeurs (Lire Esaïe 5:20). C’est une autre expression révoltante de l’absurdité actuelle de la condition humaine (Lire Habacuc 1:2-4) (Pourquoi Dieu a-t-il permis la souffrance et la méchanceté).
« Et j’ai vu toute l’œuvre du vrai Dieu, et j’ai vu que les humains ne peuvent pas découvrir l’œuvre qui s’est faite sous le soleil ; les humains ont beau travailler dur sans relâche pour chercher, ils ne trouvent pas. Et même s’ils se disaient assez sages pour savoir, ils ne pourraient pas trouver » (verset 17).
Le grand savoir, créé une sensation inverse, c’est-à-dire, que l’on ne sait pas grand-chose. Plus on cherche ou que l’on étudie un sujet, plus il y a d’autres portes de recherches qui s’ouvrent, ce qui donne au chercheur, la sensation qu’il n’a pas trouvé grand-chose.
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Ecclésiaste chapitre 9: c’est le thème de la fin de la vie, mais aussi du hasard des événements imprévus qui peut faire basculer l’existence:
Car j’ai pris tout ceci à cœur, oui pour scruter tout ceci: que les justes et les sages et leurs œuvres sont dans la main du [vrai] Dieu. Les humains ne se rendent compte ni de l’amour ni de la haine qui furent tous avant eux. 2Tous sont pareils en ce qu’ils ont tous. Il y a une même fin pour le juste et pour le méchant, pour le bon et pour le pur et pour l’impur, pour celui qui sacrifie et pour celui qui ne sacrifie pas. Le bon est comme le pécheur; celui qui jure comme celui qui a eu peur du serment. 3Voici ce qui est funeste dans tout ce qui s’est fait sous le soleil: c’est que, parce qu’il y a une même fin pour tous, le cœur des fils des hommes est aussi plein de mal; et il y a de la folie dans leur cœur pendant leur vie; après quoi — chez les morts!
4Pour celui, en effet, qui est lié à tous les vivants il existe de la confiance, car chien vivant est en meilleure situation que lion mort. 5En effet les vivants savent qu’ils mourront; mais les morts, eux, ne savent rien, et ils n’ont plus de salaire, car leur souvenir est bel et bien oublié. 6De plus, leur amour et leur haine et leur jalousie ont déjà péri, et ils n’ont plus — pour des temps indéfinis — de part à quoi que ce soit qui doit se faire sous le soleil.
7Va, mange ta nourriture avec joie et bois ton vin d’un cœur bon, car déjà le [vrai] Dieu a pris plaisir à tes œuvres. 8Qu’en toute circonstance tes vêtements soient blancs, et que l’huile ne manque pas sur ta tête. 9Vois la vie avec la femme que tu aimes, durant tous les jours de ta vie de vanité qu’Il t’a donnée sous le soleil, durant tous les jours de ta vanité, car c’est là ta part dans la vie et dans ton dur travail par quoi tu travailles dur sous le soleil. 10Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le avec ta force, car il n’y a ni œuvre, ni plan, ni connaissance, ni sagesse dans le shéol, le lieu où tu vas.
11Je suis retourné pour voir sous le soleil que la course n’est pas aux hommes rapides, ni la bataille aux hommes forts, et non plus la nourriture aux sages, et non plus la richesse aux intelligents, ni même la faveur à ceux qui ont de la connaissance, car temps et événement imprévu leur arrivent à tous. 12Car l’homme non plus ne connaît pas son temps. Comme les poissons qui sont pris au filet mauvais, et comme les oiseaux qui sont pris au piège, ainsi les fils des hommes sont attrapés en un temps funeste, quand il tombe sur eux tout à coup.
13J’ai vu aussi ceci concernant la sagesse sous le soleil — et elle a été grande pour moi: 14il y avait une petite ville, et les hommes en elle étaient peu nombreux; vers elle est venu un grand roi, il l’a cernée et a bâti contre elle de grandes forteresses. 15Et il s’y trouvait un homme, indigent [mais] sage, et celui-ci fit échapper la ville par sa sagesse. Mais personne ne s’est souvenu de cet homme indigent. 16Et moi, j’ai dit: “La sagesse vaut mieux que la force; cependant la sagesse de l’indigent est méprisée, et ses paroles ne sont pas écoutées.”
17Les paroles des sages [exprimées] avec calme doivent être entendues plus que le cri de quelqu’un qui domine parmi les stupides.
18La sagesse vaut mieux que des engins de combat, et un seul pécheur peut détruire beaucoup de bien.
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« Voici ce qui est funeste dans tout ce qui s’est fait sous le soleil: c’est que, parce qu’il y a une même fin pour tous, le cœur des fils des hommes est aussi plein de mal; et il y a de la folie dans leur cœur pendant leur vie; après quoi — chez les morts! » (verset 3).
Ce texte semble indiquer que le désespoir et le manque d’espérance concernant l’actuelle condition humaine menant inexorablement à la mort, conduit à un comportement destructeur, à commettre le mal, à verser dans la folie, dans des comportements hédonistes (Carpe Diem), un consumérisme dépouillé de toute forme de spiritualité (particulièrement dans les sociétés occidentales).
L’apôtre Paul a résumé ce genre de comportement sans espérance de la résurrection, par une phrase: « Si les morts ne doivent pas être relevés, “Mangeons et buvons, car demain il nous faudra mourir » » (1 Corinthiens 15:32) (La signification des résurrections opérées par Jésus-Christ (Jean 11:30-44)).
« En effet les vivants savent qu’ils mourront ; mais les morts, eux, ne savent rien, et ils n’ont plus de salaire, car leur souvenir est bel et bien oublié. (…) Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le avec ta force, car il n’y a ni œuvre, ni plan, ni connaissance, ni sagesse dans le shéol, le lieu où tu vas » (versets 5,10).
Arrêtons-nous sur le thème de la condition des morts. Dans l’examen du chapitre 3:19-21, le constat est clair, la mort est le contraire de la vie. Cette idée est répétée dans le chapitre 9. Cependant, que dire de nombreux témoignages qui sembleraient dire le contraire ?
Effectivement, la Bible mentionne que des humains pourraient « interroger les morts » (Deutéronome 18:9-13). Cependant, cette pratique, d’interroger les morts est, selon le contexte de Deutéronome 18, classifiée comme étant occulte, c’est-à-dire en lien avec la relation directe avec les démons, ou les anges rebelles. De sorte que la Bible désigne clairement les promoteurs de ce mensonge faisant passer la mort comme une étape menant à une autre vie, qui sont Satan le diable et les démons. Ce sont des imposteurs démoniaques qui se font passer pour les défunts qui parleraient ou rentreraient en contact avec les vivants. Le deuxième témoignage, de cette pratique d’interroger les morts avec l’occultisme, est celui du roi Saül, qui a cherché à rentrer en contact avec le mort « Samuel », par l’intermédiaire d’une femme médium spirite (1 Samuel 28:3,11) (La vie, la mort, la deuxième mort, le lac de feu et la géhenne de feu).
« Je suis retourné pour voir sous le soleil que la course n’est pas aux hommes rapides, ni la bataille aux hommes forts, et non plus la nourriture aux sages, et non plus la richesse aux intelligents, ni même la faveur à ceux qui ont de la connaissance, car temps et événement imprévu leur arrivent à tous » (verset 11).
Les souffrances peuvent être le résultat de « temps et évènements imprévus » qui font que la personne est au mauvais endroit au mauvais moment. À aucun moment Jésus-Christ n’a laissé entendre que les victimes d’accidents ou de catastrophes naturelles auraient plus péché que d’autres, ni même que Dieu provoque de tels évènements pour punir les pécheurs. Que ce soit, les maladies, les accidents ou les catastrophes naturelles, ce n’est pas Dieu qui les provoque et ceux qui en sont victimes n’ont pas plus péché que d’autres (Dieu nous protège-t-il? ).
« J’ai vu aussi ceci concernant la sagesse sous le soleil — et elle a été grande pour moi: 14il y avait une petite ville, et les hommes en elle étaient peu nombreux; vers elle est venu un grand roi, il l’a cernée et a bâti contre elle de grandes forteresses. 15Et il s’y trouvait un homme, indigent [mais] sage, et celui-ci fit échapper la ville par sa sagesse. Mais personne ne s’est souvenu de cet homme indigent. 16Et moi, j’ai dit: “La sagesse vaut mieux que la force; cependant la sagesse de l’indigent est méprisée, et ses paroles ne sont pas écoutées » (versets 13-16).
On ne sait pas si le roi Salomon utilisa une simple allégorie ou un fait historique pour illustrer son constat. Cette situation, montrant que la sagesse de l’indigent est méprisée et ses paroles non écoutées, trouve sa résonance dans le récit des Évangiles en la personne même de Jésus-Christ. En une certaine circonstance il a enseigné dans la ville où il avait grandi, à Nazareth. Alors que les habitants constataient effectivement sa grande sagesse et pouvaient voir ses œuvres de puissance, voici ce que relate le récit des évangiles:
« Or, quand Jésus eut achevé [de donner] ces exemples, il partit de là. 54 Et après être venu dans son propre pays, il se mit à les enseigner dans leur synagogue, si bien qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : “ D’où cet homme tient-il cette sagesse et ces œuvres de puissance ? 55 N’est-ce pas là le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s’appelle pas Marie, et ses frères Jacques, et Joseph, et Simon, et Judas ? 56 Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D’où cet homme tient-il donc tout cela ? ” 57 Et ils trébuchaient à cause de lui. Mais Jésus leur dit : “ Un prophète n’est sans honneur que dans son propre pays et dans sa maison. ” 58 Et il ne fit pas là beaucoup d’œuvres de puissance, à cause de leur manque de foi » (Matthieu 13:53-58).
Les habitants de cette ville s’étonnaient qu’un homme issu d’une famille modeste, n’ayant pas fait des études théologiques auprès des rabbins à Jérusalem et ayant travaillé auprès de son père comme charpentier, puisse avoir une telle sagesse. En la circonstance, il n’a pas été honoré comme un grand homme ; il n’a pas été pris au sérieux.
Jésus-Christ a montré que la sagesse se voit par ses résultats concrets, et ce, malgré le mépris de ceux qui jugent sur les apparences et qui ne désirent pas en tenir compte:
« À qui comparerai-je cette génération ? Elle est semblable à des petits enfants assis sur les places de marché, qui interpellent leurs camarades de jeux, 17 en disant : ‘ Nous vous avons joué de la flûte, mais vous n’avez pas dansé ; nous nous sommes lamentés, mais vous ne vous êtes pas frappé la poitrine de chagrin. ’ 18 Pareillement, Jean est venu ne mangeant ni ne buvant, pourtant on dit : ‘ Il a un démon ’ ; 19 le Fils de l’homme est venu mangeant et buvant, cependant on dit : ‘ Voyez ! Un homme glouton et buveur de vin, un ami des collecteurs d’impôts et des pécheurs. ’ Cependant, la sagesse se révèle juste par ses œuvres » (Matthieu 11:16-19).
Le constat actuel est le suivant: on demande très rarement le point de vue d’un homme indigent, même s’il est très sage. Par contre, on voit des personnes très riches, bien souvent sans instruction, voire parfois stupides, à qui l’on demande d’exprimer leur point de vue, jusqu’à donner des conseils à la population. Il y a un proverbe qui illustre bien cette situation aberrante: dans le royaume des aveugles, le borgne est roi (La sagesse donnée par Dieu).
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Ecclésiaste chapitre 10: c’est une série de sentences proverbiales, dont on fera ressortir quelques points intéressants:
Des mouches mortes, voilà ce qui rend puante [et] qui fait jaillir l’huile du confectionneur d’onguents. [Tel est l’effet d’]un peu de sottise [sur] quelqu’un qui est précieux par la sagesse et par la gloire.
2Le cœur du sage est à sa droite, mais le cœur du stupide est à sa gauche. 3De plus, dans quelque chemin que marche le sot, son cœur fait défaut, et vraiment il dit à chacun qu’il est sot.
4Si l’esprit d’un chef s’élève contre toi, ne quitte pas ton lieu, car le calme apaise de grands péchés.
5Il existe une chose funeste que j’ai vue sous le soleil, comme lorsque sort une erreur à cause de celui qui est au pouvoir: 6la sottise a été placée à de nombreux postes élevés, mais les riches demeurent dans une basse condition.
7J’ai vu des serviteurs sur des chevaux, mais des princes marchant sur la terre comme des serviteurs.
8Qui creuse une fosse y tombera; et qui fait une brèche dans un mur de pierres, un serpent le mordra.
9Qui extrait des pierres se fera mal avec. Qui fend des bûches devra faire attention à elles.
10Si un outil de fer s’est émoussé et que quelqu’un n’en ait pas aiguisé le tranchant, alors il concentrera ses énergies vitales. User de sagesse afin de réussir est donc un avantage.
11Si le serpent mord lorsque le charme n’opère pas, alors il n’y a pas d’avantage pour celui qui recourt à la langue.
12Les paroles de la bouche du sage signifient faveur, mais les lèvres du stupide l’engloutissent. 13Le début des paroles de sa bouche est sottise, et la fin de sa bouche, par la suite, est folie funeste. 14Et le sot multiplie les paroles.
L’homme ne sait pas ce qui sera; et ce qui sera après lui, qui pourra le lui indiquer?
15Le dur travail des stupides les lasse, car aucun n’a su comment aller à la ville.
16Que deviendras-tu, ô pays, quand ton roi est un garçon et que tes princes ne cessent de manger, même au matin? 17Heureux es-tu, ô pays, lorsque ton roi est le fils de nobles et que tes princes mangent en temps voulu, pour la force, [et] non pour boire.
18Par suite d’une grande paresse, la charpente s’affaisse, et parce qu’on baisse les mains, la maison fait eau.
19Le pain est pour le rire des travailleurs, et le vin réjouit la vie; mais l’argent répond à tout.
20Même dans ta chambre à coucher n’appelle pas le mal sur le roi, et dans les chambres intérieures, là où tu t’allonges, n’appelle pas le mal sur un riche; car une créature volante des cieux transmettra le son, et ce qui possède des ailes fera connaître la chose.
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« Le cœur du sage est à sa droite, mais le cœur du stupide est à sa gauche. De plus, dans quelque chemin que marche le sot, son cœur fait défaut, et vraiment il dit à chacun qu’il est sot » (versets 2,3).
Cette déclaration est une aberration sur le plan anatomique, étant donné que le cœur d’un être humain se situe à gauche et non à droite. Il est donc évident que le sens de ce proverbe est symbolique.
Le verset 3, semble préciser le sens du verset 2. Le cœur, la droite et la gauche sont à prendre sur un plan symbolique. Le cœur symbolise, dans ce contexte, la capacité de prendre de bonnes ou de mauvaises décisions. « Son cœur fait défaut » signifie qu’il manque de discernement, de bon jugement. Son cœur symbolique n’agit pas comme une boussole fiable pour donner la bonne direction à prendre.
La gauche semble symboliser la stupidité ou la maladresse. Généralement, les humains sont droitiers, et la droite peut signifier ce qui est accompli avec habileté et sagesse. Par exemple, dans le livre des Juges, il est mentionné que le juge Ehud était gaucher, ce qui démontre que le fait était suffisamment rare pour être mentionné (Juges 3:15).
Néanmoins, plus généralement, si l’on n’est pas gaucher ou ambidextre, les choses accomplies avec la main gauche peuvent être faites maladroitement. Dans un autre contexte biblique, Jésus-Christ a symbolisé la droite par l’approbation et la gauche par la position de désapprobation, dans l’illustration des brebis et des chèvres (Matthieu 25:31-46). Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est décrit comme étant à la droite du Père céleste (Psaumes 110:1 ; Actes 2:33).
« J’ai vu des serviteurs sur des chevaux, mais des princes marchant sur la terre comme des serviteurs » (verset 7).
Souvent, dans ce système de choses, il peut avoir une inversion des valeurs (Esaïe 5:20). Un humain intègre, avec une certaine noblesse de sentiment, comme un prince, peut être traité comme un simple serviteur et avec mépris, tandis que des humains seulement capables d’être serviteurs, occupent parfois un haut rang et sont vus comme des princes. C’est un peu la répétition, sous une autre forme, de ce que l’on peut lire en Ecclésiaste 7:15et 8:14.
« Si un outil de fer s’est émoussé et que quelqu’un n’en ait pas aiguisé le tranchant, alors il concentrera ses énergies vitales. User de sagesse afin de réussir est donc un avantage » (verset 10).
C’est une illustration de la sagesse pratique. Lorsqu’un bucheron entreprend de couper un arbre, il aiguisera sa hache, ainsi, il utilisera non seulement son énergie vitale, mais aussi son intelligence qui lui permettra d’utiliser son outil plus efficacement. S’il doit couper un gros arbre à côté d’une maison, il ne se concentrera pas seulement d’utiliser son énergie vitale sans réfléchir, mais il devra faire en sorte que l’arbre tombe au bon endroit et par conséquent, il devra choisir l’endroit précis pour couper le tronc de façon à ce que l’arbre ne tombe par sur la maison… L’énergie vitale du bûcheron doit-être associée à l’intelligence, la sagesse pratique et à un savoir-faire. Cela est vrai dans tous les métiers…
« Même dans ta chambre à coucher n’appelle pas le mal sur le roi, et dans les chambres intérieures, là où tu t’allonges, n’appelle pas le mal sur un riche ; car une créature volante des cieux transmettra le son, et ce qui possède des ailes fera connaître la chose » (verset 20).
Dans la plupart des cas, les choses confidentielles, avec le temps, finissent par se savoir et c’est ce qu’a dit Jésus-Christ: « Car il n’y a rien de caché qui ne devienne manifeste, ni rien de soigneusement dissimulé qui ne vienne jamais à être connu et ne paraisse jamais au grand jour » (Luc 8:17).
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Ecclésiaste chapitre 11: c’est le thème général de ce chapitre qui illustre le fait que la persévérance est souvent récompensé, il suffit d’être endurant et patient:
Lance ton pain sur la surface des eaux, car au cours de nombreux jours tu le retrouveras. 2Donne une part à sept, ou même à huit, car tu ne sais pas quel malheur arrivera sur la terre.
3Si les nuages sont remplis [d’eau], ils vident une pluie torrentielle sur la terre; et si un arbre tombe au sud ou au nord, à l’endroit où l’arbre tombe, là il sera.
4Qui observe le vent ne sèmera pas; et qui regarde les nuages ne moissonnera pas.
5De même que tu ne sais pas quel est le chemin de l’esprit dans les os dans le ventre de celle qui est enceinte, de même tu ne connais pas l’œuvre du [vrai] Dieu, qui fait toutes choses.
6Au matin sème ta semence et jusqu’au soir ne laisse pas reposer ta main; car tu ne sais pas où ceci réussira, ici ou là, ou si tous les deux seront également bons.
7Oui, la lumière est douce, et il est bon pour les yeux de voir le soleil; 8car si un homme vit de nombreuses années, qu’il se réjouisse en toutes. Et qu’il se souvienne des jours de ténèbres, bien qu’ils puissent être nombreux; chaque [jour] qui est venu est vanité.
9Réjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse, et que ton cœur te fasse du bien aux jours de ton adolescence, et marche dans les voies de ton cœur et dans les choses que voient tes yeux. Mais sache que pour tout cela le [vrai] Dieu te fera venir en jugement. 10Éloigne donc de ton cœur le dépit et écarte de ta chair le malheur, car jeunesse et printemps de la vie sont vanité.
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« Lance ton pain sur la surface des eaux, car au cours de nombreux jours tu le retrouveras » (verset 1)
Ce texte montre que l’on peut récolter les fruits de nos bonnes actions devant Dieu et les hommes, seulement « de nombreux jours » après. Il y a l’exemple d’un certain Mardochée (dans le récit historique du livre d’Esther) qui avait déjoué une conspiration contre le roi perse Assuérus (Xerxès Ier) (Esther 2:21-23). Bien que cette bonne action ait été mentionnée dans les récits historiques du royaume, elle a été archivée et complétement oubliée. Finalement, ce n’est que bien plus tard que Mardochée a été récompensé par le roi, pour sa bonne action (Esther chapitre 6).
De plus Jésus-Christ a bien mentionné que ce qui compte c’est d’agir bien, même dans le secret, devant Dieu, et il nous le rendra peut-être rapidement ou « de nombreux jours » plus tard:
« Prenez bien garde de ne pas pratiquer votre justice devant les hommes, pour être remarqués par eux ; autrement vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. 2 Quand donc tu fais des dons de miséricorde, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les hommes. Vraiment, je vous le dis : Ils ont déjà leur pleine récompense. 3 Mais toi, quand tu fais des dons de miséricorde, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, 4 afin que tes dons de miséricorde se fassent en secret ; alors ton Père qui regarde dans le secret te le rendra » (Matthieu 6:1-4) (L’enseignement de Jésus-Christ qui mène à la maturité spirituelle ).
« Donne une part à sept, ou même à huit, car tu ne sais pas quel malheur arrivera sur la terre » (verset 2).
Il semblerait que Jésus-Christ ait illustré cette idée dans la parabole sur l’utilisation des richesses injustes, à savoir de les utiliser pour se faire des amis en prévision de jours difficiles. Bien évidemment l’amitié la plus importante est celle avec le Père Céleste:
« Et il disait aussi aux disciples : “ Un certain homme était riche et il avait un intendant ; et celui-ci a été accusé auprès de lui comme gaspillant ses biens. 2 Il l’a alors appelé et lui a dit : ‘ Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Remets le rapport de ta gestion, car tu ne pourras plus gérer la maison. ’ 3 Alors l’intendant s’est dit : ‘ Qu’est-ce que je dois faire, puisque mon maître va me retirer la gestion ? Je ne suis pas assez fort pour bêcher, j’ai honte de mendier. 4 Ah ! je sais ce que je vais faire, afin que, lorsque j’aurai été relevé de cette gestion, des gens me reçoivent chez eux. ’ 5 Et appelant à lui chacun des débiteurs de son maître, il a alors dit au premier : ‘ Combien dois-tu à mon maître ? ’ 6 Celui-ci a dit : ‘ Cent baths d’huile d’olive. ’ Il lui a dit : ‘ Reprends ton contrat, assieds-toi et écris vite cinquante. ’ 7 Ensuite il a dit à un autre : ‘ Et toi, combien dois-tu ? ’ Celui-ci a dit : ‘ Cent kors de blé. ’ Il lui a dit : ‘ Reprends ton contrat et écris quatre-vingts. ’ 8 Et son maître a loué l’intendant, bien qu’injuste, parce qu’il avait agi avec sagesse pratique ; car les fils de ce système de choses-ci sont plus sages de façon pratique à l’égard de leur propre génération que les fils de la lumière.
9 “ De plus, moi je vous dis : Faites-vous des amis au moyen des richesses injustes, afin que, lorsqu’elles disparaîtront, ils vous reçoivent dans les demeures éternelles. 10 Celui qui est fidèle dans ce qui est tout petit est fidèle aussi dans ce qui est beaucoup, et celui qui est injuste dans ce qui est tout petit est injuste aussi dans ce qui est beaucoup. 11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour les richesses injustes, qui vous confiera le [bien] véritable ? 12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour ce qui est à un autre, qui vous donnera ce qui est pour vous ? 13 Aucun domestique ne peut être esclave de deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez être esclaves de Dieu et de la Richesse » (Luc 16:1-13).
Par cette illustration, Jésus-Christ montre que si nous sommes riches, nous devons utiliser cette richesse pour gagner l’amitié de Dieu, en l’utilisant pour le bien d’autrui.
« Qui observe le vent ne sèmera pas; et qui regarde les nuages ne moissonnera pas » (verset 4).
Celui qui est constamment en train d’examiner une situation avant d’agir, semble manifester une peur maladive de l’échec. Il est important de savoir prendre des risques et de sortir de sa zone de confort, lorsqu’on entreprend un projet, sans attendre constamment que toutes les conditions soient réunies, pour finalement passer à l’action. Si quelqu’un est dans la disposition d’esprit du risque zéro, en fin de compte, il ne fera pas grand-chose dans la vie, « qui regarde les nuages ne moissonnera pas ».
« Au matin sème ta semence et jusqu’au soir ne laisse pas reposer ta main; car tu ne sais pas où ceci réussira, ici ou là, ou si tous les deux seront également bons » (verset 6).
La vertu de la persévérance a été soulignée par Jésus-Christ, dans le Sermon sur la Montagne:
« Continuez à demander, et on vous donnera ; continuez à chercher, et vous trouverez ; continuez à frapper, et on vous ouvrira. 8 Car tout homme qui demande reçoit, et tout homme qui cherche trouve, et à tout homme qui frappe on ouvrira. 9 Oui, quel est l’homme d’entre vous à qui son fils demande du pain — il ne lui remettra pas une pierre, n’est-ce pas ? 10 Ou peut-être demandera-t-il un poisson — il ne lui remettra pas un serpent, n’est-ce pas ? 11 Si donc vous, bien que vous soyez méchants, vous savez donner des dons qui sont bons à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui le lui demandent ! » (Matthieu 7:7-11).
Le contexte de la recommandation du livre de l’Ecclésiaste est la persévérance dans l’action, tandis que Jésus-Christ mentionna la persévérance dans l’action et la pétition par la prière auprès du Père Céleste.
« Réjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse, et que ton cœur te fasse du bien aux jours de ton adolescence, et marche dans les voies de ton cœur et dans les choses que voient tes yeux. Mais sache que pour tout cela le vrai Dieu te fera venir en jugement. Éloigne donc de ton cœur le dépit et écarte de ta chair le malheur, car jeunesse et printemps de la vie sont vanité » (versets 9,10).
Les derniers versets du chapitre 11, constituent un paragraphe de transition ou une introduction qui aurait bien pu faire partie du début du chapitre 12, qui est la conclusion générale de l’ensemble du livre de l’Ecclésiaste. La recommandation principale est que les hommes et les femmes doivent profiter de leur jeunesse pour être heureux, tout en faisant attention de ne pas avoir un comportement destructeur et condamnable du point de vue de Dieu. Il convient que les jeunes ne tombent pas dans des pratiques qui pourraient leur être préjudiciables, causer leur malheur et compromettre leurs projets de vie.
Quoiqu’il en soit Dieu réclamera des comptes tant aux jeunes, qu’aux adultes: « Ainsi donc, chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même » (Romains 14:12). Quand il est écrit que la jeunesse et printemps de la vie sont vanité, cela veut dire que cette période passe très vite, qu’elle est fugace et qu’elle n’est qu’une période transitoire menant à l’âge adulte.
Cette introduction au chapitre 12 est très bien résumée par ce qui est écrit dans la lettre à Timothée: « Car l’exercice corporel est utile à peu de chose, mais l’attachement à Dieu est utile à toutes choses puisqu’il a la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir » (1 Timothée 4:8). Il est normal de se soucier de son apparence physique et de se maintenir en forme, néanmoins, il convient d’accorder de l’attention à la spiritualité, à sa relation avec le Père Céleste. C’est le message de conclusion du chapitre 12.
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Ecclésiaste chapitre 12: c’est la conclusion poétique du livre de l’Ecclésiaste qui encourage à profiter de notre existence relativement brève pour servir Dieu. Il convient de profiter de la jeunesse, des capacités physiques, mentales et spirituelles, pour les mettre aux service de notre Créateur, qui a la capacité de nous restituer la vie, en nous accordant la vie éternelle:
« Souviens-toi donc de ton Grand Créateur aux jours de ton adolescence, avant que commencent à venir les jours funestes, ou que soient arrivées les années où tu diras : “ Je n’y ai aucun plaisir ” ; 2 avant que s’obscurcissent le soleil et la lumière, et la lune et les étoiles, et que les nuages soient revenus, puis la pluie torrentielle ; 3 au jour où tremblent les gardiens de la maison, où se sont courbés les hommes [pleins] d’énergie vitale, où ont cessé de travailler les femmes chargées de moudre, parce qu’elles sont devenues peu nombreuses, [au jour] où, aux fenêtres, les dames qui voient ont trouvé qu’il fait sombre ; 4 où se sont fermés les battants [qui donnent] sur la rue, quand baisse le bruit du moulin, et qu’on se lève au son de l’oiseau, et que toutes les filles du chant semblent avoir la voix basse. 5 De plus, on a commencé à avoir peur de ce qui est haut, et il y a des terreurs sur le chemin. Et l’amandier est en fleurs, et la sauterelle se traîne, et la câpre éclate, car l’homme s’en va vers sa maison de longue durée, et ceux qui font la lamentation ont tourné dans la rue ; 6 avant que soit enlevé le cordon d’argent, et que s’écrase le bol d’or, et que la jarre, à la source, se brise, et que la roue pour la citerne se soit écrasée. 7 Alors la poussière retourne à la terre comme elle était, et l’esprit retourne au [vrai] Dieu qui l’a donné.
8 “ La plus grande des vanités ! a dit le rassembleur, tout est vanité. ”
9 Outre que le rassembleur était devenu un sage, il a encore enseigné la connaissance au peuple, continuellement ; il a pesé et scruté, pour mettre en ordre beaucoup de proverbes. 10 Le rassembleur s’est efforcé de trouver les paroles délicieuses et comment écrire des paroles de vérité qui soient exactes.
11 Les paroles des sages sont comme des aiguillons, et comme des clous plantés, ceux qui composent des recueils [de sentences] ; ils ont été donnés de la part d’un seul berger. 12 Quant à ce qui est en plus de ceux-ci, mon fils, tiens compte de l’avertissement : à faire beaucoup de livres il n’y a pas de fin, et se consacrer beaucoup [à eux] est une fatigue pour la chair.
13 La conclusion de la chose, tout ayant été entendu : Crains le [vrai] Dieu et garde ses commandements. Car c’est là toute [l’obligation] de l’homme. 14 Car le [vrai] Dieu lui-même fera venir toute sorte d’œuvre en jugement, concernant toute chose cachée, [pour savoir] si elle est bonne ou mauvaise » (Ecclésiaste chapitre 12).
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Dans ce chapitre, il y a une description métaphorique des phénomènes liés à la vieillesse, moment où l’on a plus aucun plaisir (verset 1). Le moment où l’on perd progressivement la vue (verset 2), où les mains tremblent, le dos se courbe, les dents tombent, les yeux perdent leur acuité visuelle (verset 3), la perte progressive de l’audition (verset 4), les pertes d’équilibre, le blanchissement des cheveux, la perte d’agilité des jambes, qui le mènent progressivement à la destination finale, la tombe (verset 5-7). Ce qui fait que le thème du début (Ecclésiaste 1:2), est répété: « La plus grande des vanités ! a dit le rassembleur, tout est vanité » (Ecclésiaste 12:8). Par conséquent, voici la conclusion qui permet de comprendre quel devrait être le choix d’un humain qui désirerait donner un sens véritable à sa vie:
« La conclusion de la chose, tout ayant été entendu : Crains le [vrai] Dieu et garde ses commandements. Car c’est là toute l’obligation de l’homme. 14 Car le [vrai] Dieu lui-même fera venir toute sorte d’œuvre en jugement, concernant toute chose cachée, [pour savoir] si elle est bonne ou mauvaise » (Ecclésiaste 12:13,14).
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L’homme spirituel et l’homme physique
Lire et comprendre la Bible (Psaumes 1:2,3)
Table des matières du site yomelijah.fr
Tout en lisant la Bible chaque jour, cette table des matières contient des articles bibliques instructifs (Veuillez cliquer sur le lien ci-dessus afin de la consulter, s’il vous plait)…
Liste (en anglais) des plus de soixante-dix langues, avec six articles bibliques importants, écrits dans chacune de ces langues…
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